A la re­cherche du sus­pense per­du

Six édi­tions (sur les sept der­nières) ar­chi-do­mi­nées par une même équipe : le Tour de France cherche déses­pé­ré­ment à re­trou­ver le sus­pense per­du de­puis que l’équipe Sky ré­gente le pe­lo­ton de juillet. L’édi­tion qui s’est ache­vée di­manche a confir­mé une ten

La Montagne (Clermont-Volcans) - - Sptorut S R De L'farca Tu Ncn E A2ti0o1na8le -

Par sa na­ture, le cy­clisme en­tre­tient heu­reu­se­ment la ré­ma­nence. L’in­cer­ti­tude de­meure jus­qu’au bout mais le même constat s’im­pose an­née après an­née, hor­mis en 2014. La vic­toire de Ge­raint Tho­mas, le troi­sième coureur de la for­ma­tion bri­tan­nique à triom­pher sur les Champs­Ely­sées, re­lève d’une im­pla­cable et mo­no­tone lo­gique.

« On ne peut pas leur re­pro­cher de ga­gner », dé­clare le di­rec­teur du Tour Ch­ris­tian Prud­homme, qui use d’une com­pa­rai­son avec le foot­ball eu­ro­péen : « C’est une sorte de Real Ma­drid ». Avec « les meilleurs à chaque poste », se­lon l’ex­pres­sion de Ro­main Bar­det, le meilleur Fran­çais, qui a bu­té sur le sur­nombre de l’équipe bri­tan­nique en mon­tagne.

« Com­bien de gens sont vrai­ment cap­ti­vés ? »

« On a une équipe, une ma­chine qui fait ga­gner trois têtes dif­fé­rentes (Wig­gins, Froome, Tho­mas). Ils pré­parent la suite, ils vont cher­cher les meilleurs qui gagnent le Tour de l’Ave­nir », note Ch­ris­tian Prud­homme. De quoi pour­suivre la sé­rie... au risque de pro­vo­quer la las­si­tude du pu­blic, ré­tif aux scé­na­rios trop pré­vi­sibles. « Au­jourd’hui tout est mil­li­mé­tré », convient le pré­sident de la fé­dé­ra­tion in­ter­na­tio­nale (UCI), David Lap­par­tient, qui ne veut pas se li­mi­ter aux au­diences tou­jours très éle­vées, une fois la Coupe du monde ache­vée : « Com­bien de gens sont vrai­ment cap­ti­vés ? Dans le foot­ball, il y a des ren­ver­se­ments ex­tra­or­di­naires, im­pro­bables. On n’a plus tel­le­ment ça sur le Tour de France, alors qu’on l’a au Tour des Flandres et à Pa­ris­Rou­baix. On a en­vie de rê­ver de nou­veau. Donc, il ne faut rien s’in­ter­dire. »

AR­MA­DA. L’équipe Sky (de gauche à droite : Jo­na­than Cas­tro­vie­jo, Luke Rowe, Ge­raint Tho­mas, Ch­ris­to­pher Froome, Wout Poels, Egan Ber­nal et Mi­chal Kwiat­kows­ki) a en­core sur­vo­lé le Tour 2018 grâce aux « meilleurs à chaque poste », dixit Ro­main Bar­det.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.