« Les pre­miers ac­teurs du bien-être ani­mal »

La Montagne (Moulins) - - 27e Sommet De L'elevage - Ma­rielle Bastide

Le bien-être ani­mal fi­gure par­mi les thèmes clés du Som­met de l’éle­vage, qui lui a dé­dié plu­sieurs confé­rences cette an­née. jours avec les ani­maux. »

On ne peut pas me­su­rer le bien-être ani­mal. Il existe plu­sieurs tests et des cri­tères très pré­cis pour me­su­rer le bien­être ani­mal. Chez la vache lai­tière par exemple, le pro­to­cole com­plet com­porte plus de trente me­sures. Entre autres, la note d’état cor­po­rel : si la vache est maigre, bien por­tante ou trop grasse. Le temps de cou­chage est éga­le­ment me­su­ré pour sa­voir si le sol est confor­table. « On com­bine tous ces cri­tères pour ob­te­nir un score glo­bal. Pour l’amé­lio­rer, c’est vrai­ment du cas par cas. Il faut trou­ver des pe­tits trucs, par­fois tout bêtes, ob­serve Luc Mou­nier. Par exemple, les lo­gettes, ces sortes de par­king où se couchent les vaches. Il faut par­fois confi­gu­rer la barre au­tre­ment ou ache­ter des ta­pis pour amé­lio­rer le bien­être. »

Tout le monde de­vrait éle­ver des poules dans son jar­din. Et si on ré­in­ven­tait notre rap­port à l’ani­mal en éle­vant des bêtes dans nos jar­dins, par exemple des mou­tons pour en­trete­ nir la pe­louse ou des poules pour les oeufs ? Pour Luc Mou­nier, « c’est une aber­ra­tion. Le consom­ma­teur ou le ci­toyen lamb­da n’a ni les in­fra­struc­tures ni les connais­sances pour s’oc­cu­per ef­fi­ca­ce­ment d’un ani­mal. Il ne se ren­dra pas for­cé­ment compte que l’en­clos n’est pas adap­té, que l’ani­mal est ma­lade. Le bien­être ani­mal, ce n’est pas de dire : “Il se­ra mieux chez moi que dans un éle­vage”. S’oc­cu­per des ani­maux, c’est un tra­vail de pro­fes­sion­nels. » ■

PHO­TO RI­CHARD BRUNEL

SOINS. Les éle­veurs sont en contact tous les jours avec les ani­maux.

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