Sur le mar­ché foi­son­nant du bien-être

Près de 120 ex­po­sants sont pré­sents au sa­lon du bien­être aux Trois Pro­vinces jus­qu’à ce soir

La Montagne (Corrèze) - - Brive Vivre Sa Ville - Emi­lie Auf­fret

Si les gens ont un coup de coeur pour un boud­dha, quand ils le prennent dans leurs mains, l’émo­tion monte.

Le sa­lon du bien-être ras­semble près de 120 ex­po­sants jus­qu’à ce soir aux Trois Pro­vinces. Voi­ci quatre choses hors du com­mun que vous pour­rez y trou­ver.

Au sa­lon du bien­être, on trouve de tout. De la pra­ti­cienne cha­ma­nique au me­dium éner­gé­ti­cien en pas­sant par les ven­deurs de ja­cuz­zi et les ex­trac­teurs de jus de fruits, il y en a pour tous les goûts. Voi­ci quatre choses in­so­lites que vous pour­rez trou­ver sur place jus­qu’à ce soir aux Trois Pro­vinces.

1

Du den­ti­frice au ro­ma­rin. « Pre­nez une baie de ge­né­vrier. C’est bon pour l’im­mu­ni­té. » Sur le stand ap­pe­lé Cueillettes Cham­pêtres, on trouve de l’huile de fi­guier de Bar­ba­rie, du ma­cé­rât de mil­le­per­tuis, du den­ti­frice au ro­ma­rin… Der­rière le comp­toir Sa­bine a tout pla­qué à Pa­ris pour s’ins­tal­ler dans le Pé­ri­gord et cueillir des plantes mé­di­ci­nales qu’elle étu­die de­puis l’adoles­ cence. « Les plantes per­mettent de soi­gner énor­mé­ment de pa­tho­lo­gies. L’au­bé­pine pour les pro­blèmes de coeur, le lo­tier pour les in­som­nies, la mé­lisse pour la di­ges­tion… Il n’y a que très peu de for­ma­tions en France pour de­ve­nir her­bo­riste. Mais les choses sont en train de chan­ger. Une loi va pas­ser de­vant le sé­nat… » Soi­gner les pe­tits maux du quo­ti­dien avec les plantes, pour­quoi pas. Le bie­nêtre passe sans doute par là.

2

Du cho­co­lat aux graines de lin. « Pour bien le dé­gus­ter, il faut le coin­cer entre la joue et la gen­cive. » On suit le con­seil même si avec un pe­tit bout de cho­co­lat coin­cé à cet en­droit, il de­vient dif­fi­cile de par­ler. Ed­mond Boutry, com­mer­cial pour la cho­co­la­te­rie Ber­ton, ba­sée dans la Vienne, nous fait l’ar­ticle. « C’est un cho­co­lat aux graines de lin avec 70 % de ca­cao, des fibres, un in­dice gly­cé­mique bas. Les dia­bé­tiques peuvent en man­ger. Il fa­vo­rise la flore in­tes­ti­nale. On a aus­si un très bon re­tour sur le som­meil. Les omé­ga 3 ap­portent du bon cho­les­té­rol. Le ma­gné­sium per­met de lut­ter contre la dé­pres­sion. »

Bien en évi­dence le livre co­écrit par Jean­Claude Ber­ton, cho­co­la­tier et le très mé­dia­tique pro­fes­seur Hen­ri Joyeux, Se soi­gner avec le cho­co­lat. « Même si le cho­co­lat est bon pour beau­coup de choses, soi­gner est un bien grand mot », re­lève tou­te­fois Ed­mond Boutry.

3

Des boud­dhas vi­vants. « Si les gens ont un coup de coeur pour un boud­dha, quand ils le prennent dans leurs mains, l’émo­tion monte. Beau­coup se mettent à pleu­rer. » Mar­pha Ho­ no­ré en est convain­cue, les sta­tuettes de boud­dhas qu’elle fait ve­nir de Shan­gri­la au Ti­bet, ont des pro­prié­tés ex­traor­di­naires. « Elles sont toutes sculp­tées à la main par des ar­tistes qui sont moines ou mo­niales. Ils sont dans un état mé­di­ta­tif pen­dant la créa­tion, ce qui donne au boud­dha une fré­quence très par­ti­cu­lière. » On reste bouche bée face aux sta­tuettes as­sises en tailleur mais aus­si face au dis­cours. « Cer­taines per­sonnes ont une conscience ou­verte et aiment bien avoir un boud­dha dans leur mai­son. Il faut le pla­cer un peu en hau­teur. » On n’a vu per­sonne pleu­rer sur le stand d’Es­prit Ze­ni­tude, mais la pro­chaine fois, Mar­pha Ho­no­ré le pro­met, elle fe­ra une vi­déo.

4

Des im­plants pour les oreilles. Sur ce stand, une af­fiche pré­sente une im­mense oreille af­fu­blée de mul­tiples pe­tits points. Pa­trick de Thier est au­ri­cu­lo­thé­ra­peute. Què­sa­co ? Un « mé­de­cin » qui soigne en po­sant de pe­tits im­plants à des en­droits très pré­cis de l’oreille afin d’en­voyer des « re­quêtes thé­ra­peu­tiques » où ce­la est né­ces­saire. Pa­trick de Thier en porte lui­même. « On peut soi­gner toutes les pa­tho­lo­gies », as­sure son épouse qui l’ac­com­pagne. « Il y a deux pa­tho­lo­gies qui ré­sistent : Alz­hei­mer et les acou­phènes. » On est un peu scep­tiques. On évoque alors le can­cer. « Ah non, bien sûr, on ne soigne pas le can­cer mais on peut ai­der à mieux sup­por­ter les trai­te­ments. » On se de­mande fi­na­le­ment pour­quoi une pra­tique aus­si ef­fi­cace n’est pas re­con­nue en France. « On est peu nom­breux à faire ça. On ar­rive à trai­ter des pa­tho­lo­gies sans mé­di­ca­ments. On ne fait pas l’af­faire de l’in­dus­trie phar­ma­ceu­tique », lance Pa­trick De Thier. ■

« Soi­gner est un bien grand mot

➡ Au­jourd’hui di­manche. Le sa­lon du bien-être est ou­vert de 10 heures à

19 heures. Confé­rences et ate­liers rythment la jour­née. « Comment re­trou­ver l’éner­gie pour vivre heu­reux », à mi­di, « Thé­ra­pie par le chant in­tui­tif », à 17 heures, « La com­mu­ni­ca­tion ani­male », à 18 heures.

PHO­TO EA

SPI­RI­TUA­LI­TÉ. Boud­dha vi­vant, cho­co­lat « heal­thy », ma­te­las na­tu­rels, pierres aux pou­voirs ma­giques… On trouve de tout au sa­lon du bien-être.

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