L’US Or­léans frôle la cor­rec­tion­nelle mais se qua­li­fie en sei­zièmes

Les pros de l’USO n’ont fait la dif­fé­rence qu’en pro­lon­ga­tion face aux ama­teurs mar­ti­ni­quais, hier, à La Source.

La République du Centre (Dimanche) - - La Une - Pa­trick Pau­mier pa­trick.pau­[email protected]­tre­france.com

Dans la chaude am­biance d’un stade de La Source aux cou­leurs de la Mar­ti­nique, les Or­léa­nais n’ont as­su­ré leur billet pour les sei­zièmes de fi­nale qu’en fin de pro­lon­ga­tion. Que ce fut dur !

C’est ça aus­si un match de coupe ! Après avoir su ri­va­li­ser avec le Pa­ris SG trois se­maines plus tôt en Coupe de la Ligue, l’US Or­léans avait en­fi­lé le cos­tume ja­mais ai­sé de fa­vo­ri face à l’Aiglon du La­men­tin, hier. Et elle a eu toutes les peines du monde pour ve­nir à bout de fiers Mar­ti­ni­quais qui n’ont cé­dé qu’en pro­lon­ga­tion (3­2).

Dans une su­perbe am­biance ra­re­ment vue à La Source, avec le sou­tien de sup­por­ters qui n’ont pas ar­rê­té de chan­ter et de dan­ser, les ama­teurs du La­men­tin (R1) ont réus­si l’ex­ploit de re­ve­nir à hau­teur des pros de l’USO (L2) à deux re­prises.

« On n’a pas su tuer le match ra­pi­de­ment comme on sou­hai­tait le faire. On a man­qué d’adresse de­vant, d’agres­si­vi­té aus­si », ex­pli­quait Laurent Str­zelc­zak, l’en­traî­neur ad­joint de l’USO. Mais les Or­léa­nais ont éga­le­ment mon­tré trop de suf­fi­sance après l’ou­ver­ture du score, si­gnée Jor­dan Tell. « On n’a pas réus­si à se mettre à l’abri et on s’est ren­du le match com­pli­qué. » Sur­tout après l’éga­li­sa­tion qui a vé­ri­ta­ble­ment mis le feu au stade. « C’était comme si on jouait à l’ex­té­rieur », avouait Maxime D’Ar­pi­no, le mi­lieu or­léa­nais.

Coup de cha­peau

L’USO peut même s’es­ti­mer heu­reuse d’être al­lée en pro­lon­ga­tion après la balle de match man­quée par Gré­go­ry Ba­nal, seul face à Tho­mas Re­nault, à sept mi­nutes du coup de sif­flet fi­nal… « Oui, on ne passe pas loin mais c’est néan­moins une fier­té pour tous nos sup­por­ters. On a payé tous nos ef­forts dans la pro­lon­ga­tion », re­con­nais­sait spor­ti­ve­ment Jean­Marc Ci­vault, le coach du La­men­tin. « Or­léans mé­rite sa vic­toire. »

Sauf que, même après avoir pris l’avan­tage, de nou­veau grâce à Gaë­tan Per­rin, dé­jà bu­teur lors des deux tours pré­cé­dents, l’USO, in­ca­pable de gé­rer le score, a trou­vé le moyen de se faire re­joindre après un nou­vel er­re­ment dé­fen­sif. Vous pou­vez ai­sé­ment ima­gi­ner l’am­biance dans le stade…

Mais dans l’eu­pho­rie gé­né­rale, les Mar­ti­ni­quais se sont fait pié­ger comme des ama­teurs avec un troi­sième but dé­ci­sif qua­si­ment sur le coup d’en­voi. « Il faut ti­rer un grand coup de cha­peau à cette équipe du La­men­tin», pour­sui­vait Laurent Str­zelc­zak. « Nous, on n’est pas pas­sé loin de la cor­rec­tion­nelle, et on est très heu­reux de se re­trou­ver en sei­zièmes. » On le se­rait à moins… ■

PHO­TOS ÉRIC MALOT

TACLE. Ar­mand Lau­riente échappe à Jean-Ma­nuel Ne­dra mais l’USO a connu beau­coup de dif­fi­cul­tés pour s’im­po­ser.

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