SUPPLÉMENT SAN­TÉ

avec Sa­no­fi

La Tribune Hebdomadaire - - LA UNE -

5een­tre­prise de san­té mon­diale, le groupe phar­ma­ceu­tique fran­çais reste for­te­ment an­cré dans son pays d’ori­gine. Pour Sa­no­fi, la France est in­dé­nia­ble­ment une terre d’in­no­va­tion. Car si la France ne pèse que 8% dans le chiffre d’af­faires glo­bal, elle concentre 45% des in­ves­tis­se­ments du groupe en R&D, soit un bud­get de 2,4 mil­liards d’eu­ros, ain­si que 40% des ef­fec­tifs dé­diés à la re­cherche. Dans les 8 centres de R&D im­plan­tés en France, ce sont plus de 6 000 col­la­bo­ra­teurs qui se consacrent à la re­cherche de nou­velles mo­lé­cules et de so­lu­tions au ser­vice des pa­tients. Ré­sul­tat de cette in­tense ac­ti­vi­té de re­cherche, le lan­ce­ment de 18 nou­veaux pro­duits dans le monde d’ici à 2020. Sa­no­fi es­time que plus de 50% de nou­veaux mé­di­ca­ments sont is­sus de par­te­na­riats et de col­la­bo­ra­tions avec des pa­tients et des as­so­cia­tions de pa­tients, des hô­pi­taux, des en­tre­prises de bio­tech­no­lo­gie, des ins­ti­tuts de re­cherche et d’autres ac­teurs. Le groupe a dé­ci­dé de concen­trer ses ef­forts de re­cherche dans les mé­di­ca­ments et vac­cins : dia­bète, ma­la­dies car­dio­vas­cu­laires, ma­la­dies rares, on­co­lo­gie, sclé­rose en plaques, im­mu­no­lo­gie et san­té grand pu­blic. Mais ce se­rait ré­duc­teur de ne voir en Sa­no­fi qu’un dé­ve­lop­peur et fa­bri­cant de mé­di­ca- ments. Avec les évo­lu­tions de ces der­nières an­nées – l’open in­no­va­tion et la prise en compte des be­soins des pa­tients – Sa­no­fi a mis en place de nom­breuses col­la­bo­ra­tions ex­té­rieures et des dis­po­si­tifs pour être à l’écoute des be­soins des pa­tients et mettre en place des so­lu­tions thé­ra­peu­tiques in­té­grées et per­son­na­li­sées. Quant à l’ac­cès à l’in­no­va­tion en san­té, su­jet du Fo­rum San­té Pu­blique 2016, Sa­no­fi a choi­si d’adres­ser cet en­jeu de san­té pu­blique en pre­nant ap­pui sur l’ex­pé­rience et la créa­ti­vi­té des ac­teurs de san­té en ré­gion. Du­rant deux mois, des pro­fes­sion­nels de san­té, des pa­tients, des élus, des res­pon­sables de po­li­tique de san­té pu­blique, mais aus­si de nou­veaux ac­teurs tels que des ex­perts en as­su­rance san­té se sont réunis dans 8 villes pour faire émer­ger des pro­po­si­tions concrètes qui per­met­tront d’amé­lio­rer l’ac­cès à l’in­no­va­tion en san­té. Au to­tal, ce sont 138 par­ti­ci­pants qui ont sou­mis 532 idées et ap­pro­fon­di 31 pro­po­si­tions.

La re­cherche col­la­bo­ra­tive

Dans tous ces do­maines d’ex­per­tise, Sa­no­fi s’ap­puie sur un ré­seau de par­te­naires scien­ti­fiques. Dans le do­maine de l’in­no­va­tion thé­ra­peu­tique contre les can­cers en par­ti­cu­lier, le groupe s’est al­lié avec des

