Le « fu­ture » sur la dette française fait pschitt

La Tribune Hebdomadaire - - QU’ELLE EST VERTE MA VALLÉE - Sophie Rol­land

nou­veau contrat à terme sur les Obli­ga­tions as­si­mi­lables du Tré­sor fran­çais (OAT) a da­van­tage in­té­res­sé les po­li­tiques et les mé­dias que les in­ves­tis­seurs. Alors que le lan­ce­ment de ce nou­veau « fu­ture » d’Eu­rex (fi­liale de Deutsche Boerse) était vu par cer­tains comme une me­nace à quelques jours de l’élec­tion pré­si­den­tielle, les vo­lumes échan­gés lun­di 16 avril sont res­tés très mo­destes. En ce pre­mier jour de co­ta­tion, les in­ves­tis­seurs ne se sont pas je­tés sur un pro­duit qui leur per­met de prendre l’en­ga­ge­ment ferme d’ache­ter ou de vendre une quan­ti­té conve­nue d’OAT à un prix et à une date fixés à l’avance. Un peu avant 15 h 30, seuls 1 770 contrats avaient été échan­gés, contre quelque 7 000 sur la dette ita­lienne, et plus de 390000 sur la dette al­le­mande. « Il s’agit certes d’un pre­mier jour de co­ta­tion, mais dans l’ab­so­lu, ces vo­lumes ne sont pas ex­tra­or­di­naires » , constate Pa­trick Jacq, stra­tège taux chez BNP Pa­ri­bas. Ce contrat à terme s’était re­trou­vé au coeur du dé­bat po­li­tique. Du Front de gauche au Front na­tio­nal, en pas­sant par Eu­rope éco­lo­gie, nom­breux sont ceux qui avaient dé­non­cé l’in­tro­duc­tion d’un ou­til de na­ture à fa­vo­ri­ser la spé­cu­la­tion contre la dette française. François Hol­lande avait sou­hai­té que Ber­lin « an­nule » l’in­tro­duc­tion du contrat à terme. Jean-Pierre Jouyet, pré­sident de l’Au­to­ri­té des mar­chés fi­nan­ciers (AMF), avait re­con­nu que le lan­ce­ment de ce pro­duit n’était pas un bon si­gnal, à quelques jours du pre­mier tour de l’élec­tion pré­si­den­tielle française.&

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