« On se dé­marque sur la qua­li­té du ser­vice »

A la ren­contre de Ma­he­fa Al­lard, chauf­feurs VTC et chef d’en­tre­prise heu­reux !

La Montagne (Clermont-Limagne) - - Clermont Vivre Sa Ville - Ar­naud Vernet ar­[email protected]­tre­france.com

De­puis quatre ans et de­mi, Ma­he­fa Al­lard, pa­tron de l’en­tre­prise Ale­fa Chauf­feurs, trans­porte ses clients à Cler­mont... et en Eu­rope. Il nous a par­lé de son mé­tier, exi­geant et mer­veilleux !

Quand on voit ar­ri­ver Ma­he­fa dans sa Mercedes noire bri­quée comme un sou neuf, avec son cos­tume ajus­té et sa pe­tite cra­vate, on se sent im­man­qua­ble­ment un client im­por­tant. Mais Ma­he­fa joue d’em­blée cartes sur table : tous ses clients ne sont pas si im­por­tants. « Au dé­but, comme beau­coup, j’ai ra­me­né des gens qui ren­traient de boîte, et je conti­nue à le faire. C’est avec ces gens que j’ai com­men­cé ce mé­tier, et je leur suis re­con­nais­sant. Mais la toute der­nière fois, j’ai em­me­né des mé­de­cins en Suisse. Ils m’ont ap­pe­lé, je l’ai fait, et j’ai ai­mé ça. Ça rap­porte 10 €… ou 1.000 €. Dans ma so­cié­té, les prix com­mencent tou­jours… à 10 €. »

Le mé­tier. « J’ai fait beau­coup de bou­lots, ven­deur, li­vreur, mais j’ai tou­jours ai­mé les voi­tures et les contacts. Pour vous dire, j’ai vu le film Le Trans­por­teur, avec Ja­son Sta­tham, et je me suis tout de suite dit que j’ado­re­rais faire ça. Au­jourd’hui, je ne trans­porte pas des ban­dits comme lui, mais toutes sortes de per­sonnes. »

L’en­tre­prise. « J’ai créé ma so­cié­té Ale­fa Chauf­feurs il y a quatre ans et de­mi. Je suis en­core sous le sta­tut d’au­to­en­tre­pre­neur. Trois autres chauf­feurs tra­vaillent avec moi. Il y a les clients de la so­cié­té, et cha­cun a en plus son ré­seau per­son­nel. Cer­tains ont leur voi­ture, d’autres uti­lisent les miennes : deux Mercedes et un van ».

« Ré­pondre à toute heure »

Les clients. « C’est en­core plus va­rié que ce que j’ima­gi­nais. Dans mes mé­tiers pré­cé­dents, ce que je re­dou­tais le plus, c’était la rou­tine. Celle­là, je ne la connais pas, mais 80 % de mes clients, je les connais. Je marche par bouche­à­ oreille. Mé­de­cins, cui­si­niers, Mi­che­lin… Je tra­vaille aus­si avec les hô­tels, les cli­niques… »

Les ho­raires. « Il ne faut pas avoir peur d’en faire. Nous sommes dis­po­nibles 24 h/24, 7 jours/7. Au dé­but, mon té­lé­phone était bran­ché en per­ma­nence, mais au­jourd’hui, avec ma fa­mille, j’es­saie de pré­ser­ver un week­end par mois. C’est un mé­tier qui peut rap­por­ter… à condi­tion de ne pas avoir peur de tra­vailler. Ré­pondre à toute heure, s’ab­sen­ter plu­sieurs jours… C’est très exi­geant… mais j’aime ça. »

Uber & co. « Les pla­te­formes (Uber, Chauf­feur pri­vé, Le Cab…) sont peu dé­ve­lop­pées à Cler­mont, mais elles vont ar­ri­ver. En fait, la plu­part m’ont dé­ mar­ché, mais ça ne m’in­té­resse pas. Je fonc­tionne bien sans elles. Je pré­fère me consa­crer uni­que­ment à mes clients. »

Les taxis. « Notre mé­tier est as­sez proche et j’ai de bons rap­ports avec les taxis. J’au­rais pu faire ce mé­tier mais, au dé­but, je n’avais pas les moyens d’ache­ter une li­cence. Mais j’ai­me­rais bien avoir la double éti­quette, pou­voir faire du trans­port mé­di­ca­li­sé. Je ne m’ins­cris pas du tout dans la guerre taxis­VTC, et à Cler­mont nos rap­ports sont bien plus apai­sés qu’ailleurs. Au­jourd’hui, nos prix sont à peine in­fé­rieurs aux leurs. On se dé­marque sur la qua­li­té du ser­vice, mais bon, ici, ils ont de bons pro­fes­sion­nels aus­si ».

RÉ­MI DUGNE

LUXE. Ma­he­fa Al­lard s’at­tache à pro­po­ser des pres­ta­tions de qua­li­té.

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