cher­cheurs aca­dé­miques, des so­cié­tés de bio­tech­no­lo­gies et des centres d’ex­cel­lence en can­cé­ro­lo­gie. Ci­tons no­tam­ment l’Ins­ti­tut Gustave-Rous­sy à Ville­juif, ré­pu­té comme le pre­mier centre de lutte contre le cancer en Eu­rope, l’Ins­ti­tut Clau­dius-Ré­gaud de Tou­louse et l’Ins­ti­tut Cu­rie. De­puis un an, Sa­no­fi mul­ti­plie les par­te­na­riats en im­mu­no-on­co­lo­gie, une voie de re­cherche très pro­met­teuse qui uti­lise le sys­tème im­mu­ni­taire pour lut­ter contre la ma­la­die et pro­pose des trai­te­ments per­son­na­li­sés. Ces par­te­na­riats se dé­clinent sous plu­sieurs formes : une col­la­bo­ra­tion mon­diale pour la re­cherche et le dé­ve­lop­pe­ment de nou­veaux an­ti­corps mo­no­clo­naux an­ti­can­cé­reux avec Re­ge­ne­ron Phar­ma­ceu­ti­cals, un par­te­naire his­to­rique, un ac­cord de col­la­bo­ra­tion et de li­cence avec l’al­le­mand Evo­tec et l’au­tri­chienne Apei­ron Bio­lo­gics, dans le but de dé­cou­vrir des trai­te­ments d’im­mu­no-on­co­lo­gie à base de pe­tites mo­lé­cules sti­mu­lant l’ac­ti­vi­té an­ti­tu­mo­rale du sys­tème im­mu­ni­taire, ou plus ré­cem­ment, un ac­cord avec la com­pa­gnie bio­tech mar­seillaise In­nate Phar­ma pour pro­duire de nou­veaux for­mats d’an­ti­corps mo­no­clo­naux bis­pé­ci­fiques, en­ga­geant les cel­lules Na­tu­ral Killer en im­mu­no-on­co­lo­gie.

Sa­no­fi ac­com­pagne les pa­tients

Pre­nez l’exemple du dia­bète. Cette ma­la­die qui tou­che­ra 592 mil­lions de per­sonnes dans le monde en 2035 af­fecte dé­jà plus de 3 mil­lions de Fran­çais qui prennent un mé­di­ca­ment pour se soi­gner. Sa­no­fi dé­ve­loppe bien sûr des mé­di­ca­ments pour lut­ter contre cette ma­la­die. Mais pas seule­ment. Pour mieux prendre en charge cette ma­la­die com­plexe, Sa­no­fi col­la­bore avec des par­te­naires pu­blics ou pri­vés sur des so­lu­tions pour tous les types de dia­bètes : lec­teurs de gly­cé­mie, sty­los in­jec­teurs d’in­su­line et autres dis­po­si­tifs mé­di­caux. Le groupe a in­no­vé avec Té­lé­sage, une so­lu­tion de té­lé­mé­de­cine, en cours d’éva­lua­tion qu’il a dé­ve­lop­pée avec Vo­lun­tis et le CERITD (Centre d’étude et de re­cherche pour l’in­ten­si­fi­ca­tion du trai­te­ment du dia­bète). L’ac­com­pa­gne­ment passe éga­le­ment par le sou­tien à des pro­grammes d’édu­ca­tion et des par­te­na­riats avec des as­so­cia­tions de pa­tients. Sa­no­fi a dé­ve­lop­pé un site d’in­for­ma­tion sur le dia­bète avec de nom­breux ou­tils pour les pa­tients. Par ailleurs, Sa­no­fi par­ti­cipe de­puis 1998 à la créa­tion de 32 ERI (es­pace de ren­contres et d’in­for­ma­tion) en ré­gion. Ces lieux d’écoute, d’échanges et d’in­for­ma­tion sont ac­ces­sibles à tous sans ren­dez-vous. L’ob­jec­tif est de per­mettre à la per­sonne ma­lade de jouer un rôle plus ac­tif dans la prise en charge de sa ma­la­die et de mieux la vivre au quo­ti­dien, grâce à un ac­com­pa­gne­ment per­son­na­li­sé. En par­te­na­riat avec des éta­blis­se­ments hos­pi­ta­liers et des re­pré­sen­tants de pa­tients et d’usa­gers, le groupe a éga­le­ment mis en place des es­paces dé­diés d’in­for­ma­tion sur les pa­tho­lo­gies propres à l’éta­blis­se­ment d’ac­cueil et sou­tient éga­le­ment deux Mai­sons d’in­for­ma­tion en san­té prin­ci­pa­le­ment dé­diées au dia­bète, en par­te­na­riat avec l’As­sis­tance pu­blique-Hô­pi­taux de Pa­ris (AP-HP). Sa­no­fi a aus­si à coeur de ré­duire l’im­pact de ses ac­ti­vi­tés sur l’en­vi­ron­ne­ment. Ces ini­tia­tives vont de l’ins­tal­la­tion de pan­neaux pho­to­vol­taïques dans son centre de dis­tri­bu­tion de Saint-Lou­bès à la construc­tion d’un bâ­ti­ment de trai­te­ment des mi­cro­pol­luants sur son site de Ver­to­laye. Autre gage de son en­ga­ge­ment en­vi­ron­ne­men­tal, Sa­no­fi était le seul par­te­naire san­té de la COP21 l’an­née der­nière à Pa­ris.

