Ali­ments : bas les masques !

■ L’in­dus­trie doit ré­pondre à des consom­ma­teurs de plus en plus in­for­més

La Montagne (Clermont-Limagne) - - Jeux -

Nu­tris­core, ré­seaux so­ciaux ou ap­pli­ca­tions pour scan­ner les éti­quettes : les consom­ma­teurs cherchent de plus en plus à s’in­for­mer pour mettre en pra­tique dans leurs achats leur dé­sir pour des ali­ments plus sains.

De plus en plus de consom­ma­teurs uti­lisent des ap­pli­ca­tions sur smart­phones, comme Yu­ka, qui per­mettent de scan­ner l’éti­quette d’un pro­duit ali­men­taire et d’ob­te­nir une in­for­ma­tion simple, ra­pide et concrète.

La France a aus­si mis en place un nou­veau sys­tème d’éti­que­tage fa­cul­ta­tif, le Nu­tris­core, ba­sé sur cinq lettres (A, B, C, D, E) et un code cou­leurs, du vert au rouge, se­lon la qua­li­té nu­tri­tion­nelle de l’ali­ment. Il com­mence à être adop­té par les in­dus­triels.

L’in­dus­trie sait au­jourd’hui qu’il faut te­nir compte des as­pi­ra­tions du consom­ma­teur, mais aus­si de tous les nou­veaux ou­tils qu’il a sous la main.

« Les in­dus­triels prennent ça en compte, on peut le voir avec l’in­dus­trie du jam­bon qui offre au­jourd’hui du sans ni­trite, sans an­ti­bio­tiques, sans sel… Ou chez les fa­bri­cants des cé­réales pour en­fants qui re­tra­vaillent les re­cettes pour qu’il y ait moins de sucre », ex­plique Élinde Mau­rel, di­rec­trice d’étude chez Xer­fi

« Notre ob­jec­tif, c’est d’être ir­ré­pro­chable sur Yu­ka. Pour nous, c’est une bonne chose car ça nous force à nous in­ter­ro­ger, nous bou­ger. C’est un “bench­ mark” (une me­sure de ré­fé­rence) », ex­plique Vincent Mi­gi­niac, le di­rec­teur de l’offre chez Co­fi­geo, pro­prié­taire no­tam­ment des conserves William Sau­rin et Ray­nal Ro­que­laure.

« Avec in­ter­net, le consom­ma­teur au­ra l’in­for­ma­tion quoi qu’il ar­rive. Si ce n’est pas l’in­dus­triel qui le donne lui­même, il se­ra contour­né par d’autres moyens », ex­plique aus­si Élinde Mau­rel. Alors au­tant prendre les de­vants. Les pro­fes­sion­nels de l’ali­men­ta­tion du tout­pe­tit ont ain­si dé­ci­dé de créer une norme Af­nor avec un lo­go per­met­tant de re­pé­rer les ali­ments ap­pro­priés aux moins de 3 ans, ain­si qu’un site in­ter­net qui ré­pond aux ques­tions des pa­rents sur l’ali­men­ta­tion de leur bé­bé : be­soins nu­tri­tion­nels, taille des por­tions, etc.

La fia­bi­li­té en ques­tion

« Les ou­tils nu­mé­riques sont des ré­ponses mo­dernes et per­ti­nentes à ce be­soin de pé­da­go­gie et d’édu­ca­tion, et on y sous­crit to­ta­le­ment. Mais il faut être très vi­gi­lants sur la fia­bi­li­té des don­nées sur les­quelles les ap­pli­ca­tions mo­biles se basent », as­sure Ca­the­rine Cha­pa­lain, di­rec­trice gé­né­rale de l’As­so­cia­tion na­tio­nale des in­dus­tries ali­men­taires (Ania). L’Ania tra­vaille donc avec les pou­voirs pu­blics et les dis­tri­bu­teurs sur « une su­per­base de don­nées nu­mé­riques en ac­cès libre qui va ras­sem­bler l’en­semble des in­for­ma­tions fiables pour les pro­duits ali­men­taires », in­dique­t­elle. ■

PH. AFP

OU­TIL. L’aide d’in­ter­net ren­force le consom­ma­teur dans ses exi­gences.

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