Par­fum de pi­rate au jar­din…

■ Béa­trice Mar­tin, ven­dre­di, à 20 h 30 sur la scène de la Coo­pé

La Montagne (Clermont-Limagne) - - Si On Sortait - Ju­lien Do­don

Coeur de Pi­rate vient pré­sen­ter, en live, son opus En cas de tem­pête le jar­din se­ra fer­mé. Ven­dre­di à 20 h 30.

Coeur de pi­rate est de re­tour, elle est at­ten­due ce ven­dre­di à Cler­mont. L’oc­ca­sion de dé­cou­vrir en live son al­bum En cas de tem­pête le jar­din se­ra fer­mé, un al­bum à tra­vers le­quel Béa­trice Mar­tin a choi­si d’évo­quer les pleins et dé­liés ; les hauts, les très hauts, les bas et très bas d’une vie de femme et d’ar­tiste de presque trente ans.

■ Vous ve­nez de « faire » l’Olym­pia, c’était co­ol ?

« C’était même gé­nial l’Olym­pia. Je suis re­mon­tée sur scène de­puis, la tour­née conti­nue. »

■ Comment vit-il, cet al­bum, sur scène et comment le vi­vez-vous sa­chant que vous l’évo­quez comme une thé­ra­pie et qu’il a failli ne pas voir le jour. « Je le vis très bien. C’est à mon sens un très bon “com­plé­ment” du spec­tacle que je pré­sente sur cette tour­née. C’est cer­tain que c’est un al­bum que je ne pen­sais pas sor­tir et…, me re­trou­ver à le jouer de­vant le pu­blic fi­na­le­ment, ça m’aide à me ré­ap­pro­prier les évé­ne­ments qui me sont ar­ri­vés. J’ai vou­lu jus­te­ment faire face à mes dé­mons et aux trucs qui me trot­taient dans la tête de­puis un mo­ment. »

■ C’est une sorte de thé­ra­pie de groupe du coup…

« Moi je trouve qu’il n’y a rien de plus puis­sant que de se ré­ap­pro­prier des évé­ne­ments ; c’est une fa­çon de pas­ser à autre chose, c’est plu­tôt in­té­res­sant. Je trouve que c’est co­ol de sa­voir qu’il y a des gens qui ont vé­cu les mêmes choses que moi… D’une cer­taine fa­çon, on va mieux en­semble, voi­là. »

■ En cas de tem­pête…

« C’est ce qui était mar­qué sur les squares à Pa­ris avant… Je trou­vais ça très beau […] L’al­bum évoque des choses dont je n’ai ja­mais vou­lu par­ler car j’avais peur d’être ju­gée. Donc le titre, c’est un peu comme un aver­tis­se­ment, si le monde ex­té­rieur s’écroule, il ne faut jus­te­ment pas se re­fer­mer… mais s’ou­vrir aux autres. »

■ Cet al­bum et cette tour­née cé­lèbrent éga­le­ment dix ans de chan­son. « Oui. Dé­jà. Ça fait drôle. J’ai dé­mar­ré j’avais 18­19 ans. Tu vis des trucs as­sez fous…, et je n’ai pas ar­rê­té de tra­vailler. Même si j’ai abor­dé plein de choses dif­fé­rentes, ce qui reste c’est le pu­blic et je suis contente de voir qu’il me suit et que je suis en­core là au­jour­ d’hui. Je suis contente d’avoir réus­si à évo­luer, c’est beau­coup de tra­vail… »

■ Vous pen­sez à quoi lorsque vous ar­ri­vez sur scène, tous les soirs ? « En fait, je vois le pu­blic chan­ger avec les an­nées. La plu­part des spec­ta­teurs ont gran­di avec moi, donc la fa­çon d’écou­ter a chan­gé au fil des ans ; on peut conver­ser au­tre­ment au­jourd’hui. Pour ré­pondre à la ques­tion : quand j’ar­rive sur scène, je sais que je vais vivre un mo­ment pri­vi­lé­gié… » ■ Que n’a-t-on dit et qui se­rait es­sen­tiel ? « Je crois que c’est la qua­trième fois que je viens à la Co­opé­ra­tive de mai… J’adore cette salle, elle est my­thique… Je me sou­viens de Co­coon, on en par­lait… Le pu­blic est top, j’ai hâte de vous re­trou­ver en­core une fois. » ■

PHO­TO MAXYME G. DELISLE

ELLE AR­RIVE. Béa­tr­rice Mar­tin aka Coeur de Pi­rate.

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