est à vous Le monde

C’est au­jourd’hui que dé­bute la Coupe du Monde de foot­ball, en Rus­sie. Nous avons de­man­dé à des per­son­na­li­tés au­ver­gnates, spor­tifs ou fans de foot­ball, quelles étaient se­lon eux les chances des pro­té­gés de Di­dier Des­champs. Vingt ans après, les Bleus peu

La Montagne (Clermont-Volcans) - - La Une - La ré­dac­tion

La coupe du monde de foot­ball dé­bute ce jeu­di 14 juin en Rus­sie. Pen­dant un mois, la France va donc à nou­veau vivre au rythme du bal­lon rond, en es­pé­rant voir son équipe na­tio­nale ob­te­nir une deuxième étoile à ac­cro­cher à son maillot tri­co­lore.

Evi­dem­ment, au bu­reau ou entre amis, cha­cun y va de son pe­tit pro­nos­tic. Quelles équipes voit­on dans le der­nier car­ré ? Quelle est la va­leur réelle de cette équipe de France, ta­len­teuse mais un brin in­ex­pé­ri­men­té ?

Nous avons de­man­dé à des per­son­na­li­tés au­ver­gnates de se prê­ter elles aus­si à l’exer­cice et de se mouiller un peu en li­sant dans la boule de cris­tal.

Alors, l’es­prit de 1998 re­vien­dra­t­il pla­ner en France pen­dant ce mois qui vient ? Cha­cun, na­tu­rel­le­ment, ne peut que le sou­hai­ter ....

VI­CHY. Jacques De­co­ret, chef étoi­lé. « Je suis Fran­çais donc je vais pla­cer la France comme fa­vo­rite. Dans le der­nier car­ré, je vois bien le Bré­sil, plus que l’Argentine, l’Al­le­magne comme à chaque fois et la Bel­gique. Les choses ont évo­lué par rap­port à il y a 20 ans. Main­te­nant, des « pe­tites na­tions » du foot peuvent ri­va­li­ser avec les grandes. Quand on voit que l’Ita­lie ne s’est même pas qua­li­fiée pour cette Coupe du monde alors qu’ils ont plu­sieurs étoiles sur le maillot… Par contre, je ne crois pas à l’Es­pagne. Avec la di­vi­sion du pays, les joueurs ne se­ront-ils pas fé­briles ? Pour en re­ve­nir à la France, je pré­fère les joueurs comme Ma­tui­di, qui fi­nissent les­si­vés, que Pog­ba, qui va briller par mo­ments seule­ment. Moi, j’étais fan de Laurent Four­nier au PSG, qui cou­rait par­tout ou de Ca­va­ni ac­tuel­le­ment, qui donne tout. »

RO­MAIN BAR­DET. « J’es­père que les Bleus vont te­nir en ha­leine toute la na­tion jus­qu’au dé­part du Tour ». «Je ne suis pas très bon au jeu des pro­nos­tics, je ne vou­drais pas por­ter la guigne à l’équipe de France, alors je vais m’abs­te­nir (rires). Mais je sui­vrai, bien sûr, ce qu’il va se pas­ser. C’est clair que ça va être une grosse pé­riode de sport, après Ro­landGar­ros, la Coupe du Monde et le Tour de France… Les Fran­çais ne vont pas s’en­nuyer cet été. J’es­père que les Bleus vont te­nir en ha­leine toute la na­tion jus­qu’au dé­part du Tour. Je re­gar­de­rai les matchs ! »

MONT­LU­ÇON. Ch­ris­tian Faz­zi­no. « Je vais quand même re­gar­der les matchs de la Coupe du monde, mais je suis le foot­ball de très loin. Je le sui­vais beau­coup plus avant, quand on avait de très grands joueurs. On a eu des grosses cy­lin­drées comme Pla­ti­ni ou Zi­dane. Au­jourd’hui on manque de joueurs qui peuvent faire la dif­fé­rence au moment vou­lu. Je pense que l’équipe de France peut être cham­pionne du monde car je ne vois pas vrai­ment d’équipe qui sort du lot. La France a une chance, il faut al­ler la cher­cher et la sai­sir au bon moment. Pour ga­gner il fau­dra d’abord pas­ser la pre­mière poule, qui n’est pas si fa­cile que ce­la. Le Pé­rou et le Da­ne­mark sont deux équipes qui cra­vachent et qui ne sont pas fa­ciles à jouer. Le pre­mier match, il faut ab­so­lu­ment le ga­gner ! Comme je dis avant les concours, il faut prendre les matchs les uns après les autres, en es­sayant de bien jouer et d’avan­cer… »

RE­NAUD LAVILLENIE. « La France dans le der­nier car­ré ». « Avec la France, je vois bien un der­nier car­ré avec le Bré­sil, qui de­vrait bien ar­ri­ver à évi­ter de faire ce qu’il a fait chez lui (sou­rire), l’Al­le­magne, l’An­gle­terre. J’avais pen­sé à l’Uru­guay, l’Es­pagne aus­si, oui... C’est dur de n’en re­te­nir que quatre, car on parle de po­ten­tiel. Ce qui est in­té­res­sant de voir, en fait, c’est les pre­miers matchs de poule de cha­cun, car ils donnent plus le ton que les matchs ami­caux avant la com­pé­ti­tion. Pour la France, être dans le top 4 mon­dial, ce se­rait pas mal. Sur le pa­pier, c’est une belle équipe, avec quand même quelques ta­lents in­di­vi­duels qui sont vrai­ment bien et beaux à voir. J’aime bien Mbap­pé, Griez­mann et Gi­roud. Oui, je suis plus tour­né vers l’at­taque (sou­rire) ! Mais col­lec­ti­ve­ment, cette équipe ar­rive à plu­tôt pas mal jouer. Dans l’en­semble, ça va. Il y a eu des pé­riodes plus com­pli­quées pour re­gar­der du foot ! »

