Chris­tophe Urios choi­sit Bor­deaux plu­tôt que les Bleus

■ Après Castres

La Montagne (Clermont-Limagne) - - Sports L'actu Nationale -

En ac­cep­tant de re­joindre l’été pro­chain Bor­deaux-Bègles pour quatre ans, le ma­na­ger de Castres Chris­tophe Urios s’est fer­mé hier les portes du XV de France, même si son nom re­ve­nait avec in­sis­tance pour l’après-Jacques Bru­nel en 2020.

Libre en fin de sai­son, soit quelques mois avant la Coupe du monde au Ja­pon, la route était toute tra­cée, voire royale, pour que l’an­cien ta­lon­neur, cham­pion de France en juin der­nier avec le CO, en­dosse le cos­tume de sé­lec­tion­neur des Bleus. Du moins, le croyait­on. Mais à la sur­prise gé­né­rale, Urios a dit oui à l’UBB, qui court de­puis des an­nées après une pre­mière qua­li­fi­ca­tion pour la phase fi­nale.

Les conseils de La­me­rat

« Chris­tophe Urios se­ra à l’UBB pour les quatre sai­sons qui viennent et ne se­ra li­bé­ré sous au­cune condi­tion pour l’équipe de France, même si le pré­sident Ma­cron me le de­mande », a af­fir­mé Laurent Mar­ti, le pré­sident du club.

Le club gi­ron­din était de­puis une se­maine en quête d’un ma­na­ger après sa sé­pa­ra­tion avec son ma­na­ger an­glais Ro­ry Teague, pro­vo­quée par « des désac­cords qui se sont am­pli­fiés dans notre mode de fonc­tion­ne­ment », a jus­ti­fié Mar­ti.

Jus­qu’en juin, l’in­té­rim de l’équipe a été confié à l’An­glais Joe Wors­ley, le tech­ni­cien le plus an­cien et le plus ex­pé­ri­men­té de son staff.

Le choix d’Urios a été une évi­dence pour Mar­ti, à qui cer­tains mé­dias ont prê­té des contacts avec Xa­vier Gar­ba­jo­sa (l’ac­tuel en­traî­neur des trois­quarts de La Ro­chelle), Fa­bien Gal­thié (l’ex­ma­na­ger de Tou­lon) ou même No­vès, tou­jours en li­tige avec la FFR. « Des bê­tises, de la dés­in­for­ma­tion même », s’est­il aga­cé.

Mar­ti a aus­si pris des renseignements au­près du centre in­ter­na­tio­nal de Cler­mont Ré­mi La­me­rat ­ il a connu Urios à Castres et le re­trou­ve­ra l’an pro­chain en Gi­ronde ­ qui ne lui en a dit que du bien. « Chris­tophe, c’est le mec qui nous man­quait pour fran­chir un pa­lier. Je crois que c’est le meilleur ma­na­ger fran­çais ac­tuel », a ré­su­mé Mar­ti. ■

URIOS. Le choix de l’UBB peut en éton­ner cer­tains.

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