La voi­lure de l’UTL ré­duite à la ren­trée

Les aînés ins­crits à l’Uni­ver­si­té du temps libre d’Or­léans sont (presque) fixés sur leur sort

La République du Centre (Loiret) - - Orléans Vivre Sa Ville - Li­lian Mau­rin ➨

Près de 500 per­sonnes ont dé­cou­vert, hier, les orien­ta­tions de l’UTL qui en­tre­ront en vi­gueur à la ren­trée. Entre ap­plau­dis­se­ment, dé­cep­tion et coups de gueule.

«Je ne sais pas ce qui nous at­tend », glisse Chr is­tian. Re t ra i t é d e La Source, il fait par­tie des quelque 3.300 ins­crits à l’Uni­ver­si­té du temps libre d’Or­léans (UTLO) qui étaient conviés, hier, à dé­cou­vrir les ar­bi­trages de ren­trée (sur l’offre d’ac­ti­vi­tés, les in­ter­ve­nants…).

Quand les portes de l’am­phi Po­thier se sont ou­vertes, la salle de 500 per­sonnes s’est rem­plie en quelques mi­nutes ; preuve que la re­fonte de l’UTLO mo­bi­lise. En avril, adhé­rents et bé­né­voles avaient été in­for­més par courrier que leur UTL al­lait se re­mettre dans les clous ; annonce ac­com­pa­gnée de vives ré­ac­tions et d’une pé­ti­tion.

Hier, Ary Bruand, pré­sident de l’uni­ver­si­té d’Or­léans (dont l’UTLO est un ser­vice com­mun), a ou­vert la réunion de­vant ces étu­diants qui illus­trent « la for­ma­tion tout au long de la vie ». « Nous sommes en mesure de vous ex­pli­quer où nous en sommes et où nous al­lons », leur a­t­il as­su­ré, re­pre­nant le fil du dos­sier.

« Pé­nible » su­prise

Non, après six mois de tra­vail, il n’est pas ques­tion de fer­mer l’UTL. Et non, les chan­ge­ments en­tre­pris n’ont « au­cune re­la­tion di­recte avec la si­tua­tion fi­nan­cière de l’uni­ver­si­té […] ».

Par contre, l’uni­ver­si­té est bien dans l’im­pos­si­bi­li­té de confier la for­ma­tion à un autre ac­teur. Et se­lon le texte qui en­cadre le re­cru­te­ment de va­ca­taires, les in­ter­ve­nants sont contraints de s’ a r r ê t e r à 67 ans et de res­pec­ter d’autres règles (hier, une prof a eu la « pé­nible » sur­prise de dé­cou­vrir qu’elle ne se­ra pas re­te­nue).

Voi­là cer­taines rai­sons qui ont sus­ci­té un blo­cage du nou­vel agent comp­table de l’uni­ver­si­té et conduit Or­léans (qui connais­sait la si­tua­tion) à re­voir son fonc­tion­ne­ment.

Ap­plau­dis­se­ments et échanges par­fois ten­dus ont ryth­mé la ren­contre, no­tam­ment quand il a été ques­tion du fonc­tion­ne­ment in­terne de l’UTLO. « Je pense que vous pre­nez des dé­ci­sions illé­gales Le 15.

Les ur­gences pé­dia­triques et gy­né­co­lo­giques, ain­si que les ad­mis­sions d’ur­gences mé­di­co­chi­rur­gi­cales, sont au Nou­vel Hô­pi­tal de La Source (NHO). Ac­cueil stan­dard : 02.38.51.44.44.

Centre psy­chia­trique d’ac­cueil d’ur­gence : 02.38.60.59.29. 36.24 (se­cré­ta­riat : 02.38.54.44.44, 24 h/24).

De 9 à 12 heures et de 14 à 17 heures 02.38.81.01.09.

:

02.38.52.15.15. 02.38.83.12.02. Nu­mé­ro vert : 0.800.88.19.04 de 9 heures à 17 heures.

La pharmacie de garde est af­fi­chée sur la porte des phar­ma­cies. Vous pou­vez com­po­ser le 32.37, ac­ces­sible 24 heures/24. Après 21 heures, pour Or­léans et la pé­ri­phé­rie nord : hô­tel de po­lice, 63, rue du Fau­bourg-Saint-Jean ; pour le sud de la Loire, soit hô­tel de po­lice d’Or­léans, soit com­mis­sa­riat de La Source, 6, place Choi­seul. Avec or­don­nance mé­di­cale et pièce d’iden­ti­té. qui peuvent être at­ta­quées […] », lâche cet adhé­rent.

« Nous ne sommes pas dans une as­so­cia­tion, nous sommes à l’uni­ver­si­té. Il ne vous ap­par­tient pas d’éta­blir des sta­tuts et un rè­gle­ment in­té­rieur », a ré­pli­qué Ary Bruand.

« Il y a des an­nées que l’on est dans la ges­tion de fait », constate ce par­ti­ci­pant. « Ça fait 20 ans que je suis adhé­rent à l’UTL et je viens de dé­cou­vrir que ça fait 20 ans que je vis dans un sys­tème illé­gal », ap­puie cet autre « usa­ger ».

Des ques­tions ont en­core por­té sur les fi­nances, les ins­crip­tions, les consé­quences des ar­bi­trages pris (lire ci­contre).

Mo­nique Fal­leau, membre de l’UTLO et d’autres ins­tances (ni­veau ré­gio­nal et na­tio­nal), a, elle, évo­qué la vo­lon­té d’in­fluer sur la loi qui en­cadre l’âge des in­ter­ve­nants.

Les Amis de l’UTLO. Le con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion de l’as­so­cia­tion des Amis de l’uni­ver­si­té du temps libre d’Or­léans n’a pas la pos­si­bi­li­té de re­prendre la ges­tion de l’UTLO. Pour le mo­ment, elle re­prend la marche, l’oe­no­lo­gie et les con­fé­rences du mar­di (5 € l’en­trée). Elle a ac­cep­té de lais­ser « la porte ou­verte » pour voir si, à la ren­trée, il était pos­sible d’in­té­grer d’autres ac­ti­vi­tés de l’UTLO.

INS­CRITS. Quelque 3.300 per­sonnes suivent le pro­gramme de l’Uni­ver­si­té du temps libre d’Or­léans

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