Nou­veau chef au res­tau­rant com­mu­nal

La ré­ou­ver­ture du res­tau­rant com­mu­nal fer­mé de­puis fin juillet a une sa­veur in­ter­na­tio­nale

La Montagne (Corrèze) - - La Une - PAGE 10

“Le res­tau­rant se­ra un centre né­vral­gique de la convi­via­li­té dans le vil­lage »

Fer­mé tem­po­rai­re­ment fin juillet, le res­tau­rant com­mu­nal de SaintC­lé­ment a rou­vert jeu­di 25 oc­tobre, avec un nou­veau chef aux four­neaux.

Soixante cou­verts en salle, un coin sa­lon et bi­blio­thèque, un bar et une belle ter­rasse, mais sur­tout un lieu de vie et d’ani­ma­tion es­sen­tiel pour la com­mune de Saint­Clé­ment. La mis­sion qui in­combe à Joël Fran­çois et à son épouse Mayu­mi est de taille. Ils sont en ef­fet at­ten­dus au tour­ nant par les lo­caux : « on guet­tait l’ou­ver­ture avec im­pa­tience. Mais je crois qu’on ne se­ra pas dé­çu. Le chef a de belles lettres de no­blesse », confie Yves Ca­mar­roque, l’un des pre­miers clients at­ta­blé.

Le cur­ri­cu­lum vi­tae de Joël Fran­çois prête en ef­fet à rê­ver. Avant d’exer­cer un an et de­mi au Do­maine des Mo­né­dières, à Mey­ri­gnac l’Église, il a vé­cu une ving­taine d’an­nées au Royaume­Uni, où il a ren­con­tré sa com­pagne, Mayu­mi, d’ori­gine ja­po­naise.

Res­tau­ra­teur au coeur de la Ci­ty lon­do­nienne, il ser­vait ban­quiers, avo­cats, tra­ders et autres bras­seurs de mil­lions. « C’était bien d’y être, et c’était bien d’en par­tir. J’étais mal consi­dé­ré par la clien­tèle là­bas. En Cor­rèze, on re­trouve le vrai sens des re­la­tions. »

En re­pre­nant la main du res­tau­rant, dont les murs ap­par­tiennent à la com­mune, le couple prend pied dans une com­mu­nau­té qu’il af­fec­tionne. « On est très at­ta­chés à la Cor­rèze. Il y a de nom­breux an­glo­phones ins­tal­lés au­tour de Trei­gnac, on n’est pas per­dus. »

Con­ver­sa­tions en an­glais

C’est d’ailleurs en an­glais que les dis­cus­sions se font en cui­sine. Quelques amis bri­tan­niques du couple, ve­nus pour don­ner un coup de main à l’oc­ca­sion de l’ou­ver­ture, ajoutent à l’éton­nante et agréable am­biance in­ter­na­tio­nale qui règne sur place. « C’est une belle ou­ver­ture sup­plé­men­taire qui, je pense, va ap­por­ter un pe­tit quelque chose en plus à tout le monde », en­cou­rage le maire de la com­mune, Da­niel Combes.

Prin­ci­pal lieu de vie

En lieu et place du res­tau­rant ac­tuel, c’était une vieille grange qui s’éle­vait jus­qu’en 2016 ; an­née ou les élus mu­ni­ci­paux ont pris la dé­ci­sion de la ré­no­ver. 500.000€ d’in­ves­tis­se­ments et un an de tra­vaux plus tard, le lieu ou­vrait ses portes.

Après l’aban­don d’un pre­mier res­tau­ra­teur, la ré­cente re­prise par Joël et Mayu­mi au­gure un re­gain de dy­na­misme pour le bourg de Saint­Clé­ment. « Plus qu’un res­tau­rant, j’es­père que ce se­ra un lieu de vie, de ren­ contres et d’échanges pour les as­so­cia­tions, de dé­bats… » glisse Da­niel Combes.

Ou­vert le ma­tin pour le ca­fé des ou­vriers, l’après­mi­di pour les ma­mans qui at­tendent la sor­tie des classes, mais aus­si les ven­dre­dis et sa­me­dis soir pour tous, le res­tau­rant « se­ra un centre né­vral­gique de la convi­via­li­té dans le vil­lage », es­père Yves Ca­mar­roque. D’au­tant plus qu’on de­vrait bien y man­ger, à un prix abor­dable. « Ce n’est pas juste écrit steack/frite. Il y a un vrai lan­gage cui­si­nier dans le me­nu », ajoute­t­il. Au terme de ce pre­mier re­pas, les pa­pilles du maire sem­blaient ra­vies : « c’était ex­cellent. Un re­pas ou­vrier avec la pe­tite touche du grand chef en plus ! » ■

AGNÈS GAU­DIN

RES­TAU­RANT. Fran­çois et Mayu­mi Joël es­pèrent ré­pondre aux es­poirs et aux at­tentes des lo­caux de Saint-Clé­ment.

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