Agnès b.

La créa­trice de mode voit dé­fi­ler dans sa cave les belles cu­vées de la fa­mille de Mon­tille, qui s’oc­cupe de sa par­celle de Pu­li­gny-Mon­tra­chet.

La Revue du Vin de France - - ART DE VIVRE - Pro­pos re­cueillis par Bap­tiste Char­bon­nel

La Re­vue du vin de France : Com­ment vous est ve­nue l’idée d’ache­ter une par­celle de Pu­li­gny-Mon­tra­chet 1er cru Le Caille­ret ?

Agnès b. : C’est Hu­bert de Mon­tille qui me l’a pro­po­sée. Je l’avais ren­con­tré au mo­ment de la sor­tie du film Mon­do­vi­no. Il vou­lait ache­ter une vigne, mais elle était un peu trop grande pour lui, j’ai donc pris une par­celle dans la sienne. C’est un en­droit très jo­li, à flanc de co­teau.

La RVF : La fa­mille de Mon­tille s’oc­cupe donc de votre vin ?

Agnès b. : Elle s’oc­cupe de tout. J’ai­mais beau­coup Hu­bert et je m’en­tends très bien avec ses en­fants. Ils vi­ni­fient mon vin, en­vi­ron 250 bou­teilles par an, et on fait des échanges entre mon blanc et leur rouge.

La RVF : Pour­tant, il fut un temps où le vin blanc vous fai­sait pleu­rer !

Agnès b. : C’est vrai, j’ignore pour­quoi, mais quand j’avais 18 ans le vin blanc me don­nait le blues !

La RVF : Con­trai­re­ment au charmes-cham­ber­tin, qui vous a tou­jours sé­duite.

Agnès b. : J’adore ! On a ten­dance à as­so­cier le blanc avec le pois­son, alors que cer­tains rouges de Bour­gogne se ma­rient très bien avec. Un charmes-cham­ber­tin sur un loup à la va­peur, c’est dé­li­cieux.

La RVF : Avez-vous le même en­thou­siasme pour Bor­deaux ?

Agnès b. : J’ai bu de très belles cu­vées avec Phi­lip­pine de Roth­schild, je me sou­viens de su­perbes 1929, mais je connais mal les vins de Bor­deaux.

La RVF : Que ser­vez-vous lors des évé­ne­ments de la mai­son Agnès b. ?

Agnès b. : Un rouge de chez Louis Ja­dot, ache­té di­rec­te­ment au­près de la mai­son. J’aime le vin et l’éti­quette ! Nous le ser­vons même à New York.

La RVF : Vos pa­rents vous ont-ils ini­tiée au vin ?

Agnès b. : J’ai été éle­vée au vin. Quand j’étais en­fant, à table on bu­vait de l’“abon­dance” : un fond de vin mê­lé à de l’eau. Un breu­vage que ma mère a dé­cou­vert en pen­sion, elle était à la Lé­gion d’hon­neur car mon grand-père était gé­né­ral.

La RVF : Com­ment s’est pas­sée votre in­tro­ni­sa­tion au sein de la Con­fré­rie des Che­va­liers du Tas­te­vin l’an der­nier ?

Agnès b. : Grâce à cet évé­ne­ment, j’ai pu as­sis­ter à un concert de Charles Az­na­vour. J’étais face à lui au dî­ner, on s’est bien amu­sé et il m’a in­vi­tée à ve­nir le voir chan­ter à Ber­cy. Et puis Beaune est un en­droit for­mi­dable.

La RVF : Quel res­tau­rant ai­mez-vous pour ses vins ?

Agnès b. : Le Verre Vo­lé, rue de Lan­cry, à Pa­ris. Tout près de mon bu­reau. On y goûte de très bons vins bio.

La RVF : Vous col­lec­tion­nez les oeuvres d’art. Et les vins ?

Agnès b. : J’ai une belle cave, mais le vin file très vite chez moi. On trouve tou­jours une bonne rai­son d’ou­vrir une bou­teille ma­gni­fique des Mon­tille. J’ai beau­coup d’amis ar­tistes, qui n’ont pas for­cé­ment d’ar­gent et qui aiment que je leur fasse dé­cou­vrir de bons vins.

“Un pe­tit vin du train car évi­dem­ment il n'y avait ni pom­mard ni vol­nay”.

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