Ne crai­gnez pas la pa­pe­rasse !

La République du Centre (Dimanche) - - Orléans Vivre Sa Ville - Blan­dine La­mo­risse blan­dine.la­mo­[email protected]­tre­france.com

Une em­ployée du Centre ré­gio­nal in­for­ma­tion jeu­nesse ex­plique pour­quoi il ne faut pas avoir peur de créer sa propre struc­ture as­so­cia­tive et donne des pistes.

Le Centre ré­gio­nal in­for­ma­tion jeu­nesse (CRIJ) pro­po­sait der­niè­re­ment un ate­lier « Monte ton as­so ». Ob­jec­tif : « Don­ner un pre­mier ni­veau d’in­for­ma­tion à toutes les per­sonnes qui sou­haitent mon­ter leur struc­ture. »

L’ate­lier était dé­cou­pé en trois grands cha­pitres : les dé­marches (choi­sir le nom, ré­di­ger les sta­tuts, dé­cla­rer l’as­so­cia­tion…) ; di­ri­ger son as­so (le bu­reau, les bé­né­voles, les sa­la­riés…) ; fi­nan­cer son as­so. Tout est bien ré­su­mé dans un Guide de l’en­ga­ge­ment réa­li­sé par le CRIJ et dis­po­nible sur place.

Voi­ci trois rai­sons pour les­quelles il ne faut pas hé­si­ter à se lan­cer, se­lon Sa­rah Dou­cet, char­gée d’édi­tion et de com­mu­ni­ca­tion au CRIJ, qui a par­ti­ci­pé à l’éla­bo­ra­tion de ce guide.

Ne pas craindre la pa­pe­rasse 1 ou le coût. « Beau­coup de ceux qui veulent se lan­cer sont fri­leux à cause des dé­mar­ ches ad­mi­nis­tra­tives. Mais en fait, ce n’est pas si com­pli­qué. Nombre de choses peuvent se faire en ligne, dont la dé­cla­ra­tion de l’as­so­cia­tion. De plus, de­puis la loi “Éga­li­té et ci­toyen­ne­té” de jan­vier 2017, il suf­fit d’être deux per­sonnes pour se lan­cer. Et même un mi­neur peut le faire (avant 16 ans, il fau­dra une au­to­ri­sa­tion pa­ren­tale). Quant au fi­nan­ce­ment, tout dé­ pend évi­dem­ment du pro­jet. Mais il existe des sources très va­riées. Et nous n’avons pas de ta­bous sur les aides pri­vées, les spon­sors, il faut juste sa­voir bien les choi­sir, s’as­su­rer de leurs va­leurs. En­fin, il ne faut pas ou­blier que l’on peut se faire ac­com­pa­gner. Il faut sa­voir qu’il existe, par exemple, un dé­lé­gué dé­par­te­men­tal à la vie as­so­cia­tive. » 2

Pen­ser aux bé­né­fices. « Créer une as­so­cia­tion, c’est dé­ve­lop­per ses com­pé­tences pro­fes­sion­nelles, hu­maines, son ré­seau. Ça peut être l’oc­ca­sion de mettre en pra­tique un pro­jet pro­fes­sion­nel. Le mi­lieu as­so­cia­tif peut éga­le­ment re­pré­sen­ter une réelle source d’épa­nouis­se­ment quand on ne s’éclate pas for­cé­ment dans son tra­vail ou ses études. Et puis, quand on dé­bute, il est sou­vent pos­sible de bé­né­fi­cier de for­ma­tions gra­tuites. »

Dé­fendre son pro­jet. 3

« Il y a de nom­breux jeunes qui veulent s’en­ga­ger, mais cer­tains ne se re­trouvent pas dans des as­so­cia­tions vieillis­santes ou qui ron­ronnent. Mon­ter son as­so­cia­tion, c’est sai­sir l’oc­ca­sion de dé­fendre son pro­jet, ses idées. Un moyen de fuir les cadres, les éti­quettes, pour mon­ter une struc­ture avec ses propres codes. Il n’y a pas que son tra­vail ou ses études pour s’ex­pri­mer ! » ■

« Quand on ne s’éclate pas au tra­vail… »

➡ Pra­tique. CRIJ, 3, rue de la Cho­le­rie. Du lun­di au ven­dre­di, de 13 heures à 18 h 30. Plus d’in­fos sur cri­jin­fo.fr

« MONTE TON AS­SO ». Lors de l’ate­lier pro­po­sé par le CRIJ, le Centre ré­gio­nal in­for­ma­tion jeu­nesse, en dé­cembre. D’autres au­ront lieu en 2019.

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