Lo­pe­te­gui : chant du dé­part ou cri de ré­volte ?

■ L’en­traî­neur du Real sur la sel­lette avant le match contre Pl­zen, ce soir

La Montagne (Clermont-Limagne) - - Sports -

Un en­traî­neur en sur­sis : cer­né par les ru­meurs de ren­voi, Ju­len Lo­pe­te­gui vit des heures sombres sur le banc du Real Ma­drid. Peu­têtre les der­nières, à moins d’un sur­saut, ce soir (21 heures), face au mo­deste Vik­to­ria Pl­zen en Ligue des cham­pions.

« Si vous êtes ve­nus voir un en­traî­neur abat­tu et ef­fon­dré, vous vous êtes trom­pés d’en­droit » : ap­pa­ru hier en confé­rence de presse un peu plus com­ba­tif que ces der­niers jours, Lo­pe­te­gui sait néan­moins que son ave­nir s’écrit en poin­tillés après une sé­rie noire de cinq matchs sans suc­cès, dont quatre dé­faites.

Les mé­dias es­pa­gnols jugent que son li­mo­geage n’est qu’une ques­tion de temps. Ce pour­rait être après Pl­zen, après le cla­si­co de Li­ga di­manche à Bar­ce­lone, ou au mieux à la fin de cette sai­son de tran­si­tion post­Zi­dane et post­Ro­nal­do, mal­gré un contrat pa­ra­phé jus­qu’en 2021 cet été.

« Je se­rai en­core l’en­traî­neur de­main », s’est ras­su­ré le tech­ni­cien basque (52 ans) avant ce match eu­ro­péen dé­jà cru­cial en vue de la qua­li­fi­ca­tion en hui­tièmes. Mais la suite est moins claire. « Je ne peux rien confir­mer au­de­là du mo­ment ac­tuel », a­t­il re­con­nu lors de ce qui pour­rait être l’une de ses der­nières ap­pa­ri­tions au centre d’en­traî­ne­ment de Val­de­de­bas.

Le ca­len­drier ser­ré du Real a contri­bué à sau­ver la tête de Lo­pe­te­gui, très me­na­cé après une nou­velle dé­faite su­bie sa­me­di contre Le­vante en cham­pion­nat d’Es­pagne (2­1) : dif­fi­cile de chan­ger d’en­traî­neur 48 heures avant Pl­zen, et pas fa­cile pour l’éven­tuel rem­pla­çant de dé­bu­ter di­manche dans l’at­mo­sphère brû­lante du Camp Nou.

Sa­me­di après Le­vante, Lo­pe­te­gui était ap­pa­ru mo­rose et sou­cieux de­vant les jour­na­listes. Lun­di, il n’avait pas re­trou­vé son sou­rire, mais son ton et ses mots étaient un peu plus pug­naces.

« Nous al­lons nous battre »

« J’ai ap­pris dans ce club à me battre, de­puis tou­jours. C’est l’ADN de ce club et j’ai été mar­qué au fer rouge. Nous al­lons nous battre pour ren­ver­ser la si­tua­tion. Elle n’est pas rose mais nous avons le temps de chan­ger ça. »

La ques­tion du pos­sible suc­ces­seur de Lo­pe­te­gui agite beau­coup les mé­dias es­pa­gnols qui peinent à s’ac­cor­der sur un nom pour être le trei­zième en­traî­neur de l’ère Flo­ren­ti­no Pé­rez (2000­2006 puis de­puis 2009).

On évoque no­tam­ment l’Ita­lien An­to­nio Conte (ex­Chel­sea), l’ac­tuel sé­lec­tion­neur de la Bel­gique, l’Es­pa­gnol Ro­ber­to Mar­ti­nez, ou en­core l’en­traî­neur de la ré­serve me­rengue, l’Ar­gen­tin San­tia­go So­la­ri.

Et pen­dant ce temps, Ju­len Lo­pe­te­gui se dé­bat pour sau­ver sa tête… ■

ME­NA­CÉ. Ju­len Lo­pe­te­gui vit peut-être ses der­niers ins­tants sur le banc du Real Ma­drid.

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