Dette de crise ou crise de dette ?

La Tribune Hebdomadaire - - ÀLAUNE -

Faut-il dé­dia­bo­li­ser la dette, ar­rê­ter de la prendre pour l’en­ne­mi pu­blic nu­mé­ro un ? La dette est utile quand elle fi­nance les dé­penses d’in­ves­tis­se­ment, les pro­fes­seurs, les cher­cheurs. Mais, alour­di par le poids crois­sant des in­té­rêts de la dette, deuxième poste du bud­get, l’état n’in­ves­tit presque plus (7 % du bud­get seule­ment), lais­sant cette res­pon­sa­bi­li­té aux col­lec­ti­vi­tés lo­cales. Tout en ré­cla­mant d’elles une plus grande dis­ci­pline fi­nan­cière... Pour re­prendre le contrôle de la dette, il fau­dra me­ner pen­dant dix ans une po­li­tique ri­gou­reuse de maî­trise des dé­penses à 1 % par an, aug­men­ter le ni­veau des pré­lè­ve­ments et prier très fort pour le re­tour d’un peu plus de crois­sance. La France, avec un dé­fi­cit pri­maire de 50 mil­liards d’eu­ros, est dans une si­tua­tion plus pé­rilleuse que l’Ita­lie de Ma­rio Mon­ti qui a fait avant nous les ef­forts né­ces­saires.

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