Le maire Pa­trick Fou­lon ré­agit

Polémique concer­nant la can­tine

La République du Centre (Loiret) - - Giennois Et Sullias Vie Locale - Anne-Laure Le Jan anne-laure.le­jan@cen­tre­france.com

Le maire de Saint-Père-sur-Loire ré­pond à Ch­ris­tian Bar­bo­tin, pré­sident de l’As­so­cia­tion des élus com­mu­nistes et ré­pu­bli­cains du Loi­ret, concer­nant le dé­bat au­tour des éco­liers pri­vés de dé­jeu­ner à cause d’im­payés.

Le 9 juin, La Rep’a pu­blié un ar­ticle concer­nant onze éco­liers de Saint­Père­sur­Loire dont les pa­rents n’ont pas payé la can­tine sco­laire en temps et en heure et qui, le 14 mai, n’ont eu droit qu’à du pain, un yaourt et une com­pote en guise de dé­jeu­ner, sur dé­ci­sion du maire, Pa­trick Fou­lon.

Une his­toire qui fait cou­ler beau­coup d’encre et en­traîne des ré­ac­tions en chaîne. Ch­ris­tian Bar­bo­tin, pré­sident de l’As­so­cia­tion des élus com­mu­nistes et ré­pu­bli­cains du Loi­ret, a ré­agi dans nos co­lonnes, le 9 juin, com­pa­rant Pa­trick Fou­lon à un « Do­nald Trump lo­cal ». Ce der­nier, pi­qué au vif, lui ré­pond.

« Ce n’est pas en aboyant dans la presse en tant que pré­sident d’une as­so­cia­tion po­li­tique que vous ap­por­tez des so­lu­tions aux pro­blèmes des com­ munes qui su­bissent des im­payés ré­cur­rents et des bud­gets ser­rés et qui doivent, en plus, vo­ter des aban­dons de dettes par dé­ci­sion du tri­bu­nal.

« Je m’in­surge quant au fait que vous ne cher­chiez même pas à connaître les rai­sons du conten­tieux entre les fa­milles concer­nées et moi­même avant de me ju­ger.

« Les pa­rents avaient toutes les va­cances de prin­temps pour ve­nir me voir en cas de dif­fi­cul­tés afin de trou­ver une so­lu­tion. Cer­taines l’ont fait, seules quelques fa­milles ont pré­fé­ré l’af­fron­te­ment.

« Je dé­fends les in­té­rêts d’une com­mune et ne fais qu’ap­pli­quer un rè­gle­ment si­gné en dé­but d’an­née sco­laire par les pa­rents.

« Mes ad­mi­nis­trés n’ont pas à payer pour les mau­vais payeurs qui, pour cer­tains, ne de­meurent pas dans la com­mune.

« De plus, je vous rap­pelle que la can­tine n’est pas un ser­vice obli­ga­toire. De­vais­je lais­ser re­par­tir de la can­tine ces en­fants seuls avec tous les dan­gers que ce­la com­porte ou leur don­ner un en­cas comme je l’ai fait et les avoir ain­si sous sur­veillance ?

« Quant aux lois de la Ré­pu­blique que vous in­vo­quez concer­nant la pro­tec­tion de l’en­fance, je n’ai au­cune le­çon à re­ce­voir de vous, ayant dé­jà eu à les faire ap­pli­quer dans ma com­mune.

Nous ap­pe­lons ce­la du tra­vail de ter­rain, si­tua­tion que vous ne de­vez pas connaître, pré­fé­rant hur­ler sur un maire apo­li­tique, comme bon nombre de mes col­lègues, qui se dé­vouent corps et âme pour leur vil­lage et ne sup­portent plus de re­ce­voir des le­çons de gens comme vous. À bon en­ten­deur ».

« Je n’ai au­cune le­çon à re­ce­voir de vous »

ÉLU. Pa­trick Fou­lon.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.