Ces ban­quiers qui pré­fèrent... le vin

La Tribune Hebdomadaire - - QU’ELLE EST VERTE MA VALLÉE - C. L.

y a une vie après la banque d’af­faires. À l’heure où les banques d’in­ves­tis­se­ment li­cen­cient par mil­liers, l’exemple de Brian Mo­ta et de Ti­mo­thy Clew est à mé­di­ter. Ces deux Amé­ri­cains, an­ciens ban­quiers d’af­faires chez JP Mor­gan Chase et Cré­dit Suisse, sont en train de le­ver un fonds de 50 mil­lions de dol­lars, des­ti­né à être in­ves­ti dans… le vin. Plus pré­ci­sé­ment, dans les grands crus. The Wine Trust, c’est le nom du fonds gé­ré par les deux qua­dras, n’est pas à la por­tée de toutes les bourses : le ti­cket d’en­trée s’élève à 250 000 dol­lars, et les frais de ges­tion an­nuels re­pré­sentent 2 % du mon­tant in­ves­ti, sa­chant que la du­rée d’in­ves­tis­se­ment est de huit ans. Moyen­nant quoi, les in­ves­tis­seurs du Wine Trust pour­ront es­pé­rer un ren­de­ment de près de 20 % par an. Les clients ? Ce sont de grands res­tau­rants, des dé­taillants ou bien en­core des ac­teurs du Lon­don In­ter­na­tio­nal Vint­ners Ex­change, l’équi­valent de la Bourse pour le vin, qui a bon­di de 195 % au cours des sept der­nières an­nées. Une per­for­mance à faire pâ­lir d’en­vie les in­ves­tis­seurs sur les mar­chés ac­tions : l’in­dice pa­ri­sien CAC 40 a dé­vis­sé de 19 % au cours des sept der­nières an­nées, et le S&P 500 amé­ri­cain a pro­gres­sé de 21 % « seule­ment ». Il faut dire que les grands vins, à l’image de l’or, consti­tuent une va­leur re­fuge, par­ti­cu­liè­re­ment ap­pré­ciée en temps de crise. Car, alors que la pro­duc­tion de grands crus reste stable, la de­mande ex­plose, en rai­son de l’aug­men­ta­tion du nombre de mil­lion­naires dans les pays émer­gents.&

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.