En­tre­tien Amé­lie de Montchalin (LRM) : « Nous cher­chons à dou­bler l’épargne des Fran­çais in­jec­tée dans les PME »

La jeune chef de file des dé­pu­tés LRM à la com­mis­sion des fi­nances de l’As­sem­blée, Amé­lie de Montchalin, veut ac­cé­lé­rer la trans­for­ma­tion des en­tre­prises en in­jec­tant 10 mil­liards d'eu­ros is­sus de l'épargne des Fran­çais. Cette éco­no­miste de for­ma­tion souh

La Tribune Hebdomadaire - - EDITO - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR DEL­PHINE CUNY, RO­BERT JULES ET GRÉ­GOIRE NOR­MAND @Del­phi­neCu­ny @ra­jules @gre­goi­re­nor­mand

LA TRI­BUNE - Quel bi­lan ti­rez-vous du Grand ren­dez-vous de l’in­ves­tis­se­ment pro­duc­tif que vous avez or­ga­ni­sé en jan­vier à l’As­sem­blée ? Et quelles suites vou­lez-vous lui don­ner ?

AMÉ­LIE DE MONTCHALIN - Cet évé­ne­ment a don­né lieu à une prise de conscience col­lec­tive que l’in­ves­tis­se­ment est un vé­ri­table ob­jec­tif et qu’il était né­ces­saire de se mo­bi­li­ser tous en­semble pour que les PME trouvent les moyens de leurs am­bi­tions. On ne manque pas de fi­nan­ce­ment ban­caire en France, mais on manque de fi­nan­ce­ments pour ex­por­ter, gran­dir, nu­mé­ri­ser, se mo­der­ni­ser et pou­voir en­suite em­bau­cher. La pré­cé­dente ma­jo­ri­té a oeu­vré en son temps pour contri­buer à res­tau­rer les marges avec le CICE. C’était un très bon point de dé­part, les en­tre­prises res­pirent à nou­veau, elles ont re­trou­vé de la ca­pa­ci­té à em­prun­ter. Mais si l’on veut pas­ser un cap d’in­no­va­tion et de crois­sance, et in fine d’em­ploi, il faut d’autres moyens de fi­nan­ce­ment. Le Grand ren­dez-vous a per­mis de prendre conscience que ces nou­veaux moyens de fi­nan­ce­ment pou­vaient pas­ser par la mo­bi­li­sa­tion d’une par­tie de l’épargne des Fran­çais, mais que les in­ci­ta­tions fis­cales ne sont pas le bon ou­til pour flé­cher cette épargne. Ce n’était pas ga­gné car tous les ac­teurs nous di­saient qu’il n’y avait plus d’in­ci­ta­tion avec le pré­lè­ve­ment for­fai­taire unique (PFU) et la dis­pa­ri­tion de l’ISFPME. Or, ce dis­po­si­tif re­pré­sen­tait moins d’un mil­liard d’eu­ros in­ves­ti dans les PME pour un coût bud­gé­taire de plus de 500 mil­lions d’eu­ros, d’après les der­niers chiffres de la Cour des comptes. Les in­ter­mé­diaires fi­nan­ciers que nous réunis­sons en ce mo­ment s’in­ter­rogent sur les ou­tils pos­sibles à mettre en place, main­te­nant que la fis­ca­li­té est re­de­ve­nue neutre. L’en­ve­loppe de l’as­su­rance-vie reste ex­trê­me­ment at­trayante : il s’agit de trou­ver comment, par les uni­tés de compte, par des parts de fonds de ca­pi­tal-in­ves­tis­se­ment que l’on pour­rait mettre dans l’as­su­rance-vie, nous pour­rions ar­ri­ver à flé­cher un peu plus d’épargne vers les PME. En­fin, nous avons réus­si à créer du lien dans la dis­cus­sion, entre ges­tion­naires d’ac­tifs ou de fonds, ban­quiers, as­su­reurs, bu­si­ness an­gels, etc. Certes, ils ne font pas le même mé­tier mais ils ont com­pris la né­ces­si­té de tra­vailler en­semble sur des su­jets concrets. On ne rêve pas de big bang, nous cher­chons à dou­bler le mon­tant de l’épargne des Fran­çais in­jec­tée dans les PME, en pas­sant de 5 à 10 mil­liards d'eu­ros par an, avec des ou­tils à la main de ces ac­teurs.

C’est au pri­vé de trou­ver des so­lu­tions ?

