La Tribune de Lyon

Un appel à projets pour la Maison Baillieu

- IRIS BRONNER

L’ancienne bâtisse de gardien située à l’entrée du complexe sportif René Baillieu se cherche une nouvelle vie. La Mairie du 4e vient d’ouvrir un appel à projets pour réinvestir la Maison Baillieu ( inoccupée depuis 2019) autour de plusieurs critères : un projet d’animation axé sur la solidarité, la culture, le sport ou encore la jeunesse ; des activités ouvertes sur l’arrondisse­ment et au public, etc. Actuelleme­nt en rénovation, la maison de près de 100 m2 sera mise à dispositio­n via une convention d’occupation d’une durée d’un an reconducti­ble trois fois. Les candidats ont jusqu’au 31 décembre pour tenter leur chance. mairie4. lyon. fr

À la tête du Judo Club Lugdunum, Huu Thang Nguyen transmet sa passion des arts martiaux.

L’élève est devenu maître. Aux rênes du Judo Club Lugdunum depuis 20 ans, Huu Thang Nguyen y a fait ses premiers pas à 14 ans, en tant qu’apprenti judoka. Un sport qu’il découvre dans son école primaire de Villefranc­he- sur- Saône, commune dans laquelle sa famille s’installe en 1976 après avoir fui la guerre au Vietnam. La mutation de son père à Lyon le conduit, par hasard, dans le dojo de Bellecombe. L’adolescent a du potentiel, il décroche rapidement sa ceinture noire et le fondateur du club, Roger Bourgery, le prend sous son aile. Malgré son entrée dans la vie active et sa carrière de commercial, Huu Thang s’entraîne régulièrem­ent : « C’était ma soupape, le moment où j’oubliais tout. » En 2000, quelques années après le décès de son mentor et après avoir obtenu les diplômes nécessaire­s, c’est tout naturellem­ent qu’il prend la relève : « Ça coulait de source, je suis un peu comme le fils spirituel du dojo » , sourit Huu Thang.

Respect et entraide. Entraîneme­nts de judo, ju- jitsu et même gym d’entretien « pour les mamans du quartier » , le sportif assure aujourd’hui la quasi- totalité des entraîneme­nts : des cours pour les 4- 5 ans aux ceintures noires adultes. L’ambiance familiale du club réunit environ 500 adhérents sur le tatami. « J’ai des copains avec qui je m’entraînais ado qui amène aujourd’hui leurs propres enfants et certains de mes élèves sont aujourd’hui devenus professeur­s. » Plus que le sport, cet éternel optimiste entend aussi et surtout transmettr­e les valeurs qui font l’essence des arts martiaux qu’il enseigne. « Le plus important, c’est le respect et l’entraide, le judo c’est un sport en équipe, on ne peut pas progresser sans l’autre. » Inculquer la discipline et la vie en groupe, c’est aussi ce que viennent chercher les parents des jeunes pousses du dojo. « Au bout de quelques mois, j’ai des parents qui viennent me dire que leur enfant est plus calme à la maison, qu’il se sent mieux, c’est très valorisant. »

Mais sa volonté de fédérer s’exporte bien au- delà de la salle d’entraîneme­nt. Très actif dans le quartier, il a transporté sa passion au- delà des frontières du pays en participan­t à la création d’une école de judo au Vietnam, le pays qui l’a vu naître.

Présent à Bellecombe depuis 1980, le quinquagén­aire a initié, en partenaria­t avec d’autres acteurs du quartier, des dizaines d’événements : fête de la musique, défilé, vide grenier en passant par le goûter de Noël. « Je suis très attaché à la proximité » , souligne- t- il.

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