Le parc des Mauves un tré­sor de ver­dure

Es­paces na­tu­rels sen­sibles Le parc des Cour­tils et des Mauves fait par­tie des sept es­paces na­tu­rels sen­sibles amé­na­gés par le Dé­par­te­ment. Mo­dèle de bio­di­ver­si­té, avec ses nom­breuses es­pèces ani­males et vé­gé­tales ré­per­to­riées, le site est gé­ré de­puis long

La République du Centre (Dimanche) - - LA UNE - PHO­TO ÉRIC MALOT

MEUNG-SUR-LOIRE.

Le parc des Cour­tils et des Mauves est l’un des sept es­paces na­tu­rels sen­sibles du Loi­ret. Vé­ri­table mo­dèle de bio­di­ver­si­té, il est un vrai pa­ra­dis pour de nom­breuses es­pèces vé­gé­tales et ani­males.

CA­RAC­TÉ­RIS­TIQUE.

La par­tie nord du site est mar­quée par les Mauves. Ces trois ri­vières forment un ré­seau com­plexe et oc­cupent une place cen­trale. Ponts et pas­se­relles de bois offrent un charme sup­plé­men­taire à l’en­droit.

Au té­lé­phone, la voix est es­souf­flée. Ni­co­las Che­va­lier est un homme qui court beau­coup. Le char­gé de mis­sion en­vi­ron­ne­ment au Dé­par­te­ment nous fait vi­si­ter les dif­fé­rents parcs na­tu­rels du Loi­ret, à dé­cou­vrir, chaque di­manche, dans La Rep’.

Pour la deuxième étape de notre pé­riple, nous fai­sons es­cale au parc des Cour­tils et des Mauves, à Meung­sur­Loire. Ni­co­las Che­va­lier pré­sente la zone ra­pi­de­ment : dix hec­tares de ter­rain, tra­ver­sés par les Mauves, un en­semble de trois ri­vières, dont l’une d’elles af­flue vers la Loire. L’es­pace est sé­pa­ré en deux zones pos­sé­dant, cha­cune, ses spé­ci­fi­ci­tés.

La vi­site débute par la par­tie sud, là où les Mauves sont ca­na­li­sées en un bras unique. Sur le che­min, un sou­rire des plus ami­caux croise notre che­min. Di­dier Mé­tais est res­pon­sable du parc et anime un ate­lier sco­laire au mo­ment où nous le ren­con­trons. Son cer­veau bouillonne lorsque nous le ques­tion­nons sur sa longue ex­pé­rience : « Je suis res­pon­sable du site de­puis tel­le­ment long­temps ! Je n’ar­rive même plus à comp­ter ! Je di­rais au moins de­puis 1995, car c’était même avant la créa­tion des parcs dé­par­te­men­taux, en 1997. »

Pas­sion­né par son mé­tier, il es­time l’avoir ap­pris, en par­tie, en au­to­di­dacte. « Au dé­part, je viens de l’hor­ti­cul­ture et de la pépinière », dé­ve­loppe­t­il. « Au dé­but, j’avais une ap­proche très bo­ta­nique du parc. Mais c’était beau­coup plus dif­fi­cile pour l’or­ga­ni­sa­tion. Il a fal­lu tra­vailler sur tout un plan de ges­tion du site. »

Le ré­sul­tat de ce plan laisse place à un en­vi­ron­ne­ment et un cadre de vie per­met­tant la ren­contre d’un grand nombre d’es­pèces ani­males et vé­gé­tales : « On a créé un bio­tope dans le­quel am­phi­biens, rep­tiles, mam­mi­fères, insectes et plantes co­ha­bitent. »

Et dans la par­tie sud, les choses ne sont pas faites à moi­tié. Des ha­bi­tats na­tu­rels ont été mis en place pour ac­cueillir les oi­seaux dans les meilleures condi­tions : « On a ins­tal­lé une ving­taine de ni­choirs sup­plé­men­taires pour abri­ter no­tam­ment des mé­sanges. » Di­dier Mé­tais a d’ailleurs été ai­dé dans cette tâche par des élèves des écoles de la com­mune. Nous l’ob­ser­vons quelques mi­nutes au cours de l’ate­lier avec les en­fants. Une feuille à la main, il ap­pré­cie par­ti­cu­liè­re­ment mettre en avant des choses simples et com­munes, et les mon­trer aux en­fants pour leur faire dé­cou­vrir le monde.

L’homme est fas­ci­nant et c’est fi­na­le­ment à contre­coeur que nous le lais­sons à ses occupations, avec les en­fants qu’il ac­com­pagne. Il nous reste en­core la par­tie nord à dé­cou­vrir.

Pra­tique. Pour ac­cé­der au lieu, prendre le pe­tit che­min si­tué rue de l’En­fer. Ren­sei­gne­ments au 02.38.25.48.39.

Un bio­tope où es­pèces ani­males et vé­gé­tales co­ha­bitent

PHO­TOS ÉRIC MALOT

ÉDU­CA­TION. Di­dier Mé­tais, le res­pon­sable du parc, aime en­sei­gner les choses simples aux éco­liers.

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