L’e-san­té, un do­maine en ef­fer­ves­cence et source de col­la­bo­ra­tion

Mé­de­cine de pré­ci­sion, im­mu­no­thé­ra­pie, la mé­de­cine du fu­tur s’in­vente en­core dans les la­bo­ra­toires. Mais en pa­ral­lèle, une autre ré­vo­lu­tion – nu­mé­rique, celle-là – vient se­couer le monde de la san­té. Dos­siers élec­tro­niques, ser­vices de té­lé­mé­de­cine, ro­bo­tique chi­rur­gi­cale et ou­tils de si­mu­la­tion pour les pro­fes­sion­nels de san­té, sans ou­blier l’ex­plo­sion des ob­jets connec­tés à la dis­po­si­tion des pa­tients : l’e-san­té trans­forme en pro­fon­deur les pra­tiques mé­di­cales et la re­la­tion entre le pa­tient et son médecin. Sa­no­fi a dé­cla­ré que l’e-san­té est « une ten­dance de fond, qui est de plus en plus adop­tée par les pa­tients en France et qui a in­suf­flé une dy­na­mique nou­velle au coeur du sys­tème de soins pour amé­lio­rer la san­té. » Com­ment l’e-san­té est-elle en train d’amé­lio­rer la vie et la san­té des pa­tients? Sa­no­fi re­con­naît quatre bé­né­fices ma­jeurs à cette ap­proche : une mé­de­cine qui de­vient plus per­son­na­li­sée, plus par­ti­ci­pa­tive, plus pré­dic­tive et plus col­la­bo­ra­tive. L’en­goue­ment

pour l’e-san­té est vi­sible, par exemple, dans les pôles de com­pé­ti­ti­vi­té fran­çais. Pour ne ci­ter que deux exemples, les pôles Cap Di­gi­tal, Me­di­cen et Sys­te­ma­tic ont col­la­bo­ré pour conce­voir The­ra­som­nia.com, un pro­gramme en ligne de thé­ra­pie co­gni­to-com­por­te­men­tale pour vaincre l’in­som­nie qui af­fecte 20% des Fran­çais. Autre exemple avec le pôle de com­pé­ti­ti­vi­té Mi­cro­tech­niques avec le dé­ve­lop­pe­ment de RoBIK, une in­ter­face cer­veau-or­di­na­teur qui per­met à des pa­tients sé­vè­re­ment han­di­ca­pés de com­mu­ni­quer au quo­ti­dien. Des in­cu­ba­teurs se penchent aus­si sur le su­jet pour ac­com­pa­gner l’in­no­va­tion dans ce do­maine. On peut ci­ter l’in­cu­ba­teur e-san­té de Pa­ris&Co au sein du­quel des grandes en­tre­prises dont Sa­no­fi et des par­te­naires ins­ti­tu­tion­nels se sont as­so­ciés pour contri­buer à l’es­sor de la fi­lière. Les star­tups ac­com­pa­gnées oeuvrent dans des do­maines va­riés. EASYs­tem conçoit des so­lu­tions pour « ai­guiller les don­nées entre tous les ac­teurs de la san­té et le­ver les points blo­quants d’in­ter­opé­ra­bi­li­té ». Da­taMedCare s’est fixé la mis­sion d’ac­com­pa­gner les ma­lades at­teints de ma­la­dies chro­niques grâce à sa pla­te­forme Adel San­té qui trans­met des don­nées aux pro­fes­sion­nels de san­té pour amé­lio­rer le sui­vi et à des car­nets de sui­vi en ligne qui en­cou­ragent l’au­to­no­mie des pa­tients. Cette an­née, dans le cadre du fes­ti­val Fu­tur en Seine, Sa­no­fi a lan­cé le concours « Pa­tient In­no­va­tion Chal­lenge » pour en­cou­ra­ger des star­tups à dé­ve­lop­per des so­lu­tions ré­pon­dant à des be­soins des pa­tients. Une tren­taine d’entre elles a plan­ché sur les be­soins de cinq as­so­cia­tions de pa­tients et quatre star­tups sé­lec­tion­nées pour une ap­proche col­la­bo­ra­tive de l’in­no­va­tion en san­té. En dé­but d’an­née, Sa­no­fi était par­te­naire de la pre­mière édi­tion de la Jour­née na­tio­nale de l’in­no­va­tion en san­té, l’oc­ca­sion de faire dé­cou­vrir ses in­no­va­tions et de don­ner à voir la mé­de­cine du fu­tur aux cô­tés des cher­cheurs du groupe, ve­nus à la ren­contre du pu­blic.

