Gé­rard Col­lomb au­di­tion­né de­main ma­tin à l’As­sem­blée na­tio­nale

La République du Centre (Dimanche) - - LA UNE -

AF­FAIRE BE­NAL­LA. L’au­di­tion du mi­nistre de l’In­té­rieur, sur le col­la­bo­ra­teur de l’Ély­sée pla­cé en garde à vue et ac­cu­sé de vio­lences, se­ra pu­blique.

La com­mis­sion des Lois de l’As­sem­blée au­di­tion­ne­ra pu­bli­que­ment de­main ma­tin le mi­nistre de l’In­té­rieur sur l’af­faire Alexandre Be­nal­la dont le do­mi­cile a été per­qui­si­tion­né hier. Les gardes à vue des cinq sus­pects ont été le­vées hier soir.

Les op­po­si­tions main­tiennent une haute pres­sion sur l’exé­cu­tif, droite et ex­trême droite de­man­dant qu’Em­ma­nuel Ma­cron lui­même s’ex­plique.

Alexandre Be­nal­la « ren­dra des comptes à la jus­tice, mais Em­ma­nuel Ma­cron, lui, va de­voir rendre des comptes aux Fran­çais », a lan­cé le pré­sident de LR, Laurent Wau­quiez, dans Le Fi­ga­ro.

« Si Ma­cron ne s’ex­plique pas, l’af­faire Be­nal­la de­vien­dra l’af­faire Ma­cron », a pré­ve­nu la pré­si­dente du Ras­sem­ble­ment na­tio­nal (ex­FN), Ma­rine Le Pen, dans un tweet.

Le pa­tron des dé­pu­tés LR, Ch­ris­tian Ja­cob, puis le lea­der de LFI, Jean­Luc Mé­len­chon, ont, eux, écrit ven­dre­di au Pre­mier mi­nistre en lui de­man­dant un dé­bat de­vant l’As­sem­blée (ar­ticle 50­1 de la Cons­ti­tu­tion).

Au coeur de la tour­mente, le chef de l’État est res­té jus­ qu’alors si­len­cieux. Il doit tra­vailler ce week­end à la Lan­terne, près de Ver­sailles.

Séance an­nu­lée

La garde à vue no­tam­ment pour vio­lences et usur­pa­tion de fonc­tion d’Alexandre Be­nal­la, qui a com­men­cé ven­dre­di ma­tin, a été le­vée hier soir. De même pour Vincent Crase, gen­ darme ré­ser­viste et em­ployé de La Ré­pu­blique en marche, qui se trou­vait avec lui le 1 er mai.

Le do­mi­cile d’Alexandre Be­nal­la à Is­sy­les­Mou­li­neaux (Hauts­de­Seine) a été per­qui­si­tion­né dans le même temps.

Les gardes à vue, dé­bu­tées hier, des trois po­li­ciers sus­pen­dus pour lui avoir trans­mis mer­cre­di soir des images de vi­déo­sur­veillance ont aus­si été le­vées. Tous se­ront pré­sen­tés au­jourd’hui à un juge d’ins­truc­tion dans la pers­pec­tive de l’ou­ver­ture d’une in­for­ma­tion ju­di­ciaire.

Une en­quête ad­mi­nis­tra­tive a été lan­cée par la po­lice des po­lices et une autre par l’As­sem­blée na­tio­nale.

Sur ce front, alors que cette af­faire bloque de­puis deux jours les dé­bats sur le pro­jet de ré­vi­sion consti­tu­tion­nelle, la ma­jo­ri­té a tem­po­ri­sé hier.

Au Pa­lais Bour­bon, les dé­bats sur le pro­jet de ré­vi­sion consti­ tu­tion­nelle n’ont pas avan­cé d’un pouce et la séance noc­turne a été an­nu­lée hier soir après des heures de dia­logue de sourds. L’op­po­si­tion a ré­cla­mé une sus­pen­sion jus­qu’à la se­maine pro­chaine, mais le gou­ver­ne­ment « sou­haite la pour­suite » des tra­vaux, qui doivent re­prendre ce ma­tin à 9h30.

Dans les cou­loirs de l’As­sem­blée, le ton est mon­té entre Ma­rine Le Pen et Ch­ris­tophe Cas­ta­ner, dans une scène iné­dite de­vant la presse et quelques dé­pu­tés si­dé­rés. La pre­mière a re­pro­ché au se­cond son ab­sence dans l’hé­mi­cycle dé­plo­rant que ses « amis de LREM re­fusent » de le convo­quer de­vant la com­mis­sion d’en­quête par­le­men­taire.

AFP

PROXI­MI­TÉ. Alexandre Be­nal­la, alors char­gé de mis­sion sé­cu­ri­té à la Pré­si­dence, et Em­ma­nuel Ma­cron à la fin du dé­fi­lé mi­li­taire du 14 juillet 2018 à Pa­ris.

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