Le Stade se tire une balle dans le pied

Les Can­ta­liens se sont in­cli­nés à do­mi­cile face à Vannes (17­23), hier

La Montagne (Montluçon) - - Sports Rugby - Nour­re­dine Re­gaieg

Pas­sés à cô­té de leur match face à Vannes no­tam­ment en touche, les Au­rilla­cois ont en­re­gis­tré leur deuxième re­vers de la sai­son à do­mi­cile au terme d’un match très moyen.

Flam­boyants lors de leurs deux der­nières sor­ties, les Can­ta­liens ont long­temps été ca­tas­tro­phiques face à Vannes et ont en­re­gis­tré leur deuxième dé­faite de la sai­son à do­mi­cile. La ti­mide ré­ac­tion en fin de match n’au­ra pas suf­fi à sau­ver les meubles.

Com­plè­te­ment à cô­té de leurs pompes tout au long de la pre­mière pé­riode, les hommes d’An­dré Bes­ter et Thier­ry Peu­chles­trade n’ont clai­re­ment pas vu le jour face à des Van­ne­tais bien plus dé­ter­mi­nés. Ra­pi­de­ment der­rière au ta­bleau d’af­fi­chage après une pé­na­li­té si­gnée Le Bail (0­3, 9e), les Au­rilla­cois ne par­ve­naient pas à trou­ver de so­lu­tions.

Une pre­mière fois bat­tus par Hickes (0­8, 18e), les Can­ta­liens voyaient en­suite Le Bail pu­nir leur in­dis­ci­pline au pied (0­11, 24e ). Mal­gré une pé­na­li­té de Pie­ter­Steyn De Wet qui dé­blo­quait le comp­teur rouge et bleu (3­11, 28e), les Au­rilla­cois conti­nuaient de su­bir et cra­quaient une nou­velle fois face à la rou­blar­dise de Le Bail qui apla­tis­sait sous les perches (3­18, 35e).

Sous pres­sion, Jack McP­hee et ses co­équi­piers se met­taient en­core à la faute et cra­quaient une troi­sième fois face à la puis­sance de Blan­chard qui concluait un bon bal­lon por­té (3­23, 40e+2) alors que Shaun Aden­dorff ve­nait de prendre un car­ton jaune (40e+1). Un pre­mier acte ca­tas­tro­phique bien loin des pres­ta­tions convain­cantes li­vrées ces der­niers temps par le Stade Au­rilla­cois.

Une ré­ac­tion bien trop tar­dive

À l’image de la fin de pre­mière pé­riode, les Au­rilla­cois ne par­ve­naient pas à sor­tir de leur camp au re­tour des ves­tiaires.

De bles­sures en bal­lons per­dus en touche, les Can­ta­liens éprou­vaient toutes les peines du monde pour trou­ver la faille. Au fi­nal, il au­ra fal­lu at­tendre le der­nier quart d’heure pour voir le Stade en po­si­tion de mar­quer. Et comme un sym­bole, c’est sur une ap­proxi­ma­tion, sur un bal­lon per­du par Vannes, que Tho­mas Salles re­lan­çait un peu les siens (10­23, 72e).

En su­pé­rio­ri­té nu­mé­rique après le jaune re­çu par Jones (74e), les Can­ta­liens lan­çaient leurs der­nières forces dans la ba­taille pour ten­ter de sau­ver les meubles. Ins­tal­lés dans le camp bre­ton, ils par­ve­naient à ins­crire un se­cond es­sai par l’in­ter­mé­diaire de Bas­tien Col­liat (17­23, 78e).

Un ré­veil bien trop tar­dif pour es­pé­rer mieux que cette piètre dé­faite qui re­met pas mal de choses en ques­tion. ■ ➔ Bles­sés. En plus de la dé­faite, le Stade Au­rilla­cois a dû faire face à une cas­cade de bles­sures. De Wet souffre d’une frac­ture de la face, Va­len­tin d’une dé­chi­rure d’un is­chio, Hé­zard d’une dé­chi­rure du mol­let, Mai­tu­ku d’une en­torse acro­mio-cla­vi­cu­laire, Aden­dorff souffre de la che­ville, Am­rou­ni du dos tan­dis que Sha­ri­kadze, Sa­vea et Ja­va­khia ont su­bi un pro­to­cole com­mo­tion.

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