Que pen­sez-vous de la fer­me­ture d’un gui­chet en gare d’Is­soire ?

La Montagne (Haute-Loire) - - Issoire Vivre Sa Ville -

MA­RIE-PAS­CALE LÉ­GER Re­trai­tée, Brousse

« C’est n’im­porte quoi. Ce n’est plus une lo­gique de ser­vice public mais de pri­vé. Main­te­nant, je vais faire 50 km al­ler-re­tour, de­puis mon vil­lage, pour trou­ver un gui­chet fer­mé ! Moi, je pré­fère le con­tact hu­main. Un dis­tri­bu­teur au­to­ma­tique, ce n’est pas la même chose. »

BAP­TISTE MO­REL Ly­céen, Brassac-les-Mines

« Je n’étais pas au cou­rant. En tout cas, c’est dom­mage pour les per­sonnes qui se lèvent tôt le ma­tin et ter­minent tard le soir. Pour les per­sonnes qui n’ont pas for­cé­ment In­ter­net aus­si. Moi, il m’ar­rive d’al­ler au gui­chet. Quand je ne suis pas sûr, je de­mande à un agent. »

ZOFIA WOLSKA Cos­tu­mière, An­toingt

« C’est un scan­dale. On n’est pas en sé­cu­ri­té quand le gui­chet est fer­mé. Les per­sonnes han­di­ca­pées, les per­sonnes âgées et tous ceux qui ne maî­trisent pas bien In­ter­net ont be­soin d’un con­tact vi­vant. On dit qu’il n’y a pas d’em­ploi pour les gens. Mais on fait quoi pour ça ? »

DI­MI­TRI CLÉ­MENT In­té­ri­maire, Suisse

« J’ha­bite en Suisse. Je prends le train pour al­ler voir ma fa­mille qui est à Is­soire. Et je vais au gui­chet pour mes billets. Je pré­fère le con­tact hu­main. Cette fer­me­ture, ce n’est pas top pour les usa­gers quo­ti­diens. C’est une perte de ser­vice et aus­si une perte d’em­plois. »

MA­NON CHASSARD Ly­céenne, Besse

« Ce­la va être plus com­pli­qué de prendre son billet. On ne com­mande pas spé­cia­le­ment sur In­ter­net quand on est mi­neur. On n’a pas de co­or­données ban­caires. Toutes mes co­pines vont au gui­chet. Moi aus­si. On pré­fère faire tra­vailler les gens qui sont là. »

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