L’en­ga­ge­ment d’une marque de vê­te­ments

La gamme au­ver­gnate vient en aide à des or­ga­nismes oeu­vrant pour la pro­tec­tion ani­male

La Montagne (Clermont-Limagne) - - La Une - fran­cois.jaul­[email protected]­tre­france.com

Animoz Clothing, c’est l’en­ga­ge­ment. À plus d’un titre. Ce­lui d’une gamme de vê­te­ments au­ver­gnate des­ti­née aux ama­teurs de sports ex­trêmes. Dans la phi­lo­so­phie en­suite, de ve­nir en aide aux ani­maux.

DF­ran­çois Jaul­hac ans la droite li­gnée des créa­teurs qui car­tonnent. Bas­tien Bé­ziaud a dé­bu­té jeune (21 ans), dans la chambre de son ap­par­te­ment en co­lo­ca­tion avec son frère, à Cler­mont­Fer­rand, afin de créer sa marque, Animoz Clothing. Une gamme tour­née vers les ama­teurs de sports ex­trêmes. Mais ce na­tif de Sau­viat (Puy­de­Dôme) y a ajou­té un pe­tit plus éthique, qui n’a rien à voir avec un ef­fet d’au­baine : ce­lui de consa­crer une par­tie de ses bé­né­fices à la pro­tec­tion des ani­maux.

3 % des ventes

En lan­çant sa marque, le jeune homme vou­lait « faire quelque chose avec du sens der­rière ». Le pro­gramme Res­pect ani­mal pré­voit ain­si que 3 % des ventes sont re­ver­sées à des or­ga­nismes oeu­vrant pour la pro­tec­tion ani­male. Le 5 oc­tobre, la marque a donc fait un don de 500 € à la SPA de Brioude. Une ac­tion qu’il es­père étendre à l’ave­nir à des es­pèces me­na­cées, tout en pro­po­sant des ac­tions ci­ blées. Par exemple avec des goo­dies de la marque, pro­po­sés à prix libre dont la to­ta­li­té des bé­né­fices est re­ver­sée ou des col­lec­tions à du­rée li­mi­tée où une par­tie des bé­né­fices est aus­si re­ver­sée à ces or­ga­nismes par­te­naires.

Dans le vent mais Animoz Clothing et son fon­da­teur savent échap­per au conven­tion­nel. En ef­fet, rien ne pré­des­ti­nait Bas­tien Bé­ziaud à cette voie, lui qui a aban­don­né un DUT en ges­tion des en­tre­prises et des ad­mi­nis­tra­ tions pour se consa­crer à sa marque. Au dé­but, trois tee­shirts sont créés avant qu’Animoz Clothing ne soit im­ma­tri­cu­lée en mai 2017 et sorte sa pre­mière vraie col­lec­tion en oc­tobre.

« Le tex­tile vient d’un gros­siste en An­gle­terre. La sé­ri­gra­phie, elle, est faite à Au­bière », dé­crit le jeune homme. Éti­quettes, bro­de­ries, cou­tures et fi­ni­tions sont réa­li­sées lo­ca­le­ment, à l’ate­lier d’in­ser­tion In­ser­fac. Cô­té ventes, tout passe par le bouche­à­ oreille, Fa­ce­book et le site in­ter­net.

Afin de faire connaître en­core da­van­tage sa marque, Bas­tien Bé­ziaud par­ti­cipe à plu­sieurs gros évé­ne­ments et s’ap­puie sur l’image de plu­sieurs spor­tifs de haut ni­veau, au pre­mier rang des­quels le vain­queur de la coupe du monde de VTT de des­cente, le ri­der Amau­ry Pier­ron, ba­sé à Vieille­Brioude, ren­con­tré à l’oc­ca­sion de la DH cup de Briou­deVieille­Brioude. Animoz compte ain­si une di­zaine d’am­bas­sa­deurs, en skate, VTT, wake ou BMX. Un « vrai im­pact » pour la marque qui s’est ins­tal­lée, en août der­nier, dans des lo­caux ja­dis oc­cu­pés par El­ba à La Mon­ne­rie­leMon­tel. « Quand j’ai re­çu les col­lec­tions, je me suis dit qu’il fal­lait que je bouge. Ici, je gagne en temps et en ef­fi­ca­ci­té ». Un bu­reau, un lo­cal de sto­ckage et un pe­tit sho­wroom ont été amé­na­gés dans les vastes lo­caux. De quoi dé­mar­rer aus­si d’autres pro­ jets, via BZ Com­mu­ni­ca­tion, pro­po­sant flo­cages et sé­ri­gra­phies pour des ar­ti­sans, clubs ou as­so­cia­tions. Bas­tien songe aus­si au dé­ve­lop­pe­ment d’Animoz Clothing.

D’abord avec du re­cru­te­ment, peut­être d’un sta­giaire en al­ter­nance. Puis, le dé­ve­lop­pe­ment de son ré­seau de re­ven­deurs, ses pro­duits étant prin­ci­pa­le­ment dis­po­nibles sur le dé­par­te­ment (Cler­montFer­rand, Thiers, Su­per Besse) ou plus lar­ge­ment Le Puy­en­Ve­lay, Sé­ri­gnan (Hé­rault) ou Lyon à l’ave­nir.

Le dé­ve­lop­pe­ment de ses col­lec­tions aus­si en es­sayant de trou­ver « d’autres four­nis­seurs de pro­duits bruts ne pré­sen­tant au­cun im­pact sur la pla­nète ». En germe aus­si, le dé­ve­lop­pe­ment de la gamme en­fant et la mise en place de jeux concours sur des évé­ne­ments spor­tifs. « L’été pro­chain, je de­vrais être sur une di­zaine d’évé­ne­ments au moins en Eu­rope ou dans le monde ». De quoi bien s’ins­crire dans la lé­gende de ces jeunes créa­teurs qui osent. Et réus­sissent.

« Faire quelque chose avec du sens der­rière »

FON­DA­TEUR. Bas­tien Bé­ziaud est ins­tal­lé de­puis août der­nier dans des lo­caux ja­dis oc­cu­pés par El­ba, à La Mon­ne­rie-le-Mon­tel.

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