Alen­çon mise sur le ré­amé­na­ge­ment du coeur de ville

Em­ma­nuel Dar­cis­sac, pre­mier ad­joint au maire d’Alen­çon.

La Revue des Collectivités Locales - - Dossier -

De­puis 3 ans, nous avons pris la ques­tion du com­merce en coeur de ville à bras le corps. Nous avons choi­si de jouer sur plu­sieurs le­viers pour re­mé­dier à cette si­tua­tion qui est dif­fi­cile en termes d’ac­ti­vi­té com­mer­ciale, de no­to­rié­té et de vi­si­bi­li­té. D’im­por­tants in­ves­tis­se­ments ont été vo­tés pour re­don­ner une at­trac­ti­vi­té à notre centre-ville et fa­ci­li­ter le confort de cir­cu­la­tion. La mu­ni­ci­pa­li­té a sou­hai­té créer un amé­na­ge­ment ur­bain struc­tu­rant et mo­derne pour rendre la ville plus at­trac­tive. Les prin­ci­pales rues pié­tonnes com­mer­çantes, les amé­na­ge­ments ur­bains, la place cen­trale de la ville se­ront se­ront ré­no­vés. Une étude com­mer­ciale réa­li­sée par un ca­bi­net ex­té­rieur éva­lue­ra la per­ti­nences des ac­tions que nous me­nons. Ce ca­bi­net tra­vaille aus­si sur les offres com­plé­men­taires d’en­seignes ain­si que les équi­pe­ments pu­blics.

Nous uti­li­se­rons pour nos ac­tions les ou­tils ju­ri­diques dis­po­nibles. Ain­si, le droit de préemp­tion com­mer­cial que nous avons vo­té per­met à la col­lec­ti­vi­té de pré­emp­ter des com­merces va­cants ou en cours de ces­sion. Ain­si, la ville peut ac­qué­rir des com­merces stra­té­giques afin d’en conser­ver la maî­trise et fa­vo­ri­ser la lo­ca­tion à de jeunes com­mer­çants. Être un ac­teur éco­no­mique nous per­met de faire bais­ser le mon­tant des loyers. Nous avons par ailleurs ins­tau­ré une taxe sur les com­merces va­cants de­puis plus de deux ans afin d’in­ci­ter les pro­prié­taires de ces com­merces à les re­louer. Nous en­vi­sa­geons de res­ser­rer le coeur de ville com­mer­çant sur un pé­ri­mètre plus res­treint au­tour d’amé­na­ge­ments et d’équi­pe­ments struc­tu­rants. Pour nous ai­der dans nos ac­tions, nous avons em­bau­ché un ma­na­ger de ville et une as­sis­tante. L’of­fice de com­merce c’est glo­ba­le­ment 100 000 eu­ros par an de sub­ven­tions aux­quelles s’ajoutent les postes du ma­na­ger et de son as­sis­tante ain­si que la lo­ca­tion d’un lo­cal, soit un mon­tant glo­bal de 200 000 eu­ros. En marge de ces ac­tions, la mu­ni­ci­pa­li­té porte aus­si beau­coup d’ani­ma­tions, or­ga­nise des concerts et spec­tacles en coeur de ville qui contri­buent à ac­croître son dy­na­misme.

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