Oli­vier Bianchi par­tant pour un deuxième man­dat

MUNICIPALES. Le maire de Cler­mont va lan­cer un la­bo­ra­toire dé­mo­cra­tique.

La Montagne (Clermont-Métropole) - - La Une - Franck Char­vais et Gilles Lal­loz

Oli­vier Bianchi se­ra sur la ligne de dé­part et can­di­dat à sa propre suc­ces­sion en 2020. Can­di­da­ture qu’il compte scel­ler avec la créa­tion d’un la­bo­ra­toire dé­mo­cra­tique. His­toire de cou­per l’herbe sous le pied aux ma­cro­nistes.

En­core deux ans, mais les cou­lisses bruissent dé­jà des pré­pa­ra­tifs pour les élec­tions municipales de 2020. À Cler­mont­Fer­rand comme ailleurs.

À gauche une chose est sûre, Oli­vier Bianchi, maire et pré­sident de la Mé­tro­pole, y re­tour­ne­ra. Le la­bo­ra­toire dé­mo­cra­tique qu’il lan­ce­ra à l’au­tomne est là pour le confir­mer.

« Ma phi­lo­so­phie a tou­jours été de me pro­je­ter sur une dé­cen­nie. Cler­mont est à la croi­sée des che­mins. Mal­gré notre ré­cent sta­tut de mé­tro­pole, nous ne pour­rons ob­te­nir notre dé­ve­lop­pe­ment que de nous­mêmes. Quand l’État amé­nage le ter­ri­toire, il re­garde d’abord les grands pôles de force, comme Bor­deaux, Tou­louse, Nantes… Du coup, nous ne sommes pas tou­jours au pre­mier rang des pré­oc­cu­pa­tions. Nous avons pour­tant des atouts. »

Son pro­jet pour 2020 ? Pour­suivre la construc­tion d’une mé­tro­pole « at­trac­tive et rayon­nante, réel­le­ment mus­clée et forte, mais qui, en même temps, reste at­ten­tive à la so­li­da­ri­té, la fra­ter­ni­té ».

Rai­son pour la­quelle il sou­haite don­ner la pa­role aux Cler­mon­tois afin qu’ils se sai­sissent de leur ave­nir et portent des pro­jets. « En 2014, mon slo­gan était “Vo­tez pour vous”. Nous al­lons conti­nuer dans cette veine », dé­taille Oli­vier Bianchi qui va créer une as­so­cia­tion qui por­te­ra le nom de « La­bo­ra­toire dé­mo­cra­tique. »

« Ce se­ra un es­pace de tra­vail et d’in­tel­li­gence. Un la­bo pour in­ven­ter de nou­velles formes de po­li­tique. Il a vo­ca­tion à réunir tous ceux qui par­tagent ma vi­sion du ter­ri­toire, qui se re­con­naissent dans ma po­li­tique, qu’ils soient en­car­tés ou pas, éco­lo­gistes, com­mu­nistes, ma­cro­nistes, li­bé­raux. Tous les ci­toyens sont les bien­ve­nus. La pre­mière réunion au­ra lieu en octobre ».

L’idée est d’or­ga­ni­ser une réunion par mois sur des grands thèmes de so­cié­té puis de ra­pi­de­ment mettre en place des groupes de tra­vail et des com­mis­sions pour créer une dy­na­mique vers « une nou­velle étape d’am­bi­tions » et « faire émer­ger de nou­veaux ta­lents ». Et de se ci­ter en exemple : « Je suis ar­ri­vé à Cler­mont comme étu­ diant, je n’étais pas des­ti­né à faire de la po­li­tique. Je ne suis pas is­su d’une grande fa­mille au­ver­gnate. J’ai sim­ple­ment pris mon des­tin en main ».

Le La­bo­ra­toire dé­mo­cra­tique se­ra un think tank à la sauce cler­mon­toise. Une suite lo­gique à sa po­li­tique de dé­mo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive. « Notre am­bi­tion est que cha­cun puisse tes­ter ses idées, in­car­ner son ter­ri­toire ».

Un la­bo ou­vert à tous : « Si les dé­pu­tés ma­cro­nistes ou les mi­li­tants de la CGT tapent à la porte, ils se­ront les bien­ve­nus. Ce n’est pas un ac­cord d’ap­pa­reil mais un la­bo pour faire avan­cer Cler­mont et sa mé­tro­pole ». L’un n’al­lant plus sans l’autre. Le maire de Cler­mont étant pour Oli­vier Bianchi « le mieux à même de pi­lo­ter la mé­tro­pole ».

« Je pense en avoir fait la dé­mons­tra­tion à tra­vers une pré­si­dence bien­veillante, pa­ci­fiée et en­glo­bante. Mon rôle au sein de la mé­tro­pole a été d’agir en fé­dé­ra­teur, en chef d’or­chestre. De trou­ver le consen­sus avec les maires mais éga­le­ment avec le Dé­par­te­ment et la Ré­gion. » ■

« Notre am­bi­tion est que cha­cun puisse tes­ter ses idées »

PHOTO D’ARCHIVES PIERRE COUBLE

OLI­VIER BIANCHI. « Les ma­cro­niens me disent : “Vous dé­pen­sez trop d’ar­gent”. Mais qu’ils me disent quel ser­vice pu­blic ils comptent sup­pri­mer ».

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