Les en­tre­prises marquent des points...

La République du Centre (Loiret) - - Coupe Du Monde - Sté­pha­nie Ca­chi­ne­ro ste­pha­nie.ca­chi­ne­ro@cen­tre­france.com

Les Fran­çais ont mis un peu de temps avant de tom­ber en amour avec leur sé­lec­tion na­tio­nale. Mais au­jourd’hui, le pays est bel et bien der­rière les Bleus. Dra­peaux, T-shirt, ma­quillage aux cou­leurs de la France s’in­vitent un peu par­tout. Cer­tains sortent tout droit d’en­tre­prises loi­ré­taines. L’ef­fet Coupe du monde a-til joué sur leurs car­nets de com­mande ?

Du cô­té de Beau­gen­cy, chez ADB condi­tion­ne­ment, – qui tra­vaille no­tam­ment avec un fa­bri­cant de cos­mé­tiques 100 % fran­çais, qu’af­fec­tionnent les sup­por­ters fans de pein­tures de guerre (pa­ci­fique)* –, tout s’est joué bien en amont de la com­pé­ti­tion.

« Nous avons trai­té la com­mande de notre client (+ 30 %) dans le cou­rant des pre­mier et deuxième tri­mestres. Cette hausse de pro­duc­tion s’est bien gé­rée, étant re­la­ti­ve­ment éta­lée dans le temps. Nous avons tout de même dû faire ap­pel à quelques in­té­ri­maires sup­plé­men­taires », confie Jean­Fran­çois Del­sol, di­ri­geant d’ADB.

Dans les ate­liers Bro­de­lec d’Or­léans, les ma­chines tournent à leur rythme ha­bi­tuel. La Coupe du monde a, pour l’heure, eu un« im­pact lar­ge­ment ab­sor­bable.N ou sa­vons quelques an­non­ceurs qui ont joué le jeu », ex­plique Do­mi­nique Willems, au mi­lieu de ses im­pres­sion­nantes cou­tu­rières mé­ca­ni­sées der­nier cri.

Il est tou­te­fois des sup­por­ters qui pour­raient avoir l’en­vie, d’ici di­manche, d’ar­bo­rer les cou­leurs des Bleus, his­toire d’être fin prêts au mo­ment du coup d’en­voi. « Nous ve­nons de re­ce­voir, à l’ins­ tant, une com­mande de 2.000 pièces (po­los et Tshirt) », confirme le chef d’en­tre­prise or­léa­nais.

De l’ef­fer­ves­cence au fré­mis­se­ment

En ce qui concerne la société Avi­so dra­peaux de Saint­Jean­le­Blanc, 2018 « n’a rien à voir » avec l’ef­fer­ves­cence de 1998. « Nos dis­tri­bu­teurs ont certes aug­men­té leur de­mande. Mais nous ne sommes pas confron­tés à un rush im­por­tant, plu­tôt à un fré­mis­se­ment », sou­ligne l’as­sis­tante com­mer­ciale qui se sou­vient que vingt ans plus tôt « nous de­vions tra­vailler jus­qu’à 10 heures du soir, sans ar­rêt. À l’époque, nous avions bé­né­fi­cié de l’ef­fet de sur­prise » qu’avaient sus­ci­té les per­for­mances de l’équipe alors di­ri­gée par Ai­mé Jac­quet.

Du dé­jà vu en somme, mais qui n’en­lève rien à l’ex­ploit que sont, peu­têtre, sur le point d’ac­com­plir les joueurs de Di­dier Des­champs. Al­lez les Bleus ! ■

(*) Il s’agit des pro­duits Fan­brush que l’en­tre­prise bal­gen­tienne condi­tionne sous forme de blis­ters.

« Une hausse qui s’est bien gé­rée »

ATE­LIERS. Les col­la­bo­ra­trices de Bro­de­lec planchent sur une com­mande de der­nière mi­nute. PHOTO BRO­DE­LEC

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