Or­léans drague les an­ciens de Paces

L’uni­ver­si­té veut fa­ci­li­ter l’ar­ri­vée d’étu­diants qui n’ont pas per­cé dans leur cur­sus san­té

La République du Centre (Loiret) - - Orléans Vivre Ville - Li­lian Mau­rin ➨

Après une Pre­mière an­née com­mune aux études de san­té, Or­léans vous pro­pose d’en­trer en 2e an­née. Et pour­quoi pas en droit, en his­toire ou à Po­ly­tech ?

Vous rê­viez de de­ve­nir mé­de­cin, den­tiste, sage­femme mais ça ne se­ra pas pos­sible… Une fois la dé­cep­tion pas­sée, le ré­flexe est sou­vent d’en­vi­sa­ger de pour­suivre en sciences. Lo­gique. L’uni­ver­si­té d’Or­léans vous ouvre grand les portes… même en droit, en his­toire ou en école d’in­gé­nieurs.

Dès septembre, elle pro­pose aux étu­diants qui n’ont pas réus­si leur Paces (pre­mière an­née com­mune aux études de san­té), ou qui cherchent à chan­ger de voie, d’in­té­grer une 2 an­née (no­tam­ment

e dans d’autres do­maines que les sciences et tech­niques). Elle en­tend aus­si fa­ci­li­ter leur dé­marche.

Pour du cou­su main

Pré­sident de l’uni­ver­si­té, Ary Bruand sait la proxi­mi­té de son éta­blis­se­ment avec Tours et la ré­gion pa­ri­sienne : « On s’adresse en prio­ri­té à ces lieux, où il y a des uni­ver­si­tés qui ont des Paces. Mais Or­léans s’adresse à l’en­semble des étu­diants de Paces, de France et de Na­varre. »

Est­ce là une nou­veau­té or­léa­naise ? En par­tie. Chaque an­née, l’éta­blis­se­ment in­tègre « une pe­tite tren­taine » d’étu­diants de Paces, en pour­suite d’études, au CoST (Col­le­gium sciences et tech­niques) presque ex­clu­si­ve­ment.

« Là, nous vou­lons le faire de fa­çon or­ga­ni­sée, nous vou­lons faire un ser­vice cou­su main, avec des ré­ponses des ser­vices cen­traux et dans les com­po­santes concer­nées », pour­suit Ary Bruand : « C’est une dé­marche plus proac­tive. Ces pos­si­bi­li­tés ne sont pas suf­fi­sam­ment connues et beau­coup d’étu­diants n’ont cer­tai­ne­ment pas la connais­sance qu’ils peuvent pour­suivre en his­toire ou en école d’in­gé­nieurs. »

L’uni­ver­si­té d’Or­léans ne pa­raît pas seule dans cet état d’es­prit : aux dires de son res­pon­sable, des dis­cus­sions se­raient en cours avec des col­lec­ti­vi­tés, « pour amé­lio­rer l’en­vi­ron­ne­ment » de ces étu­diants, qu’ils re­viennent à Or­léans ou dé­couvrent la ville. Un « pa­ckage » de ser­vices pour­rait no­tam­ ment voir le jour, afin de les mettre « en si­tua­tion de réus­site ».

« Oui si… »

Cer­tains de ces étu­diants n’au­ront au­cune dif­fi­cul­té à in­té­grer une L2. D’em­blée, ce se­ra « oui ». Pour d’autres, en fonc­tion de leurs pro­jets, ce se­ra un « oui si… », confie Ar y Bruand, ci­tant l’exemple du droit, qui n’est en­sei­gné ni au ly­cée, ni en Paces :« Il pour­rait y avoir des re­com­man­da­tions de l’équipe pé­da­go­gique, pour des ap­proches plus per­son­na­li­sées. »

Le pa­tron de l’uni­ver­si­té ne cache pas l’avan­tage qu’il y a à for­ma­li­ser cette offre : « Ce sont des pro­fils qui nous in­té­ressent. On pense à la dy­na­mique des par­cours de for­ma­tion et in­té­grer des étu­diants à fort po­ten­tiel, à forte mo­ti­va­tion, c’est un en­ri­chis­se­ment pour tous les étu­diants et l’uni­ver­si­té. »

Qu’en pensent les di­rec­teurs de com­po­santes ? Ont­ils les ca­pa­ci­tés d’ac­cueillir ces nou­veaux ve­nus ? Le pré­sident de l’uni­ver­si­té met en avant leur at­ti­tude « ex­trê­me­ment po­si­tive » sur le su­jet.

Contact. L’uni­ver­si­té d’Or­léans met en place cette adresse mail à l’at­ten­tion des étu­diants de Paces qui sou­hai­te­raient in­té­grer une 2e an­née de l’uni­ver­si­té d’Or­léans (ou de leurs fa­milles, afin qu’elles les in­forment de cette pos­si­bi­li­té) : apres.la.paces@univ-or­leans.fr.

OFFRE. An­ciens étu­diants en Pre­mière an­née com­mune aux études de san­té (Paces), l’uni­ver­si­té d’Or­léans vous pro­pose de la re­joindre en 2e an­née. Que vous ve­niez du Loi­ret, Tours, Li­moges (notre photo) ou d’ailleurs. AR­CHIVE LE JOUR­NAL DU CENTRE

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