« Pri­vate equi­ty » : des oc­ca­sions en or

La Tribune Hebdomadaire - - TERRITOIRE­S - Christine Le­joux

En ca­pi­tal-in­ves­tis­se­ment comme en au­to­mo­bile, il existe un mar­ché de se­conde main. Et il connaît un suc­cès fou : le mar­ché se­con­daire du pri­vate equi­ty, sur le­quel des in­ves­tis­seurs vendent et achètent des parts dans des fonds de ca­pi­tal-in­ves­tis­se­ment, a at­teint 25 mil­liards de dol­lars en 2011 dans le monde, se­lon Nyp­pex. Un mon­tant qui re­pré­sente non seule­ment un bond de 24 % par rap­port à 2010, mais éga­le­ment un re­cord de­puis la nais­sance du mar­ché se­con­daire du pri­vate equi­ty, au mi­lieu des an­nées 1980. L’an­née 2012 s’an­nonce en­core meilleure, avec un vo­lume de tran­sac­tions at­ten­du à 35 mil­liards de dol­lars par Nyp­pex. Ce mar­ché consti­tue une porte de sor­tie pour des in­ves­tis­seurs dé­te­nant des par­ti­ci­pa­tions dans des fonds de pri­vate equi­ty mais sou­hai­tant les cé­der avant la fin de vie de ces fonds. Soit parce que ces in­ves­tis­seurs ont be­soin de « cash », soit parce qu’ils sou­haitent se di­ver­si­fier. Ou bien en­core parce qu’ils jugent les per­for­mances d’un gé­rant de fonds in­suf­fi­santes et en­tendent se di­ri­ger vers un autre. Les ac­qué­reurs de ces parts bé­né­fi­cient d’une dé­cote par rap­port à la va­leur li­qui­da­tive des par­ti­ci­pa­tions, dé­cote qui peut al­ler jus­qu’à 20 %. En­suite, les in­ves­tis­seurs dis­posent ain­si de por­te­feuilles dé­jà ma­tures, moins ris­qués, qui dé­ga­ge­ront un re­tour sur in­ves­tis­se­ment dans cinq ans en moyenne, contre dix ans sur le mar­ché pri­maire. Si ce mar­ché de « l’oc­ca­sion » se porte aus­si bien, c’est grâce aux banques et aux as­su­reurs. Contraints par les ré­gle­men­ta­tions dites de Bâle II et de Sol­va­bi­li­té II de ré­duire leur ex­po­si­tion au ­pri­vate equi­ty, ces éta­blis­se­ments ­mul­ti­plient les ces­sions de por­te­feuilles...

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