Pour­quoi les jeunes ont rai­son de choi­sir l’en­sei­gne­ment agri­cole ?

La Montagne (Moulins) - - Le Fait Du Jour - P.-O. Feb­vret

L’en­sei­gne­ment agri­cole ne forme pas que des fu­turs agri­cul­teurs, chefs d’ex­ploi­ta­tion. Il a consi­dé­ra­ble­ment évo­lué ces der­nières dé­cen­nies.

Il offre une va­rié­té de par­cours de for­ma­tions gé­né­rales, tech­no­lo­giques et pro­fes­sion­nelles, de la 4e jus­qu’à l’en­sei­gne­ment su­pé­rieur long. Et ce­la dans les do­maines de l’agri­cul­ture évi­dem­ment mais éga­le­ment de l’en­vi­ron­ne­ment, de l’agroa­li­men­taire, des ser­vices à la per­sonne, le com­merce, le pay­sage…

120 éta­blis­se­ments dans la ré­gion

Dans la nou­velle ré­gion, il re­pré­sente 120 éta­blis­se­ments (dont 29 pu­blics) qui ac­cueillent 30.000 élèves, étu­diants et ap­pren­tis. Des ef­fec­tifs en hausse sauf dans le do­maine de l’ap­pren­tis­sage.

« Il y a une di­ver­si­té des états d’es­prit liés à la di­ver­si­té des pro­fils en lien avec la di­ver­si­té des fi­lières et des ni­veaux d’étude, ex­plique­t­on au stand de l’en­sei­gne­ment agri­cole pu­blic. Mais par­mi les grandes ten­dances au­jourd’hui, nous avons des jeunes qui ont plus de dis­tance avec la pres­sion pa­ren­tale… Ils ne sont plus comme avant ex­clu­si­ve­ment is­sus du monde agri­cole. Et c’est un sec­teur qui se fé­mi­nise à vi­tesse grande V. Plei­ne­ment conscients des dif­fi­cul­tés en­vi­ron­ne­men­tales, so­cié­tales et éco­no­miques du sec­ teur, ils as­sument leurs choix. » Le sec­teur de l’agri­cul­ture reste très por­teur avec 22.000 re­cru­te­ments pré­vus en 2018 pour la ré­gion Au­vergne­Rhône­Alpes, bien que la ma­jo­ri­té concerne les em­plois sai­son­niers (12 %) Une offre d’em­plois qui per­met à des jeunes en for­ma­tion de dé­cou­vrir dif­fé­rents modes de pro­duc­tion et d’af­fi­ner ain­si leur pro­jet.

Le sec­teur connaît de réelles dif­fi­cul­tés avec des ré­sul­tats en baisse. Mais beau­coup de chefs d’ex­ploi­ta­tion (un sur quatre) dé­clarent en­core vou­loir em­bau­cher des sa­la­riés per­ma­nents. Cer­tains postes sont dif­fi­ciles à pour­voir faute de can­di­dats qua­li­fiés. Les conduc­teurs mé­ca­ni­ciens d’en­gins agri­coles, les agents d’éle­vages bo­vins et por­cins, les agents et chefs de culture en par­ti­cu­lier en ma­raî­chage et en hor­ti­cul­ture, ain­si que les agents vi­ni­coles po­ly­va­lents sont re­cher­chés… C’est le cas éga­le­ment dans le do­maine des ser­vices des tech­ni­ciens en mé­ca­nique ou les com­mer­ciaux ayant une com­pé­tence en agro­no­mie ou en agroé­qui­pe­ment.

De leurs cô­tés les struc­tures de for­ma­tion se montrent à l’écoute de cette de­mande éma­nant du ter­rain. Pu­bliques ou pri­vées, elles sont pré­sentes au Som­met et ré­pon­dront à toutes les in­ter­ro­ga­tions des jeunes et de leurs fa­milles. ■

PHO­TO PIERRE COUBLE

RE­CRU­TE­MENT. Les pro­fes­sion­nels peinent entre autres à re­cru­ter des conduc­teurs mé­ca­ni­ciens d’en­gins agri­coles.

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