« Rien n’en­lè­ve­ra ma dé­ter­mi­na­tion »

Paul La­combe et les Bleus af­frontent la Bul­ga­rie, de­main, à Beau­blanc

La Montagne (Corrèze) - - Sports | Basket-ball - Mat­thieu Ma­rot Twit­ter : @Mat­thieuMa­rot7

J’étais dé­vas­té. Je me suis po­sé mille ques­tions. Je pen­sais que tout était de ma faute et que je n’y ar­ri­ve­rais ja­mais.

Le Mo­né­gasque Paul La­combe se confie avant de re­trou­ver Beau­blanc, de­main soir (19 heures), à l’oc­ca­sion d’un match qua­li­fi­ca­tif entre la France et la Bul­ga­rie.

Quel est votre sen­ti­ment après votre suc­cès ven­dre­di en Ré­pu­blique Tchèque (79-65) sy­no­nyme de qua­li­fi­ca­tion pour la Coupe du monde ? C’est gé­nial ! Le groupe était consi­dé­ra­ble­ment re­nou­ve­lé mais on s’est im­po­sé avec la ma­nière. Nous sommes tous très con­tents. L’état d’es­prit a été ex­cellent. On a tous vrai­ment pris beau­coup de plai­sir. Les fe­nêtres in­ter­na­tio­nales sont très cri­ti­quées mais pour nous, il y a beau­coup de po­si­tif.

■ Mal­gré les très nom­breuses ab­sences, l’équipe a mon­tré une belle co­hé­sion… C’est mar­rant, on a tous l’im­pres­sion d’avoir tou­jours joué en­semble. C’est un groupe de potes. Ça a gran­de­ment fa­ci­li­té les choses. On était tous très content de par­ti­ci­per à cette aven­ture. Les stats parlent d’elles­mêmes. On a en­cais­sé 65 points en Ré­pu­blique tchèque et on a dé­li­vré 28 passes dé­ci­sives.

■ Les cri­tiques de To­ny Par­ker qui avait par­lé d’équipe de France (F), vous ont-elles tou­ché ? Hon­nê­te­ment, je ne fais pas at­ten­tion à ce qui se dit au­tour du ter­rain. Tout le monde peut dire ce qu’il veut mais au fi­nal, on a fait le bou­lot. Sans nous, l’équipe de France au­rait pu se faire éli­mi­ner comme c’est le cas de la Slo­vé­nie. Après, je peux com­prendre que cer­tains aient pris ces pa­roles comme un af­front. Per­son­nel­le­ment, je me dis que sans les ab­sences, je n’au­rais ja­mais eu la chance de por­ter ce maillot alors je vis au jour le jour. C’est un vrai plai­sir et une grande bouf­fée d’oxy­gène d’être dans cette équipe.

■ Qu’at­ten­dez-vous de cette ren­contre face à la Bul­ga­rie à Beau­blanc ? Si les joueurs ne se­ront pas les mêmes lors de la Coupe du monde, le staff, lui, ne chan­ge­ra pas. On peut pro­fi­ter de ce genre de match pour en­voyer des si­gnaux. Ça ne peut être que bé­né­fique pour notre car­rière. En plus, on veut tous jouer la pre­mière place.

« S’il le faut, j’irais ga­gner tout seul »

■ A quel ac­cueil vous at­ten­dez­vous de la part du pu­blic li­mou­geaud ? On ver­ra… Hon­nê­te­ment, je ne sais pas trop à quoi m’at­tendre. Le contexte est to­ta­le­ment dif­fé­rent de ce­lui du cham­pion­nat de France. J’ai hâte de voir com­ment ce­la va se pas­ser. C’est sûr que tout se pas­se­ra mieux si j’ar­rive à mon­trer de quoi je suis ca­pable. Si je ne fais que des conne­ries, ça ne va rien ar­ran­ger… (sou­rire )En tout cas, rien n’en­lè­ve­ra ma dé­ter­mi­na­tion, je prends trop de plai­sir à por­ter le maillot de l’équipe de France.

■ Lors de votre der­nière ve­nue à Beau­blanc avec Mo­na­co, vous avez eu un échange mus­clé avec quelques sup­por­ters du CSP. Quel sou­ve­nir gar­dez-vous de cet épi­sode ? On en a fait tout un pa­ta­quès mais c’était beau­coup de bruit pour pas grand­chose. Ce que je ne com­prends pas, c’est que j’ai juste cri­ti­qué les ar­bitres. Pas Li­moges. J’ai ado­ré jouer ce match. C’était une vraie ren­contre de playoffs avec beau­coup de du­re­té. Ce qui est bête et j’en ai par­lé à Da­vid Co­zette (com­men­ta­teur de RMC Sport), c’est de m’avoir rap­pe­lé sur le ter­rain à la fin de la ren­contre pour m’in­ter­vie­wer. Tout ça pour faire un peu de buzz…

■ Vous avez réa­li­sé une grande sai­son l’an der­nier mais vous avez de nou­veau per­du deux fi­nales. Com­ment vi­vez-vous ces échecs ré­pé­tés ? Après, notre dé­faite en fi­nale de la Cham­pions League, c’était vrai­ment très com­pli­qué. J’étais dé­vas­té. Je me suis po­sé mille ques­tions. Je pen­sais que tout était de ma faute et que je n’y ar­ri­ve­rais ja­mais. Ce n’était pas fa­cile. Je me suis beau­coup ap­puyé sur ma femme et ma fa­mille du­rant cette pé­riode. Et je suis re­par­ti de l’avant en me di­sant qu’il y a beau­coup plus grave dans la vie.

■ Dans quel état d’es­prit êtes-vous dé­sor­mais ? L’an der­nier, on a tout fait pour perdre le cham­pion­nat. C’est frus­trant mais je ne suis pas dé­fai­tiste. Pen­dant les playoffs, j’ai vu que je pou­vais contrô­ler cer­taines choses et que je pou­vais faire de bonnes per­for­mances lors de matchs im­por­tants. J’ai en­gran­gé de la confiance. Je me suis dit que s’il le faut, j’irais ga­gner tout seul. Fi­na­le­ment, j’ai res­sor­ti beau­coup de po­si­tif de cette lose in­ter­mi­nable (rire). ■

PHO­TO STÉ­PHANE LEFÈVRE

EU­RO­LEAGUE. Paul La­combe ne cache pas ses am­bi­tions de re­trou­ver les joutes de l’Eu­ro­league dans un ave­nir proche.

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