« Le Tron­çais », am­bas­sa­deur de la fo­rêt

Di­dier Bou­bet vient de lan­cer un nou­veau cou­teau fa­bri­qué à par­tir de chênes de la cé­lèbre fu­taie

La Montagne (Moulins) - - Les mardis de l'économie - Gaëlle Cha­zal gaelle.cha­[email protected]­tre­france.com

Di­dier Bou­bet vient de créer un cou­teau au nom de sa fo­rêt de coeur, Tron­çais, fa­bri­qué à par­tir de ses chênes d’ex­cep­tion dé­jà très pri­sés et ré­pu­tés.

Na­tif de Saint­AmandMon­trond (Cher), Di­dier Bou­bet vient de lan­cer un tout nou­veau cou­teau au nom de la fo­rêt de Tron­çais. Les pre­miers exem­plaires sont com­mer­cia­li­sés de­puis quinze jours dans son ar­mu­re­rie de Mont­lu­çon. Ren­contre.

■ Com­ment est née l’idée ?

De­puis l’âge de 15 ans, je traîne en fo­rêt de Tron­çais, c’est mon jar­din de plai­sir de­puis tou­jours. Il y a quelque temps dé­jà, j’avais eu l’idée de créer un cou­teau au nom de la fo­rêt de Tron­çais. Elle est connue pour ses chênes ma­gni­fiques qui sont no­tam­ment ven­dus pour la fa­bri­ca­tion de ton­neaux à des prix de fo­lie… Tron­çais est donc ré­pu­tée dans le monde en­tier. Il y a plein de cou­teaux de ré­gion. Chez nous, à part « Le Thiers », dans le Puy­ de­Dôme, il n’y en a pas. J’ai donc vou­lu créer ce cou­teau en uti­li­sant du bois de Tron­çais et en l’ap­pe­lant « Le Tron­çais ».

■ Com­ment s’est concré­ti­sé le pro­jet ? Il a dé­mar­ré l’an

der­nier. J’ai fait le tour de dif­fé­rents ar­ti­sans, des dif­fé­rentes pos­si­bi­li­tés de fa­bri­ca­tion et on a créé ce cou­teau. Je l’ai vou­lu simple, jo­li et sur­tout fonc­tion­nel. Son manche est com­po­sé ex­clu­si­ve­ment de bois, il n’y a pas de mitre. Comme il est as­so­cié au vin, au ton­neau, etc., je vou­lais évi­dem­ment qu’il y ait un tire­bou­chon. Après, peut­être qu’on le dé­cli­ne­ra sans tire­bou­chon, en fonc­tion de la de­mande.

Qui vous four­nit le bois ?

On a pas­sé des ac­cords avec la scie­rie Chêne bois, à Cé­rilly. Ils nous four­nissent un bois de très haute qua­li­té et at­testent de nous vendre uni­que­ment du bois de chêne, ex­clu­si­ve­ment is­su de la fo­rêt de Tron­çais. On est en train de dé­po­ser le nom « Le Tron­çais » et le mo­dèle. Le cou­teau se­ra vrai­ment pro­té­gé.

■ Quand est sor­ti le pre­mier cou­teau ?

Le pre­mier cou­teau est sor­ti il y a quinze jours (*). Il y a le mo­dèle de base et en­suite on va le pro­po­ser avec des fi­ni­tions, ou avec un ani­mal de pré­di­lec­tion (san­glier, cerf ou bé­casse) gra­vé des­sus. On peut aus­si le per­son­na­li­ser par le biais d’une gra­vure bois ou mé­ tal. On pour­ra aus­si gra­ver les ini­tiales, le pré­nom… On peut faire ce qu’on veut. On a fa­bri­qué quinze exem­plaires pour nos pro­to­types, nos es­sais et, là, je viens de re­lan­cer deux cents exem­plaires en pro­duc­tion.

« Je l’ai vou­lu simple, jo­li et sur­tout fonc­tion­nel »

■ Vous avez dé­jà d’autres pro­jets pour la suite ?

On va es­sayer de créer toute une fa­mille de pro­duits tou­jours bien évi­dem­ment avec le bois de la fo­rêt de Tron­çais. On va faire des som­me­liers, des ser­vices de cou­teaux de table… L’idée est de dé­po­ser une marque Made in Tron­çais. On va es­sayer de créer toute une fa­mille de pro­duits tou­jours en met­tant en avant notre fo­rêt de Tron­çais et notre bois de Tron­çais. D’au­tant que Tron­çais vient d’être clas­sée fo­rêt d’ex­cep­tion à l’au­tomne. J’au­rais ai­mé pou­voir sor­tir ce cou­teau à ce mo­ment­là mais on n’avait pas fi­ni les né­go­cia­tions et le pro­cess de fa­bri­ca­tion. ■

(*) Le mo­dèle de base coûte 95 €. Pour le mo­ment, « Le Tron­çais » n’est dis­po­nible qu’au­près de l’ar­mu­re­rie Des­champs, à Mont­lu­çon.

PHO­TO FLO­RIAN SALESSE

COU­TEAU. « Le Tron­çais » de Di­dier Bou­bet est très lé­ger. Son manche en chêne de Tron­çais in­clut un tire-bou­chon et peut même comp­ter une gra­vure per­son­na­li­sée.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.