■ Avant de le boire il fau­drait le voir

La Montagne (Clermont-Limagne) - - Le Fait Du Jour -

C’est sans doute au­jourd’hui l’un des prin­ci­paux han­di­caps du vin d’Au­vergne : on ne le voit nulle part. Tra­ver­sez le Bor­de­lais, la Bour­gogne, le Lan­gue­doc… par­tout les vignes s’étalent à l’ho­ri­zon. Les vignes au­ver­gnates, elles, sont qua­si­ment in­vi­sibles. Et pour cause : l’ap­pel­la­tion côtes-d’au­vergne s’étale, en cinq mor­ceaux, sur

400 hec­tares. Une sur­face qui cor­res­pond par­fois ailleurs à un simple do­maine : le bor­deaux s’étale sur 45.000 hec­tares, le côtes-du-rhône sur 44.000 hec­tares, le bour­gogne sur 27.000 hec­tares.

Pire, les par­celles au­ver­gnates sont ex­trê­me­ment mor­ce­lées. Beau­coup ne font pas même un hec­tare. La vigne est ain­si, en Au­vergne, qua­si­ment in­vi­sible. Un pro­blème qui n’est pas étran­ger au monde vi­ti­cole : dans les cinq ans, l’ap­pel­la­tion côtes-d’au­vergne – 400 hec­tares, en­vi­ron la moi­tié du do­maine vi­ti­cole – de­vrait ga­gner 50 hec­tares. Une goutte d’eau dans un océan de vin. ■

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.