Le pré­sident por­té dis­pa­ru

La fa­mille du Chi­nois Meng Hong­wei n’a plus de nou­velles

La Montagne (Moulins) - - France & Monde Actualités -

Une en­quête pour dis­pa­ri­tion a été ou­verte en France concer­nant Meng Hong­wei, le pré­sident chi­nois d’In­ter­pol, dont la fa­mille n’a plus de nou­velles de­puis son dé­part pour la Chine fin sep­tembre.

C’est son épouse qui a si­gna­lé sa dis­pa­ri­tion aux au­to­ri­tés fran­çaises en fai­sant part de son in­quié­tude, se­lon une source proche du dos­sier, confir­mant une in­for­ma­tion d’Eu­rope 1.

« Il n’a pas dis­pa­ru en France », a pré­ci­sé cette source. Se­lon le quo­ti­dien de Hong Kong en langue an­glaise South Chi­na Mor­ning Post, qui cite une source ano­nyme, cet homme de 64 ans fait l’ob­jet d’une en­quête dans son pays.

Il a été « em­me­né » par les au­to­ri­tés « dès son at­ter­ris­sage », la se­maine der­nière, pour des mo­tifs en­core flous, af­firme le jour­nal.

Une en­quête a été ou­verte à Lyon, siège mon­dial de l’or­ga­ni­sa­tion ras­sem­blant 192 pays et lieu de ré­si­dence de Meng Hong­wei et sa fa­mille. Elle a été confiée à la po­lice ju­di­ciaire.

« Cette af­faire concerne les au­to­ri­tés com­pé­tentes en France et en Chine », s’est bor­né à com­men­ter In­ter­pol dans un com­mu­ni­qué, en sou­li­gnant que c’est l’Al­le­mand Jür­gen Stock, son se­cré­taire gé­né­ral, et non Meng Hong­wei, qui est char­gé de la conduite de l’or­ga­ni­sa­tion au quo­ti­dien.

Meng Hong­wei, 64 ans, avait été élu le 10 no­vembre 2016 à la tête d’In­ter­pol lors de sa 85e as­sem­ blée gé­né­rale an­nuelle à Ba­li, en rem­pla­ce­ment de la Fran­çaise Mi­reille Bal­les­traz­zi, de­van­çant lar­ge­ment un unique concur­rent na­mi­bien. Son man­dat court jus­qu’en 2020.

No­mi­na­tion cri­ti­quée

Avant sa no­mi­na­tion, il exer­çait en Chine comme vice­mi­nistre de la Sé­cu­ri­té pu­blique et y di­ri­geait le bu­reau na­tio­nal d’In­ter­pol. Il était éga­le­ment un poids lourd du Par­ti com­mu­niste chi­nois.

Du­rant sa car­rière de po­li­cier, il a tra­vaillé dans des uni­tés de lutte contre le tra­fic de drogue, l’an­ti­ter­ro­risme et a di­ri­gé les garde­côtes chi­nois, se­lon sa bio­gra­phie sur le site d’In­ter­pol.

Cette pre­mière no­mi­na­tion d’un Chi­nois à ce poste avait été cri­ti­quée par des or­ga­ni­sa­tions de dé­fense des droits de l’Homme. La Chine a long­temps uti­li­sé In­ter­pol « pour ar­rê­ter des dis­si­dents et des ré­fu­giés à l’étran­ger », s’était in­quié­té no­tam­ment Am­nes­ty In­ter­na­tio­nal. ■

PHO­TO AFP

EN­QUÊTE. Dis­pa­ru de­puis son dé­part pour la Chine.

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