« L’amour est comme une loterie »

Trei­zième édi­tion à l’Es­pace Villars, sa­me­di et di­manche en pré­sence de Ge­ne­viève de Fon­te­nay

La Montagne (Moulins) - - Moulins Vivre Son Agglo - Sté­pha­nie Mé­na ste­pha­nie.me­[email protected]­tre­france.com Sa­lon du ma­riage.

La 13e édi­tion du Ma­riage Ex­po, le sa­lon du ma­riage à Mou­lins, au­ra lieu à l’Es­pace Villars, sa­me­di et di­manche en pré­sence de Ge­ne­viève de Fon­te­nay.

À86 ans, Ge­ne­viève de Fon­te­nay a pris du re­cul sur le monde des Miss. Mais res­ter loin de son pu­blic, im­pos­sible pour la dame au cha­peau.

■ Vous se­rez au sa­lon du ma­riage à Mou­lins, di­manche. Vous réa­li­sez sou­vent ce genre de pres­ta­tions ?

« Je me dé­place moins qu’avant. Je di­rais que je vais dans des sa­lons ou des grandes sur­faces deux fois par mois. C’est une ma­nière de gar­der le contact avec le pu­blic. Ça me per­met de m’oc­cu­per plu­tôt que d’at­tendre la mort. À mon âge, on sort de chez soi le ma­tin, on ne sait pas si on ren­tre­ra. J’ai­me­rais par­tir dans mon som­meil comme Az­na­vour. »

■ Con­nais­siez-vous Charles Az­na­vour ?

« Non mais je l’ad­mi­rais beau­coup. C’est bien que Jacques Chi­rac l’ait fait com­man­deur de la Lé­gion d’Hon­neur. C’était en 2004. Il avait 80 ans ! Il était temps. Quand je pense à la ra­pi­di­té avec la­quelle d’autres re­çoivent cette dis­tinc­tion… »

■ Comment ex­pli­quez-vous votre po­pu­la­ri­té ?

« Je n’ai ja­mais re­fu­sé une pho­to ou un au­to­graphe. Je ne me consi­dère pas su­pé­rieure aux autres. Et quand on m’in­ter­pelle, pour moi ce n’est pas un dé­ran­ge­ment, mais un hon­neur, une re­con­nais­sance. Je me rends compte que je n’ai pas per­du mon temps.

Toutes sortes de gens m’abordent, c’est très cu­rieux, des jeunes, des vieux, des gens d’ori­gine magh­ré­bine, des tou­ristes ja­po­nais, les éboueurs dans ma rue, les contrô­leurs dans le train… J’in­carne cer­taines va­leurs, comme la di­gni­té, le res­pect de soi et des autres, choses qui se perdent à notre époque. Il y a tant de vio­lence sur les écrans no­tam­ment. Il y a aus­si moins de bon sens et de bon goût. Re­gar­dez cette mode idiote des jeans troués. Ache­ter un jean troué, quelle aber­ra­tion ! Quand une per­sonne avec un pan­ta­lon troué veut prendre une pho­to avec moi, je lui de­mande de se ca­cher un peu der­rière moi ! »

■ Quels conseils don­ne­riez-vous à de fu­turs ma­riés ou de jeunes ma­riés ?

« Je ne pense pas avoir quoi que ce soit à conseiller. Je ne me suis pas ma­riée ; il faut dire qu’avec Louis, nous n’avions pas de pa­tri­moine, rien à trans­mettre, seule­ment nos mé­tiers, nos pas­sions. Ce n’est pas un bul­le­tin de maire ou de cu­ré qui fait la fi­dé­li­té dans la vie. L’amour est comme une loterie. Qu’est­ce que l’autre va de­ve­nir ? Comment va­t­on évo­luer ? Mais son bon­heur ne doit pas se faire au dé­tri­ment de ce­lui des autres. Je constate qu’il y a plus de di­vorces car les gens se sentent moins res­pon­sables. Or, une union doit aus­si se faire avec le cer­veau. On se construit en­semble ». ■

« J’in­carne cer­taines va­leurs, comme la di­gni­té, le res­pect de soi et des autres »

Sa­me­di 6 et di­manche 7 oc­tobre à l’Es­pace Villars (à cô­té du CNCS) à par­tir de 10h, jus­qu’à 19 heures le sa­me­di et 18 heures le di­manche. En­trée : 3 €.

Ge­ne­viève de Fon­te­nay se prê­te­ra à une séance de dé­di­caces et pho­tos le di­manche entre 14 h 30 et 17 h 15.

37 ex­po­sants sont at­ten­dus : trai­teurs, pho­to­graphes, ani­ma­teurs de soi­rée, lo­ca­tions de ma­té­riel pour ré­cep­tion… Ren­sei­gne­ments : [email protected]­riage.sa­lon

PHO­TO D’AR­CHIVES B.BARLIER

GE­NE­VIÈVE DE FON­TE­NAY. Elle se­ra à Mou­lins.

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