La Mai­son de san­té prête pour jan­vier

Un chan­tier de 330 m2 de lo­caux neufs est en cours pour ac­cueillir des pro­fes­sion­nels de san­té

La Montagne (Tulle) - - Ussel Pays Et Actualité - Éric Porte eric.porte@cen­tre­france.com

Dé­but 2019, la 6e et der­nière Mai­son de san­té de haute Cor­rèze ou­vri­ra ses portes à Mer­lines. Elle pro­pose même un stu­dio pour hé­ber­ger des mé­de­cins sta­giaires.

Un mé­de­cin gé­né­ra­liste (*), deux in­fir­mières li­bé­rales, un ki­né et des consul­ta­tions du mé­de­cin ad­dic­to­logue du CHPE d’Ey­gu­rande, d’un os­téo­pathe, d’un pé­di­cure...

La mise en ser­vice, dé­but 2019, de la Mai­son de san­té du pays d’Ey­gu­rande, en plein coeur du bourg de Mer­lines, de­vrait chan­ger l’offre sa­ni­taire sur cette par­tie de la haute Cor­rèze.

Maire de la com­mune, et vi­ce­pré­sident de Haute Cor­rèze com­mu­nau­té en charge de la san­té, Pas­cal Mon­ti­gny se veut réa­liste : « Cet éta­blis­se­ment n’au­ra pas un taux de rem­plis­sage de 100 % dès le dé­part. Ce n’est pas une so­lu­tion mi­racle, mais si nous ne fai­sons rien, le pays d’Ey­gu­rande risque de se trans­for­mer en dé­sert mé­di­cal ».

Ins­pi­rée par celle de La Cour­tine

Comme les autres, cette Mai­son de san­té vise à of­frir de bonnes condi­tions de tra­vail à des pro­fes­sion­nels de san­té, sur­tout les gé­né­ra­listes, qui ne veulent plus vivre comme leurs aî­nés. « Les mé­de­cins de cam­pagne, c’est fi­ni, in­siste Pas­cal Mon­ti­gny. Au­jourd’hui, on sait qu’il faut 1,7 poste de mé­de­cin pour rem­pla­cer un dé­part à la re­traite ».

Re­pre­nant à son compte un pro­jet in­ter­com­mu­nal, Mer­lines a pris le temps de consul­ter avant de lan­cer le chan­tier. « Nous nous sommes beau­coup ins­pi­rés de ce qui a été fait à La Cour­tine (Creuse), confirme Le maire. Nous avons la même su­per­fi­cie et la même po­pu­la­tion ».

Les 330 m2 du bâ­ti­ment, construit en plein centre bourg, juste à cô­té de la phar­ma­cie, se­ront uti­li­sés en rou­le­ment par dif­fé­rents pro­fes­sion­nels de san­té (il n’y au­ra pas den­tiste). Ils pro­posent aus­si un stu­dio, « qui per­met­tra d’hé­ber­ger des mé­de­cins sta­giaires, avec l’es­poir qu’un d’entre eux choi­sisse plus tard de s’ins­tal­ler ici dé­fi­ni­ti­ve­ment », pour­suit Pas­cal Mon­ti­gny.

Les évo­lu­tions tech­no­lo­giques, comme la fibre op­tique, laissent es­pé­rer l’or­ga­ni­sa­tion de consul­ta­tions à dis­tance avec des spé­cia­listes de Cler­mont ou Li­moges. La mise au point d’un lo­gi­ciel com­mun à toutes les Mai­sons de san­té de la haute Cor­rèze de­vrait as­su­rer une mu­tua­li­sa­tion ju­gée in­dis­pen­sable. Cette Mai­son de san­té pour­ra est aus­si di­men­sion­née pour ac­cueillir un se­cré­ta­riat, si be­soin.

Pro­jet ma­jeur du man­dat de Pas­cal Mon­ti­gny, ce chan­tier de 800.000 € est sup­por­té à 40 % par la com­mune (300.000 €), qui per­ce­vra bien sûr les loyers payés par les pro­fes­sion­nels de san­té. « C’est le pro­jet de tout un ter­ri­toire », in­siste Pas­cal Mon­ti­gny. ■

(*) Il s’agit de ce­lui de Mer­lines. Ey­gu­rande conserve son ca­bi­net.

PHO­TO EP

CHAN­TIER. Pas­cal Mon­ti­gny de­vant la fu­ture Mai­son de san­té de Mer­lines : en bas à gauche, se trouve l’en­trée du stu­dio qui per­met­tra d’hé­ber­ger des mé­de­cins sta­giaires.

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