Cour­be­voie pratique la ges­tion rai­son­née des es­paces verts

La Revue des Collectivités Locales - - Dossier -

De­puis2006, Cour­be­voie a ban­ni l’uti­li­sa­tion des bio­cides sur l’en­semble de la com­mune et est par­ve­nue au zé­ro phy­to en 2015. Des mé­thodes et des pro­duits res­pec­tueux de l’en­vi­ron­ne­ment sont dé­sor­mais uti­li­sés. Le désher­bage se fait ma­nuel­le­ment, le broyage d’éla­gage est pra­ti­qué pour li­mi­ter la pousse des mau­vaises herbes et des pro­duits is­sus de l’agriculture bio­lo­gique sont uti­li­sés contre les in­sectes. Les plantes sont as­so­ciées afin

La ges­tion de l’eau est éga­le­ment au coeur des pré­oc­cu­pa­tions de la mu­ni­ci­pa­li­té. La pratique du paillage a été gé­né­ra­li­sée, ce qui per­met de li­mi­ter l’ar­ro­sage, et le choix des es­pèces tient éga­le­ment compte de cette pré­oc­cu­pa­tion. Le sys­tème d’ar­ro­sage, re­lié à une sta­tion mé­téo­ro­lo­gique, est contrô­lé en fonc­tion du cli­mat. Les eaux plu­viales sont ré­cu­pé­rées et réuti­li­sées. Pré­ser­ver la bio­di­ver­si­té im­plique éga­le­ment de di­ver­si­fier les es­pèces vé­gé­tales et de pri­vi­lé­gier le dé­ve­lop­pe­ment des or­ga-

ha­bi­tants pensent que « le zé­ro pes­ti­cide en­gen­dre­ra des dé­penses que la com­mune ne pour­ra sup­por­ter ». À l’One­ma, on es­time que les col­lec­ti­vi­tés qui ont mis en oeuvre le plan Eco­phy­to ne de­vraient pas avoir de dé­penses sup­plé­men­taires : « le de li­mi­ter l’im­pact des ra­va­geurs sur les mas­sifs ou les îlots fleu­ris. De­puis 2004, les ci­me­tières de la ville ont éga­le­ment fait l’ob­jet d’une dé­marche en­vi­ron­ne­men­tale. Les pra­tiques des agents de la Ville ont évo­lué au fil des an­nées pour faire place à des pra­tiques de culture et de taille rai­son­nées fa­vo­ri­sant la mixi­té des es­pèces au fil des sai­sons, met­tant en va­leur les in­di­vi­dus re­mar­quables et per­met­tant d’ap­pré­hen­der l’éco­sys­tème ur­bain dans sa glo­ba­li­té.

nismes vi­vants. Des es­paces d’ex­pé­ri­men­ta­tions per­mettent de mieux ap­pré­hen­der la flore spon­ta­née, de ré­flé­chir au dé­ve­lop­pe­ment des plantes co­mes­tibles en ville et tes­ter de nou­velles pra­tiques de ges­tion adap­tées à l’évo­lu­tion de la ville. En 2015, 500 va­rié­tés vé­gé­tales étaient mises en va­leur et près de 40 ni­choirs ont éga­le­ment été ins­tal­lés. Les ta­lus des voies fer­rées sont de­ve­nus des es­paces d’ac­cueil pour la bio­di­ver­si­té et par­ti­cipent au dé­ve­lop­pe­ment de cor­ri­dors éco­lo­giques dans Cour­be­voie.

bud­get au­pa­ra­vant consa­cré aux phy­to­sa­ni­taires est af­fec­té à l’achat de ma­té­riels qui vont du­rer plu­sieurs an­nées. C’est un autre re­gistre de dé­penses. Ce­la amène sur­tout les col­lec­ti­vi­tés à consi­dé­rer dif­fé­rem­ment leurs es­paces verts et à faire ac­cep­ter à la po­pu­la-

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