Le Pôle es­poir de Gué­ret mou­line fort

Les cou­reurs s’en­traînent ré­gu­liè­re­ment la se­maine avec l‘an­cien pro Maxime Mé­de­rel

La Montagne (Corrèze) - - Sports Cyclisme - Ro­main Con­ver­sin

Avec qua­torze jeunes en son sein, le Pôle es­poir de cy­clisme de Gué­ret a un bon ef­fec­tif. Les jeunes com­binent l’école et les en­traî­ne­ments ré­gu­liers.

Avec leur maillot blanc et rouge, ils ne passent pas in­aper­çus dans les rues de Gué­ret. Les qua­torze jeunes du Pôle es­poir de cy­clisme vont bien­tôt dé­mar­rer leur nou­velle sai­son sur route. Pour le mo­ment, seuls quelques­uns par­ti­cipent à des com­pé­ti­tions de cyclo­cross, pé­riode oblige.

À plein-temps

De ca­dets à es­poirs, les membres du pôle étu­dient tous dans les deux ly­cées gué­ré­tois de Fa­vard ou Bour­dan. Au quo­ti­dien, ils sont sui­vis par Maxime Mé­de­rel, an­cien cou­reur cy­cliste pro­fes­sion­nel re­con­ver­ti dans l’en­ca­dre­ment.

« On se voit le lun­di pour dé­brie­fer les courses du week­end que cer­tains ont cou­ru. J’ai scin­dé le groupe en deux pour faire de la pis­cine et du ren­for­ce­ment mus­cu­laire le mar­di. On fait du fon­cier le mer­cre­di. En ce mo­ment on tra­vaille l’en­du­rance. » D’autres font du cy­clo­cross le jeu­di.

Neuf des qua­torze jeunes sont lo­gés à l’IRFJS et une vie de groupe s’est créée. Même s’ils sont li­cen­ciés dans des clubs dif­fé­rents. Ce qui laisse poindre une lé­gère ri­va­li­té. « Il y en a qui sont chez Creuse Oxy­gène, à La Sou­ter­raine, voire même à Li­moges ou à Is­soire. »

Maxime Mé­de­rel, qui a ob­te­nu son di­plôme d’état en 2016 passe sa deuxième sai­son à la tête du Pôle. « C’était com­pli­qué au dé­but d’an­ti­ci­per mon rôle après avoir fait du sport au ni­veau pro­fes­sion­nel pen­dant plu­sieurs an­nées, mais je com­mence à me sen­tir bien. »

Le coach, qui a cou­ru le Tour de France en 2013, est épau­lé ré­gu­liè­re­ment par Fran­çois Tra­rieux, conseiller tech­nique spor­tif du Li­mou­sin, des in­ter­ve­nants, des mé­de­cins et aus­si un psy­chiatre, Éric Charles, qui di­rige l’uni­té psy­cho­pa­tho­lo­gie du sport au Centre hos­pi­ta­lier d’Es­qui­rol à Li­moges. « Au dé­but, les pa­rents ont eu un peu peur, es­time Maxime Mé­de­rel. Mais le men­tal est aus­si im­por­tant que le phy­sique et je vois bien que cer­tains jeunes ap­pré­cient lui par­ler. »

Sa­voir gé­rer le stress des com­pé­ti­tions et sur­tout l’al­ter­nance entre les en­traî­ne­ments et l’école est pri­mor­dial pour ces jeunes cou­reurs. Bien sûr, ils ne fe­ ront pas tous car­rière, mais cer­tains ont un fort po­ten­tiel. En tout cas, le Pôle fonc­tionne plu­tôt bien puis­qu’avec 14 ath­lètes, il est presque au com­plet. « On est au ta­quet, sur­tout en étant seul à gé­rer. On a même eu une de­mande ve­nant de Bayonne. » Vic­time de son suc­cès ? En tout cas, il n’hé­si­te­ra pas à conti­nuer de re­cru­ter l’an­née pro­chaine. Ce se­rait dom­mage de pas­ser à cô­té d’une perle rare. ■

➡ Can­di­da­ter. Les dos­siers de can­di­da­ture pour la sai­son 2019-2020 se­ront dis­po­nibles au dé­but de l’an­née. À par­tir de mai, juin, des tests se­ront or­ga­ni­sés pour les dos­siers sé­lec­tion­nés.

La struc­ture creu­soise est vic­time de son suc­cès

PHOTO : ALEX OVER­TON

EN FORCE. De­puis sep­tembre, ils sont qua­torze jeunes de 15 à 18 ans à s’en­traî­ner avec le pôle es­poir.

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