Le vi­vant est de­ve­nu un ob­jet d’in­gé­nieur

La Tribune Hebdomadaire - - ENTREPRISE­S & INNOVATION -

Vous con­nais­sez le co­pier-col­ler du trai­te­ment de texte ver­sion vi­vant!? Les nu­cléases que vend Cel­lec­tis font la même chose dans l’ADN des or­ga­nismes vi­vants. Avec ces vé­ri­tables « ci­seaux mo­lé­cu­laires », cette star­tup fran­çaise, qui fi­gure par­mi les lea­ders mon­diaux de l’in­gé­nie­rie du gé­nome, e"ace, mo­di­fie, ré­écrit des par­ties pré­cises du texte d’un gé­nome. « Du coup, le vi­vant n’est plus une “boîte noire”, mais de­vient un ob­jet d’in­gé­nieur », lance Da­vid Sour­dive, co­fon­da­teur et vice-pré­sident de Cel­lec­tis. Bien sûr, cette ré­vo­lu­tion com­mence tout juste. Et elle ne touche que des mi­cro-or­ga­nismes : bac­té­ries, le­vures, mi­crobes… Et pas l’homme. L’in­té­rêt!? Fa­bri­quer plus fa­ci­le­ment avec du vi­vant des mo­lé­cules d’in­té­rêt, de plus en plus com­plexes, que la chi­mie pro­duit avec di#culté : an­ti­bio­tiques, an­ti­can­cé­ri­gènes, an­ti­pa­lu­déens, etc. Dans le sillage des bio­tech­no­lo­gies thé­ra­peu­tiques, Cel­lec­tis s’in­té­resse éga­le­ment aux bio­tech­no­lo­gies blanches : « Au lieu d’ex­traire la mo­lé­cule d’une plante et de cons­truire un pro­ces­sus com­plexe de fa­bri­ca­tion chi­mique tout au­tour, l’idée consiste à ré­écrire le gé­nome pour qu’un or­ga­nisme le fasse di­rec­te­ment, ex­plique Da­vid Sour­dive. Et si ce gé­nome n’existe pas dans la na­ture, pour­quoi ne pas l’in­ven­ter!? »

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.