L’art ro­man pour les nuls, ou com­ment le re­con­naître

An­tique, go­thique, pré-ro­man ou ro­man… Pas tou­jours fa­cile de s’y re­trou­ver. Voi­ci quelques clés, pour iden­ti­fier à coup sûr l’art ro­man.

La Montagne (Clermont-Volcans) - - Patrimoine -

Les arcs en plein cintre.

C’est une des ca­rac­té­ris­tiques ma­jeures du cou­rant ar­chi­tec­tu­ral : les ou­ver­tures des édi­fices ro­mans sont des arcs plein cintre (contrai­re­ment aux ou­ver­tures go­thiques, dont les arcs sont bri­sés).

Un in­té­rieur très sombre.

À l’époque, les fe­nêtres que l’on construit sont de pe­tite di­men­sion, il faut que la struc­ture tienne. Le go­thique fait évo­luer cette ca­rac­té­ris­tique, avec des ou­ver­tures agran­dies en arcs bri­sés, pour lais­ser pas­ser la lu­mière.

Le plan des églises.

Il est ins­pi­ré des ba­si­li­ ques ro­manes : en forme de croix. Le che­vet de l’édi­fice est tour­né vers l’est, le so­leil le­vant.

De la dé­co à n’en plus fi­nir.

Si l’art go­thique est plu­tôt « less is more », l’art ro­man, au contraire, a un goût pro­non­cé pour la dé­co. Au XIIe siècle, l’ins­truc­tion passe beau­coup par la sculp­ture et les pein­tures. Ré­sul­tat : il y en a du sol au pla­fond, ou presque. D’au­tant que les pein­tures unies per­mettent de pro­té­ger les pierres qui consti­tuent l’édi­fice. Des sculp­tures ex­té­rieures aux pein­tures in­té­rieures, les or­ne­ments sont riches. Sou­vent, ils re­pré­sentent des pas­sages de la Bible. La pé­riode go­thique se­ra plus dé­pouillée, l’ins­truc­tion pas­sant dé­sor­mais par les livres.

CHA­PI­TEAUX. Un exemple de sculp­tures, à l’église de Mail­hat.

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