« On a tous des choses à dé­ca­per »

La Ruche - - BRIOUDE -

Rouille, cam­bouis, vieille pein­ture et autres sa­le­tés au­ront la vie dure avec Franck Mou­rier et son nou­veau concept de dé­ca­page éco­lo­gique en libre-ser­vice.

C’est une pre­mière en France. Franck Mou­rier, an­cien em­ployé de banque, a tout pla­qué pour ou­vrir dé­but mai son concept de dé­ca­page éco­lo­gique sur toutes sur­faces, en self­ser­vice : DKP.

« To u t a c o m m e n c é quand j’ai eu en­vie de re­peindre mon an­cienne Ci­troën 2 CV de 1956. » Mais avant de pou­voir la peindre, en­core fal­lait­il la dé­ca­per… « Il y a bien des en­tre­prises qui pro­posent ce sys­tème de dé­ca­page, mais moi, j’avais en­vie de mettre les mains de­dans, de le faire par moi­même. Et c’est sou­vent le cas pour la plu­part des gens. »

L’im­por­tance du faire soi-même

C’est ain­si que l’idée a ger­mé dans la tête de Franck Mou­rier qui a in­ven­té son propre concept de dé­ca­page : l’aé­ro­gom­mage au gemme gar­net ( c’est le nom de la roche uti­li­sée). Le tout en li­bre­ser­vice. « L’aé­ro­gom­mage Grande de 7,50 sur 2,40 m, la ca­bine de dé­ca­page de l’en­tre­prise DKP peut ac­cueillir de gros ob­jets.

existe dé­jà. La nou­veau­té, c’est de pou­voir le faire soi­même, ex­plique­t­il. Et c’est aus­si fa­cile que de pas­ser le net­toyeur haute pres­sion. »

Un concept qui a aus­si sé­duit Yvan Avi­nin, res­pon­sable de Lo­ca­ou­til à Co­hade. C’est là que s’est ins­tal­lée la ca­bine de dé­ca­page in­no­vante de Franck Mou­rier. « Par­ti­cu­liers et pro­fes­sion­nels

peuvent ré­ser­ver la ca­bine le temps qu’ils sou­haitent, ve­nir avec leur ma­té­riel. On leur règle la ma­chine, le dé­bit, la pres­sion, en fonc­tion du sup­port qu’ils ont à dé­ca­per, on les équipe d’une cagoule de pro­tec­tion, d’une com­bi­nai­son je­table et on les laisse tra­vailler seuls » , dé­taille Franck Mou­rier. Il a aus­si pen­sé à ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas fai­

re le job eux­mêmes. « On peut al­ler cher­cher leur ma­tér iel sur place et le leur li­vrer une fois le bou­lot ter­mi­né. »

De plus, cer­taines pièces, trop im­po­santes ou scel­lées au sol ne peuvent être dé­pla­cées chez Lo­ca­ou­til pour leur dé­ca­page. « Dans ce cas, c’est nous qui nous dé­pla­çons sur place avec une sa­bleuse mo­bile. »

Au­cune chi­mie, au­cun acide, au­cun risque pour l’en­vi­ron­ne­ment… Il s’agit d’une pompe à air com­pr imé qui pro­pulse les gra­nules de gra­net sur le sup­port à dé­ca­per. De son cô­té, la ca­bine est équi­pée d’un sys­tème d’as­pi­ra­tion qui les ré­cu­père en vue de leur réuti­li­sa­tion. « En plus d’être na­tu­rel et de ne dé­ga­ger au­cune pous­sière, le gar­net peut être as­pi­ré, trié, puis recyclé jus­qu’à six fois. »

Une ins­tal­la­tion qui a tout de même de­man­dé au nou­veau pa­tron un in­ves­tis­se­ment de 60.000 €. Mais à son concept, Franck Mou­rier y croit dur comme fer. « Vo­lets, meubles, car­ros­se­rie, pièces au­to, pièces mé­ca­niques, vieilles mo­by­lettes, sculp­tures en pierre… Tout le monde à quelque chose à dé­ca­per ! Puis nous al­lons aus­si prendre contact avec des car­ros­siers, mu­sées et col­lec­tion­neurs que ce sys­tème pour­rait in­té­res­ser… » L’ave­nir est pro­met­teur.

60.000 € d’in­ves­tis­se­ment pour un concept in­no­vant

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