Com­battre les idées re­çues

La Fête de la science se tien­dra du 6 au 14 oc­tobre sur tout le ter­ri­toire

La Montagne (Moulins) - - Jeux - Maxime Meyer et Ma­rion Jus­ti­nien [email protected]­tre­france.com

Les di­no­saures ont dis­pa­ru, l’in­for­ma­tique c’est pour les mecs, les vac­cins sont dan­ge­reux… Les idées re­çues ont la vie dure et la Fête de la science, à par­tir du 6 oc­tobre, en­tend les mettre à mal.

La Fête de la science se tien­dra du 6 au 14 oc­tobre en France mé­tro­po­li­taine. Cette an­née, le ren­dez­vous des­ti­né à pro­mou­voir le monde scien­ti­fique s’in­té­resse par­ti­cu­liè­re­ment aux idées re­çues, qui ont la vie dure. Plu­sieurs pu­bli­ca­tions et ate­liers ré­par­tis sur le ter­ri­toire per­met­tront de leur faire la peau de ma­nière lu­dique. Pe­tit tour d’ho­ri­zon sur cer­tains mythes à dé­bou­ter.

1 Un ven­ti­la­teur ra­fraî­chit l’at­mo­sphère. Contrai­re­ment à ce que l’on pour­rait pen­ser, les ven­ti­la­teurs ne re­froi­dissent pas l’air, ils se contentent de le mettre en mou­ve­ment. Pire en­core : ce fai­sant, ils aug­mentent les frot­te­ments des mo­lé­cules d’air et l’échauffent. Le ven­ti­la­teur n’ap­porte donc qu’une agréable sen­sa­tion de fraî­cheur.

2 Nous n’uti­li­sons que 10 % de notre cer­veau. Cette idée re­çue as­sez ré­pan­due, uti­li­sée comme pitch pour le film Lu­cy, de Luc Bes­son, est to­ta­le­ment fausse. En ef­fet, comme le sou­lignent les pro­grès mé­di­caux, au­cune zone n’est in­ac­tive de fa­çon per­ma­nente. L’en­semble de notre cer­veau est uti­li­sé, même si cha­cune des ré­gions n’est pas mo­bi­li­sée au même ins­tant. L’idée qu’il exis­te­rait des zones cé­ré­brales non af­fec­tées et sus­cep­tibles d’of­frir des po­ten­tia­li­tés nou­velles n’a donc pas de réa­li­té.

3 Les filles sont moins fortes en ma­thé­ma­tiques. Une étude pu­bliée par l’Ins­ti­tut des po­li­tiques pu­bliques en 2014 dé­montre le contraire. Elle passe au crible les notes re­çues par chaque sexe à l’en­trée et à la sor­tie du col­lège. Conclu­sion : les filles, qui ar­rivent en 6e avec un ni­veau lé­gè­re­ment in­fé­rieur en maths que les gar­çons (88 % des filles maî­trisent la base, contre 91 % des gar­çons), ob­tiennent un ni­veau équi­valent. En 2015, la re­vue Fron­tiers in Psy­cho­lo­gy confirme et ex­plique ce­la par un manque de confiance en elles : « Nos ré­sul­tats in­diquent que les femmes ont le même po­ten­tiel à suivre et réus­sir des études scien­ti­fiques si seule­ment elles prennent conscience de leur ap­ti­tude égale aux hommes ».

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La mu­raille de Chine est vi­sible

de l’es­pace. Ce mythe, on le doit à un an­ti­quaire bri­tan­nique du XVIIIe siècle, William Stu­ke­ley. Longue de 6.700 ki­lo­mètres mais large de seule­ment six mètres, la Grande Mu­raille n’est pas vi­sible de si loin, puis­qu’elle se confond avec le pay­sage mon­ta­gneux du nord de la Chine.

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Les fleurs de tour­ne­sols suivent le so­leil. En l’oc­cur­rence, seul les bour­geons de tour­ne­sols tournent avec l’astre so­laire. Quand les fleurs s’ouvrent, le mou­ve­ment s’ar­rête et la fleur reste dans cette po­si­tion.

PH. AFP

FAITS. A l’ère des « fake news », la science met les points sur les « i ».

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