In­no­va­tion tech­no­lo­gique, in­no­va­tion or­ga­ni­sa­tion­nelle

Lors­qu’on de­mande au Pro­fes­seur Serge Brian­çon (voir en­ca­dré) quels sont les do­maines de la san­té pu­blique les plus tou­chés par l’in­no­va­tion, il est in­ta­ris­sable. « En termes de soins, les nou­veaux ou­tils connec­tés per­met­tant de trans­mettre des don­nées et de faire le lien avec le pa­tient sont un pro­grès im­por­tant. Pre­nez par exemple la dia­lyse à do­mi­cile pour les per­sonnes souf­frant d’in­suf­fi­sance ré­nale. Ces ma­chines connec- tées en­voient des don­nées et dé­clenchent des alarmes en cas de be­soin. Les freins sont or­ga­ni­sa­tion­nels car il faut adap­ter le sys­tème de soin à cette pra­tique qui n’est pas « au­près du pa­tient », confirme-t-il. « Il faut aus­si mo­di­fier le mode de paie­ment à l’acte qui a été conçu au dé­but du xxe siècle pour les ma­la­dies ai­guës et qui n’est pas adap­té aux ma­la­dies chro­niques. Ce­la fait une ving­taine d’an­nées que les choses ont com­men­cé à bou­ger en France sur ce point, par exemple au­tour du fi­nan­ce­ment de l’édu­ca­tion thé­ra­peu­tique. Par ailleurs, de nou­veaux ou­tils nu­mé­riques grand pu­blic, en amont des soins, prennent de l’am­pleur. Si on ar­rive à ré­gler la ques­tion de leur fia­bi­li­té, ils pour­raient être très utiles pour la re­cherche et pour la prise de conscience des pa­tients. » Mais il pré­vient aus­si contre les risques po­ten­tiels tels que l’ag­gra­va­tion des in­éga­li­tés. « Il ne fau­drait pas re­cher­cher l’in­no­va­tion tech­no­lo­gique à tout prix, l’in­no­va­tion pour l’in­no­va­tion, mais l’in­té­grer dans les or­ga­ni­sa­tions. Les ou­tils nu­mé­riques peuvent don­ner une fausse im­pres­sion de fa­ci­li­té – et ceux qui les uti­lisent peuvent être per­çus comme des ex­perts. Par exemple, les jeunes sont très à l’aise avec les nou­velles tech­no­lo­gies, mais ne sont pas des « sa­chants » en san­té pour au­tant. Il ne faut pas non plus ou­blier qu’il existe une frac­ture dans l’ac­cès aux nou­velles tech­no­lo­gies qui peut ag­gra­ver les in­éga­li­tés, alors que l’on en at­ten­drait un bé­né­fice, si l’usage en était na­tu­rel. L’in­no­va­tion re­cher­chée n’est donc pas seule­ment dans les tech­niques ou les ou­tils, mais dans les or­ga­ni­sa­tions », fait-il re­mar­quer. « Ain­si la construc­tion de la dé­mo­cra­tie sa­ni­taire, l’ac­cès aux soins en ré­dui­sant les in­éga­li­tés so­ciales, la par­ti­ci­pa­tion des pa­tients au dé­ve­lop­pe­ment de la re­cherche, les nou­veaux modes d’exer­cice des soi­gnants, l’émer­gence de nou­veaux ac­teurs ou l’évo­lu­tion des rôles des ac­teurs de san­té dans la com­plé­men­ta­ri­té, la construc­tion de par­cours de san­té sont au­tant de dé­fis pour notre sys­tème de san­té. » Aux yeux du pro­fes­seur Brian­çon, les dé­fis sont clairs : al­lé­ger et sim­pli­fier les par­cours, re­mettre le pa­tient au coeur de son par­cours de soins, amé­lio­rer la co­opé­ra­tion in­ter­pro­fes­sion­nelle sont « les in­no­va­tions qui de­vraient avoir un im­pact po­si­tif sur l’ac­cès aux soins et sur leur qua­li­té, en met­tant le pa­tient au coeur de sa prise en charge. » Si le consen­sus sur ces ob­jec­tifs est gé­né­ral, charge aux par­ti­ci­pants du Fo­rum San­té Pu­blique de conce­voir des ap­pli­ca­tions concrètes à ap­pli­quer sur le ter­rain.

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