Jo­na­thann Daval avoue le meurtre de sa femme

La mère de la vic­time a fait cra­quer le sus­pect.

La Montagne (Montluçon) - - La Une - Ju­lien Mo­reau ju­lien.mo­[email protected]­tre­france.com

Jo­na­thann Daval a de nou­veau avoué être le meur­trier de sa femme, Alexia, cra­quant face à la mère de la vic­time, hier, au tri­bu­nal de grande ins­tance de Be­san­çon. L’avo­cat cler­mon­tois GillesJean Portejoie ra­conte.

Au terme d’une jour­née de confron­ta­tions avec sa belle­fa­mille, hier, Jo­na­thann Daval a de nou­veau avoué être le meur­trier de sa femme, Alexia. L’homme a cra­qué face à la mère de la vic­time, au tri­bu­nal de grande ins­tance de Be­san­çon, a an­non­cé le pro­cu­reur de la Ré­pu­blique, Etienne Man­teaux. « Mon­sieur Daval s’est ré­fu­gié dans son dé­ni pour, au bout d’une heure et quart, une heure vingt de confron­ta­tion, s’ef­fon­drer en san­glots et avouer fi­na­le­ment qu’il avait don­né la mort à Alexia Daval », a­t­il dé­cla­ré.

Isa­belle Fouillot, la mère d’Alexia, s’est dite « sou­la­gée » après ces aveux. Pen­dant la ma­ti­née, Jo­na­thann Daval avait pour­tant main­te­nu sa ver­sion d’un com­plot fa­mi­lial, lors de confron­ta­tions avec le beau­frère et la soeur d’Alexia, Gré­go­ry et Stéphanie Gay.

Après avoir avoué une pre­mière fois le meurtre com­mis fin oc­tobre 2017, Jo­na­thann Daval était re­ve­nu sur ses aveux en juin pour ac­cu­ser son beau­frère d’en être l’au­teur et sa belle­ fa­mille d’avoir conclu un « pacte se­cret » pour lui faire por­ter le cha­peau.

Ré­cit d’une longue jour­née

L’avo­cat cler­mon­tois du beau­frère, Gilles­Jean Portejoie, était pré­sent lors de ces quatre fa­ceà­face suc­ces­sifs. « J’avais de­man­dé au juge cette confron­ta­tion et il m’avait don­né sa­tis­fac­tion. Cer­tains sou­riaient et étaient sep­tiques […] Elles ont com­men­cé à 9 heures, il y avait une ten­sion ex­tra­or­di­naire, de la pres­sion. »

Gré­go­ry et Stéphanie Gay ont été les deux pre­miers à « af­fron­ter » Jo­na­thann Daval. « Il était in­ex­pres­sif, amorphe, il niait et conti­nuait de nous ac­cu­ser. C’était par­ti­cu­liè­re­ment ab­ject. À mi­di, on com­men­çait à se dire qu’il al­lait te­nir. »

Mais il a suf­fi d’un ins­tant, d’une pho­to­gra­phie, pour faire cra­quer l’ac­cu­sé. « Il était en­vi­ron 15 h 30­16 heures. Il était face à la mère d’Alexia », pour­suit le con­seil cler­mon­tois. « Elle a sor­ti et lui a mon­tré une photo de son ex­femme avec leur chat. C’est là qu’il s’est ef­fon­dré et qu’il a tout avoué. »

Pour la fa­mille de la dé­funte, le soulagement est grand. « C’était une étape ca­pi­tale dans la pro­cé­dure. C’est un im­mense soulagement pour toute la fa­mille. Main­te­nant, il n’y a plus de place au doute. On va al­ler vers la fin de l’in­for­ma­tion ju­di­ciaire et on es­père un pro­cès pour cou­rant 2019. C’est une vraie sa­tis­fac­tion. » ■

PH. AFP

SOU­LA­GÉE. Isa­belle Fouillot, mère d’Alexia, et l’avo­cat Gilles-Jean Portejoie.

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