Le PAL à l’heure d’hi­ver

La Montagne (Moulins) - - La Une - Ariane Bou­hours ariane.bou­hours@cen­tre­france.com

PARC D’AT­TRAC­TIONS. Le parc de Saint­Pour­çain­sur­Besbre à peine fer­mé, les 74 per­ma­nents, sans comp­ter des so­cié­tés ex­té­rieures, s’af­fairent pour en­tre­te­nir et amé­na­ger les es­paces verts, as­su­rer la main­te­nance des ma­nèges.

ANI­MAUX. Les ani­maux, eux, re­trouvent une cer­taine quié­tude. La pé­riode est aus­si pro­pice à des soins plus sou­te­nus. Les her­bi­vores d’Afrique, comme les zébres, les gnous, dé­mé­nagent pour pas­ser la nuit au chaud.

Les der­niers vi­si­teurs ont quit­té les lodges, mais l’ac­ti­vi­té reste sou­te­nue, au parc d’at­trac­tions et ani­ma­lier de Saint-Pour­çain-sur-Besbre. La pé­riode de fer­me­ture est pro­pice à de nom­breux tra­vaux d’en­tre­tien et d’amé­na­ge­ment du parc, en plus des soins quo­ti­diens pro­di­gués aux ani­maux. Tout doit être prêt pour la réou­ver­ture, sa­me­di 13 avril 2019.

«Les gens s’ima­ginent que quand le PAL est fer­mé, on se re­pose, mais c’est tout le contraire ! Pour nous, c’est la pé­riode d’ac­ti­vi­té la plus forte », lance Sé­bas­tien Pal­len­ca, res­pon­sable des es­paces verts du PAL. Car le parc d’at­trac­tions et ani­ma­lier, ce sont plus de 40 hec­tares à en­tre­te­nir, toute l’an­née. Mais aus­si à amé­na­ger, car des es­paces pay­sa­gers ac­com­pagnent sys­té­ma­ti­que­ment les nou­velles ins­tal­la­tions (ma­nèges, snacks…), et celles­ci se mul­ti­plient, chaque an­née.

« Au to­tal, tous sec­teurs confon­dus, nous sommes soixan­te­qua­torze per­ma­nents », ex­pose Ni­co­las Gé­li, res­pon­sable zoo­lo­gique au PAL. « Les pre­mières ré­ser­va­tions pour les lodges ar­rivent dé­jà. L’hi­ver est aus­si la sai­son d’amé­na­ge­ments, de main­te­nance de l’ensemble des bâ­ti­ments, les ma­nèges, les ins­tal­la­tions élec­triques… Six mois, c’est très court, car il faut an­ti­ci­per les nou­velles at­trac­tions, bou­cler les amé­na­ge­ments, pré­voir l’ali­men­ta­tion élec­trique ».

En 2019, un nou­vel es­pace se­ra ain­si consa­cré aux loups, sur un hec­tare, à proxi­mi­té du Yu­kon Quad, « avec créa­tion d’un bas­sin et d’une ri­vière, avec une fil­tra­tion na­tu­relle et amé­na­ge­ment de buttes, pour créer une en­vi­ron­ne­ment adap­té à l’es­pèce ». Tou­jours à proxi­mi­té de l’at­trac­tion à sen­sa­tions phare du PAL, un nou­veau ma­nège aé­rien des­ti­né aux en­fants au­ra son es­pace, sur le thème du Ca­na­da, avec érables, ré­si­neux, sa­pins, épi­céas. « Ter­ras­se­ment, plan­ta­tions, tout est fait

en in­terne », sou­ligne Sé­bas­tien Pal­len­ca. La construc­tion d’un hô­tel de 60 chambres, qui dé­bu­te­ra en jan­vier, in­duit par ailleurs la construc­tion d’un nou­veau bâ­ti­ment pour les her­bi­vores.

Au PAL, l’en­vi­ron­ne­ment na­tu­rel fait l’ob­jet de soins at­ten­tifs : « On veut pré­ser­ver ce pa­tri­moine ar­bo­ré, car c’est ce qui fait la marque du parc ».

Ac­ti­vi­té éco­no­mique in­di­recte

Pour cer­tains tra­vaux plus dé­li­cats, le parc fait ap­pel, toute l’an­née, à des in­ter­ve­nants ex­té­rieurs bour­bon­nais. Gé­né­rant ain­si une ac­ti­vi­té éco­no­mique lo­cale in­di­recte pas né­gli­geable : au to­tal, une bonne tren­taine d’ar­ti­sans.

Bien sûr, les soins aux ani­maux re­pré­sentent une part im­por­tante du tra­vail : trente sa­la­riés per­ma­nents, sans comp­ter des in­ter­ve­nants ex­té­rieurs. Les oi­seaux ac­ces­sibles à la faune sau­vage, comme les pé­li­cans, sont vac­ci­nés contre la grippe aviaire. Les her­bi­vores ori­gi­naires d’Afrique doivent être dé­pla­cés et mis à l’abri du froid, dans des en­vi­ron­ne­ments plus contraints qui de­mandent des ef­forts d’adap­ta­tion aux ani­maux.

Ce confi­ne­ment est pro­pice à des soins plus im­por­tants et in­di­vi­dua­li­sés : « On dis­tri­bue des ver­mi­fuges, on vé­ri­fie les pattes, on pose des boules de ré­sine sur les cornes des im­pa­las pour évi­ter qu’ils ne se blessent », dé­taille Wen­dy Noo­der­meer, res­pon­sable ani­ma­lière. « Cette pé­riode nous per­met de mieux les connaître ».

L’hi­ver est en­fin pro­pice à des échanges d’ani­maux entre parcs ani­ma­liers : des dé­parts de loups, d’un hip­po­po­tame sont no­tam­ment pro­gram­més, l’ar­ri­vée d’Ir­lande d’un élé­phant mâle, des échanges de pan­thères des neiges… ■

FRAN­ÇOIS-XA­VIER GUTTON

PHO­TOS FRAN­ÇOIS-XA­VIER GUTTON

AU CHAUD. Cer­tains her­bi­vores d’Afrique, comme les zèbres, les an­ti­lopes, les gi­rafes, doivent quit­ter leur plaine à l’au­tomne et s’ha­bi­tuer à un autre en­vi­ron­ne­ment, pour pas­ser toutes les nuits au chaud.

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