PAS­CAL GASTIEN. « Voir les mou­vances tac­tiques du moment ». « Je pense que l’équipe de France a les moyens d’être dans le der­nier car­ré. Ils peuvent ga­gner la Coupe du monde bien sûr, au même titre que le Bré­sil ou l’Al­le­magne, qui sont des va­leurs sûres. Je pense aus­si que la Bel­gique peut al­ler loin, et je n’ou­blie pas une équipe comme l’An­gle­terre. Ce ren­dez-vous va en tout cas per­mettre de voir les mou­vances tac­tiques du moment, donc je vais re­gar­der les matchs at­ten­ti­ve­ment. La Coupe du monde, c’est l’oc­ca­sion de voir une mul­ti­tude de foot­balls. Il y a des dif­fé­rences entre ce que font les Sud-Amé­ri­cains, les Asia­tiques, les Afri­cains… Même si on connaît les meilleurs joueurs puis­qu’ils jouent tous en Eu­rope, il y a beau­coup de cultures et ça se voit sur les ter­rains. C’est in­té­res­sant à ob­ser­ver quand on est en­traî­neur ».

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OLI­VIER ENJOLRAS. « La France peut mar­quer à tout moment ».

« Je suis un peu chau­vin, donc je pense que la France peut être cham­pionne du monde. Der­rière, c’est du classique avec le Bré­sil, l’Al­le­magne et l’Es­pagne. Mais je sens qu’une équipe comme l’Uru­guay peut créer la sur­prise. Les Bleus sont en tout cas ca­pables d’al­ler dans le der­nier car­ré. De­vant, ils peuvent mar­quer à tout moment, et les joueurs sont in­ter­chan­geables. Pour le point faible, je ne pense pas à la dé­fense, mais plu­tôt au manque d’ex­pé­rience ».

JEAN-MARC LHERMET. « Une

en­vie col­lec­tive ». « Je fais de la France mon fa­vo­ri. Non pas de fa­çon ou­tran­cière, mais ce groupe a l’air sain, uni et Des­champs a sou­vent la ba­ra­ka ! Je trouve ces Bleus in­té­res­sants, no­tam­ment dans leur com­por­te­ment. Ce­la n’a pas tou­jours été le cas dans le pas­sé, mais là on sent une en­vie col­lec­tive, une fier­té de por­ter ce maillot bleu-blanc-rouge. Alors oui, ils sont jeunes mais il y a quelques cadres pour les ac­com­pa­gner. L’en­semble dif­fuse des ondes po­si­tives. C’est in­té­res­sant ».

SERGE VIEI­RA. « Une fi­nale Bré­sil-Al­le­magne ». « La France a quelques bons at­ta­quants, mais je ne la vois pas al­ler plus loin que les quarts de fi­nale. L’équipe est trop jeune, et la dé­fense est un peu lé­gère. Je trouve qu’on en fait trop au­tour de cette équipe. J’ai­me­rais qu’elle aille en fi­nale, mais je n’y crois pas. Idem pour le Por­tu­gal, le pays d’ori­gine de mes pa­rents. Il n’y a pas la même dy­na­mique qu’à l’Eu­ro. Je pro­nos­tique une fi­nale Bré­sil-Al­le­magne. Le Bré­sil a un pa­quet de bons joueurs, au-de­là de Ney­mar. Au res­tau­rant, on va s’ar­ran­ger pour re­gar­der les gros matches. On met un or­di­na­teur, et on a un oeil des­sus. Bon, j’ai des Ita­liens dans la bri­gade, ça va être un peu dur pour eux… mais il y a deux Por­tu­gais, un Ja­po­nais dans l’équipe plus tous les Fran­çais, il va y avoir de l’am­biance. »

MARC MAU­RY. « Si la mayon­naise prend... ». «Je vois bien l’équipe de France briller et des joueurs se ré­vé­ler. Mbap­pé a tout pour être la star du Mon­dial. Griez­mann, en lea­der, se­ra au ren­dez-vous. Si le groupe vit bien, si la mayon­naise prend... Une de­mi-fi­nale est en­vi­sa­geable. Mais comme tou­jours il y au­ra des sur­prises, des aléas. Il fau­dra un peu de chance, comme en 1998. Le Bré­sil semble au-des­sus au­jourd’hui et il y a beau­coup de can­di­dats avec l’Al­le­magne, l’Argentine, le Por­tu­gal, pour­quoi pas la Bel­gique… D’ailleurs, au re­gard de notre histoire com­mune en Coupe du monde, je suis pre­neur d’une fi­nale France - Al­le­magne ! J’es­père que les ré­sul­tats des Bleus ré­veille­ront la fer­veur du pu­blic, que l’on ne sent pas en­core com­plè­te­ment der­rière cette équipe. Or, pour en avoir par­lé mar­di, lors du match an­ni­ver­saire, avec les champions du monde 1998 et no­tam­ment Ai­mé Jac­quet, l’en­goue­ment po­pu­laire peut faire l’ef­fet d’un coup de fouet. »

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