Tout vient à point à qui sait at­tendre

Brive a pris les com­mandes de la Pro D2 au terme d’un match so­lide face à Ne­vers

La Montagne (Corrèze) - - Pro D2 - Jean-Paul Co­hade

Une af­fiche al­lé­chante, une af­fluence qui flirte avec les 10.000 per­sonnes : tout était réuni pour que Brive montre en­fin plei­ne­ment de quoi il était ca­pable, ven­dre­di. Et il a sor­ti son meilleur match de la sai­son, pour faire chu­ter le lea­der.

Quatre es­sais et une dé­fense de fer du­rant une heure. Un réa­lisme of­fen­sif bien­ve­nu et une so­li­da­ri­té exem­plaire du­rant la ma­jeure par­tie du match.

Si le choc des lea­ders, ven­dre­di, entre Brive et Ne­vers, a vu le se­cond chi­per la ce­rise du bo­nus of­fen­sif au CAB, ce sont bien les hommes de Je­re­my Da­vid­son qui ont réa­li­sé un jo­li gâ­teau, dans le­quel Brive a cro­qué à pleines dents pour se re­paître d’une pre­mière place qu’il n’a pas vo­lée.

Brive a pris la me­sure de la Pro D2

Au tiers du cham­pion­nat, face à l’USON qui sor­tait d’un suc­cès de pres­tige contre Oyon­nax, Brive a réa­li­sé ce qu’on at­ten­dait de lui : do­mi­ner, vrai­ment, de la tête et des épaules, un ad­ver­saire au ca­libre cer­tain, do­té d’une dé­fense qui avait jusque­là concé­dé moins d’1,5 es­sai par match. Ce­la donne un peu plus de cré­dit en­core à ce suc­cès, pour des Cor­ré­ziens pri­vés de quelques cadres, no­tam­ment Ol­ding et Bam­ba, et avec un XV de dé­part vo­lon­tai­re­ment am­pu­té de deux 3e lignes qui vont s’en al­ler en sé­lec­tion et donc man­quer la fin du bloc : Gior­gadze et Wa­qa­ni­bu­ro­tu.

C’est peut­être d’ailleurs une des grosses sa­tis­fac­tions de ce match. Sans ces joueurs­là au coup d’en­voi, Brive a fait plier le lea­der, signe que le groupe a pris la me­sure, col­lec­ti­ve­ment et in­di­vi­duel­le­ment, de la Pro D2 et du pro­jet de jeu bri­viste. À l’image de Re­tief Ma­rais, ex­cellent au sein d’une troi­sième ligne com­plé­men­taire et ef­fi­cace, où Soo­ty Fa’aso’o a si­gné, en plus de son dou­blé, une pres­ta­tion bien plus con­ forme aux at­tentes pla­cées en lui.

Le CAB vou­lait son match ré­fé­rence contre Au­rillac, la ré­fé­rence s’était ar­rê­tée à la pause. Contre Mon­tau­ban, c’est la dé­fense qui avait don­né vé­ri­ta­ble­ment sa­tis­fac­tion mais pour le reste le Sta­dium était res­té sur sa faim. Face à Ne­vers, le ren­du était d’une tout autre consis­tance, en dé­pit du bo­nus en­vo­lé dans les 20 der­nières mi­nutes.

Un sta­tut à confir­mer sur la fin du bloc

L’oc­ca­sion de rap­pe­ler aux Cor­ré­ziens que cette pre­mière place ob­te­nue ven­dre­di ne doit pas être une fin en soi, ce que Fran­çois Da Ros rap­pe­lait dans une ana­lyse à chaud mais pleine de ju­geote (voir par ailleurs), à l’unis­son de son ma­na­ger.

Car Car­cas­sonne, comme Oyon­nax en sui­vant à do­mi­cile, se­ront d’autres sa­crés mor­ceaux à s’in­fli­ger pour Brive. Après avoir en­fi­lé le cos­tume de tau­lier, le CAB de­vra étren­ner ses nou­veaux ha­bits de lea­der à l’ex­té­rieur tout juste six jours après les es­sayages de ven­dre­di.

Oui, Brive est pre­mier. La 10e jour­née a mon­tré qu’il avait l’étoffe d’un pa­tron. À lui de confir­mer sa bonne te­nue sur la suite du bloc. ■

PHO­TO FRÉ­DÉ­RIC LHERPINIÈRE

DAN­GE­REUX. Brive a su ra­pi­de­ment se mon­trer dan­ge­reux avec trois es­sais ins­crits avant la pause. Les ar­rières ont ap­por­té leur pierre à l’édi­fice, à l’image de La­ran­jei­ra, im­pli­qué sur deux des es­sais cor­ré­ziens.

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