C’est par­ti pour les soldes

La Montagne (Vichy) - - La Une - Sté­pha­nie Mé­na, Mi­chaël Ni­co­las, De­nis Lo­rut

■ AL­LIER. Après un mois de dé­cembre glo­ba­le­ment maus­sade pour les af­faires, les com­mer­çants du dé­par­te­ment at­tendent beau­coup des soldes d’hi­ver 2019 qui dé­butent au­jourd’hui. ■ CONSOM­MA­TION. À Vi­chy, comme à Mou­lins et Mont­lu­çon, les com­mer­çants, par­ta­gés entre op­ti­misme et in­quié­tude, es­pèrent que ce temps fort com­mer­cial se­ra fruc­tueux.

Qu’ils aient bien tra­vaillé ou non en dé­cembre, les com­mer­çants des prin­ci­paux bas­sins éco­no­miques du dé­par­te­ment disent tous l’im­por­tance des soldes qui dé­butent ce mer­cre­di. Des soldes qu’ils abordent avec im­pa­tience et pour cer­tains de l’in­quié­tude.

■ Vi­chy. « Les soldes sont un re­père pour les clients », ex­plique Fou­dil Mad­da­hi, vice pré­sident de l’as­so­cia­tion Vi­chy com­merce et pa­tron de la bou­tique Hyp­no­tik. « Mais dif­fi­cile de com­battre contre In­ter­net. Qu’est ce qui em­pêche les gens de faire des achats sur les sites an­glais où les soldes ont com­men­cé juste après Noël ? La force des bou­tiques in­dé­pen­dantes, ce sont l’ac­cueil, le sou­rire et le con­seil. »Mêmes ar­gu­ments pour Mar­tine An­nen, de la bou­tique de chaus­sures Ati­néa. « Les clients, ce qu’ils veulent, c’est qu’on s’oc­cupe d’eux, ex­plique la pa­tronne. Même si nous sommes un peu ex­cen­trés au bout de la rue Lu­cas, nous avons des clients fi­dèles. » Des clients qui sont sur­tout ve­nus les ven­dre­dis chez Mar­tine An­nen du­rant le mois de dé­cembre pour évi­ter les per­tur­ba­tions liées au mou­ve­ment des Gi­lets jaunes.

Ma­rie Le­coure ne fe­ra pas de soldes. Cette ca­viste in­dé­pen­dante fi­dé­lise ses clients par des gestes com­mer­ciaux toute l’an­née. « Je n’at­tends pas par­ti­cu­liè­re­ment les pé­riodes de pro­mo, sou­ligne la pa­tronne de la Cave de Ma­rie. C’est l’avan­tage d’être gé­rant sans fran­chise. » Le mois de dé­cembre a été très cor­rect, même si elle a eu une se­maine de re­tard sur des li­vrai­sons.

■ Mont­lu­çon. Chez tous les com­mer­çants ren­con­trés, un même be­soin de réus­sir les soldes et des avis qui os­cil­lent entre op­ti­misme et in­quié­tude. « Même si j’ai bien tra­vaillé sur la fin du mois de dé­cembre, il faut que je rat­trape ce que je n’ai pas fait en sep­tembre, oc­tobre et no­vembre, sou­ligne Na­tha­lie Hu­peaux, qui tient la bou­tique de vê­te­ments grandes tailles High Man, ave­nue de la Ré­pu­blique. Entre la conjoncture, la mé­téo douce et aus­si les Gi­lets jaunes, j’ai per­du fa­ci­le­ment 50 % d’ac­ti­vi­té par rap­port aux mois pré­cé­dents. »

« Au­jourd’hui, les ­20 %, ça n’in­té­resse plus per­sonne »

Ju­lie De­chaume qui tient Le Pe­tit Pres­sing de­puis le mois de mars, ne parle pas d’ur­gence étant don­né qu’elle a ter­mi­né l’an­née à l’équi­libre, mais après de bonnes ventes pri­vées, elle es­père que les soldes vont lui per­mettre d’en­fon­cer le clou : « On sent une at­tente des clients, no­tam­ment de ra­bais im­por­tants. Je vais d’ailleurs dé­bu­ter di­rec­te­ment à ­50 % et pro­ba­ble­ment pas faire de deuxième dé­marque. Au­jourd’hui, les ­20 %, ça n’in­té­resse plus per­sonne. »

Chez cer­tains, en re­vanche, le dé­pit est pal­pable. Exemple chez Ma­ga­li del Pi­no qui tient la bou­tique de dé­co Ins­pi­ra­tion M : « Je vais pas­ser les soldes et après on ver­ra, souffle­t­elle. De­puis huit ans que je suis là, je n’avais ja­mais connu une an­née

PHO­TO FLO­RIAN SALESSE

PHO­TO FLO­RIAN SALESSE

AT­TENTE. À Mont­lu­çon comme à Mou­lins et Vi­chy, les com­mer­çants es­pèrent que les soldes se­ront fruc­tueux. Pour cer­tains, c’est même im­pé­ra­tif après une an­née 2018 bien morne.

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