L’État se désen­gage d’En­gie

La Montagne (Moulins) - - Magazine Tendances Bourse -

L’As­sem­blée na­tio­nale a au­to­ri­sé jeu­di l’Etat à des­cendre en des­sous du seuil des 33 % des parts dans le ca­pi­tal d’En­gie (ex-GDF Suez), ou­vrant la voie à un désen­ga­ge­ment to­tal ou par­tiel de l’État dans ce groupe stra­té­gique du sec­teur de l’éner­gie.

« Contrai­re­ment à La Fran­çaise des jeux (FDJ) ou à Aé­ro­ports de Pa­ris (ADP), nous ne pri­va­ti­sons pas En­gie : nous fai­sons sim­ple­ment évo­luer la loi pour li­bé­rer l’État d’une si­tua­tion de contrainte », a pré­ci­sé le co­rap­por­teur Ma­rie Le­bec (LREM). Né en 2008 d’une fu­sion entre Gaz de France (GDF) et Suez, En­gie est un ac­teur in­dus­triel ma­jeur de l’éner­gie en France et dans le monde avec 150.000 sa­la­riés dans 70 pays, pour un chiffre d’af­faires de 65 mil­liards d’eu­ros en 2017. Il pos­sède no­tam­ment 75 % de la so­cié­té GRT­gaz qui as­sure le tran­sport du gaz na­tu­rel.

L’État a été au­to­ri­sé à se sé­pa­rer de tout ou par­tie des parts qu’il dé­tient dans En­gie (soit 24,1 %, re­pré­sen­tant quelque 7,8 mil­liards d’eu­ros).

Les ces­sions d’ac­tifs dans ADP, la FDJ et En­gie doivent contri­buer à ali­men­ter un fonds des­ti­né à fi­nan­cer l’in­no­va­tion et à désen­det­ter l’Etat (ci­contre).

Les par­le­men­taires ont par ailleurs sup­pri­mé l’obli­ga­tion lé­gale qui contrai­gnait En­gie, l’Etat ou des per­sonnes pu­bliques à dé­te­nir l’intégralité du ca­pi­tal de GRT­gaz, pour la rem­pla­cer par une simple obli­ga­tion de dé­ten­tion ma­jo­ri­taire.

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