La « pa­labre » avec des gens heu­reux

Dans cette com­mune de 650 ha­bi­tants, elles ex­priment leur joie de vivre dans le Bas­sin mi­nier

La Montagne (Haute-Loire) - - Bassin Minier Vie Locale - Nicolas Jac­quet et Maxime Es­cot

La deuxième étape de notre sé­rie d’été, l’Arbre à pa­labres, nous a ame­nés à po­ser notre table à Ju­meaux, mer­cre­di. Ren­contres…

«On v ient vous voir car ce n’est pas tous les jours que La Mon­tagne est à Ju­meaux. » Isa­belle, Sophie, An­nick et An­nick ( de gauche à droite sur la photo), n’ont pas per­du l’oc­ca­sion de ve­nir pa­la­brer avec nous. Bien leur en a pris. Avec elles, nous avons échan­gé de longues mi­nutes et ce n’était pas triste !

« Les gens sont ado­rables »

« Vous sa­vez, j’aime bien par­ler » , lance An­nick ( à droite), en riant. « Vous n’avez pas fi­ni avec elle », en­ché­rit Isa­belle. La pre­mière ci­tée est une Ju­meau­doise pure souche. « J’ai 58 ans et j’ai tou­jours ha­bi­té ici. Oui je vous donne mon âge mais je ne vais pas vous dé­voi­ler mon poids. » Le ton est don­né.

Autour de notre table, les quatre femmes lancent des su­jets de conver­sa­tion divers : im­pli­ca­tion des ha­bi­tants dans la vie du vil­lage, plai­sir d’ha­bi­ter dans une com­mune où il fait bon vivre, men­ta­li­té au­ver­gnate…

Ce der­nier point a long­temps été abor­dé. Sur­tout entre les deux An­nick. L’une a tou­jours vé­cu ici. L’autre s’est ins­tal­lée dé­fi­ni­ti­ve­ment dans la com­mune du Bas­sin mi­nier il y a quelques mois, avec son ma­ri.

« Nous sommes de Bou­logne­sur­Mer. Pen­dant une di­zaine d’ an­nées, nous avons vé­cu à Lyon mais nous avons dé­ci­dé de tout pla­quer pour ve­nir ici. C’était une vie de dingue », s’in­surge­t­elle. Cette dé­ci­sion n’a pas été prise au ha­sard. Son époux vient en va­cances à Ju­meaux, chaque été, de­puis l’âge de 9 mois.

« Ici les gens sont ado­rables. Nous nous sommes fait des amis. Nous avons es­sayé de ve­nir nous ins­tal­ler il y a quelques an­nées mais comme nous n’avons pas trou­vé de tra­vail, nous sommes re­tour­nés à Lyon. Cette fois, pas ques­tion de par­tir !»

De­vant l’en­thou­siasme de sa voi­sine, de­ve­nue une amie, la se­conde An­nick pré­fère tem­pé­rer. « Les Au­ver­gnats, nous sommes sym­pas mais nous n’al­lons pas vers les gens. Il faut ve­nir nous par­ler et se faire ac­cep­ter. » Une re­marque confir­mée par Sophie et Isa­belle. Ces femmes se connaissent de­puis tou­jours, elles sont membres d’as­so­cia­tions et par­ti­cipent à la vie de leur com­mune.

Une sa­tis­fac­tion pour elles ? « Les jeunes, la gé­né­ra­tion de nos en­fants, re­prennent le flambeau. Ils s’im­pliquent à leur tour, comme nous l’avons fait. C’est bien pour la com­mune. »

Avec ces quatre femmes, comme avec les autres Ju­meau­dois que nous avons ren­con­trés, pas be­soin de for­cer les choses pour en­ga­ger la conver­sa­tion. Pour tous, au­jourd’hui, c’est le 14 juillet et la fête pro­met d’être belle. Et vi­si­ble­ment, les pom­piers connaissent très bien l’adresse d’une de nos quatre Ju­meau­doises où, ce soir, comme chaque an­née, ils vont pour­suivre les fes­ti­vi­tés. ■

Cette fois, pas ques­tion de par­tir de Ju­meaux !”

PHOTOS NICOLAS JAC­QUET

PAR­TAGE. De­vant la mai­rie, nous avons po­sé une table et des chaises. Isa­belle, Sophie, An­nick et An­nick ont fait le reste.

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