Nous, les dé­pu­tés, nous avons vo­té une ré­forme fis­cale im­por­tante, nous avons ré­for­mé l’ISF, nous avons mis en place le PFU. Nous pas­sons le re­lais au pri­vé, à des ac­teurs com­mer­ciaux dont c’est le mé­tier au quo­ti­dien de s’oc­cu­per de l’épargne des Fran­çais pour qu’elle se trans­forme en em­plois, d’une ma­nière suf­fi­sam­ment ferme et sui­vie pour que ce­la gé­nère des idées. C’est le cas : les in­ter­mé­diaires fi­nan­ciers re­viennent tous nous voir avec des pro­jets. Une des pistes de ré­flexion chez cer­tains ac­teurs pri­vés porte sur l’uti­li­sa­tion de la par­ti­ci­pa­tion aux bé­né­fices des fonds en eu­ros, pla­ce­ment très sé­cu­ri­sé dont l’en­cours s’élève à 1 200 mil­liards d’eu­ros et qui gé­nère en moyenne 18 mil­liards d’eu­ros de bé­né­fice chaque an­née avec les ren­de­ments ac­tuels. En cu­mu­lé, ce­la per­met de trou­ver des res­sources im­por­tantes sur cinq ans. On pour­rait in­ves­tir une par­tie de ces bé­né­fices dans les PME, par exemple, sans mettre le ca­pi­tal in­ves­ti au dé­part en risque. Si vous avez pla­cé 100 eu­ros et que vous avez dé­sor­mais 101,5, on vous de­mande si vous êtes d’ac­cord pour pla­cer les 1,5 en plus dans des pro­duits pou­vant gé­né­rer plus de ren­de­ment. Si l’on y as­so­cie en com­plé­ment les ré­serves des fonds de re­traite des grands groupes, on peut re­trou­ver du pa­trio­tisme, des flux fran­çais pour in­ves­tir dans l’éco­no­mie fran­çaise et eu­ro­péenne. Il y avait jus­qu’ici une chape fis­cale qui em­pê­chait de mo­bi­li­ser ces flux. C’est dans l’in­té­rêt des ac­teurs pri­vés de ré­al­louer cette épargne vers plus de risque, sans contraindr­e qui­conque à mettre son ca­pi­tal en risque. Ce­la ré­pond to­ta­le­ment à notre ob­jec­tif et les Fran­çais ne sont for­cés à rien. À l’échelle de l’épar­gnant, c’est seule­ment 0,5 % de son épargne que l’on cherche à mo­bi­li­ser. Le mes­sage n’est pas: Fran­çaises, Fran­çais, sor­tez vos bas de laine et in­ves­tis­sez dans les ac­tions! Il faut que les in­ter­mé­diaires fassent leur bou­lot et que les Fran­çais soient bien conseillés.

Quelle se­ra la suite de ces dis­cus­sions ?

Nous avons créé quatre groupes de tra­vail, banques, as­su­rances, ges­tion de

Au­cun bu­reau de conseiller ban­caire ne de­vrait être un cul-de-sac pour un pa­tron de PME

fonds, in­ter­mé­diaires et conseiller­s fi­nan­ciers, et nous nous re­ver­rons en mars, en mai et en juillet. Les obs­tacles qu’ils pointent sont ra­re­ment fis­caux et in­sur­mon­tables : ils sont plu­tôt de l’ordre du toi­let­tage tech­nique du code mo­né­taire et fi­nan­cier ou du code des as­su­rances, et ce n’est pas du res­sort de la ré­gle­men­ta­tion pru­den­tielle eu­ro­péenne. Une par­tie de ce toi­let­tage pas­se­ra par la loi Pacte, dans les pro­cé­dures de vente col­lec­tive, les fonds de fonds, la li­qui­di­té croi­sée, ce que l’on peut mettre dans un FCP ou FCPI. Nous, les dé­pu­tés, nous al­lons tra­vailler sur tous ces obs­tacles tech­niques, pour que les Fran­çais aient ac­cès à de nou­velles so­lu­tions. Les in­ter­mé­diaires fi­nan­ciers pour­ront ré­orien­ter leurs conseils sur de nou­veaux sup­ports. Nous au­rons aus­si le pro­jet de loi de fi­nances (PLF), car il peut y avoir des dis­po­si­tions fis­cales don­nant des in­ci­ta­tions contra­dic­toires: ce­la ne veut pas dire que nous al­lons re­créer de la niche fis­cale mais plu­tôt ali­gner les choses et rendre le tout plus ra­tion­nel. La grande ré­vo­lu­tion fis­cale a dé­jà eu lieu, dans le PLF 2018. Une des idées est de rap­pro­cher les ré­gimes spé­ciaux de l’épargne re­traite, les Perp, Per­co, qui re­lèvent de l’ar­ticle 83 et les contrats Ma­de­lin, par exemple. Ce­la ne va pas chan­ger la face du monde fi­nan­cier, mais ça peut re­don­ner une réelle li­si­bi­li­té à l’épargne re­traite et aux pla­ce­ments à long terme en fa­veur de nos PME et des em­plois qu’elles peuvent créer.

Le terme de fonds de pen­sion n’a pas été évo­qué, est-ce ta­bou ?

Nous fai­sons tout ce­la pour l’em­ploi, qui se crée dans les PME. L’as­su­rance-vie en France, c’est 1 200 mil­liards d’eu­ros en fonds eu­ro, plus 400 mil­liards en uni­tés de compte et on pour­rait ajou­ter 200 mil­liards d’épargne re­traite. En termes de masse, c’est plus de 2000 mil­liards. A-t-on be­soin de fonds de pen­sion ou d’épargne longue ? Je n’ai pas de ta­bou avec le mot. La ques­tion est de sa­voir pour­quoi nous fau­drait-il un ou­til qui res­semble à un fonds de pen­sion en plus de ce que l’on a dé­jà ? Je n’ai pas l'im­pres­sion que ce­la ré­ponde à une de­mande. Pour pré­pa­rer sa re­traite en France, nous avons un sys­tème de mu­tua­li­sa­tion. Si c’est pour gé­rer des ac­tifs va­riés, nous avons des ou­tils comme l’as­su­rance-vie. Il y a aus­si les plans d’épargne re­traite d’en­tre­prise. La pa­lette d’ou­tils au­jourd’hui est ob­jec­ti­ve­ment très di­ver­si­fiée.

Vous aviez te­nu des pro­pos cri­tiques sur les conseiller­s ban­caires, trop cen­trés sur la dé­fis­ca­li­sa­tion, qui ont bles­sé cer­tains dans la pro­fes­sion. Les as­su­reurs n’ont-ils pas aus­si leur part de res­pon­sa­bi­li­té ?

Ce n’est pas le su­jet. Jus­qu’à notre ré­forme fis­cale, il était ra­tion­nel pour un conseiller ban­caire d’être très ca­lé en fis­ca­li­té, pour un conseiller en ges­tion de pa­tri­moine d’être avant tout un su­per fis­ca­liste. Ce n’est pas une at­taque, il ne s’agit pas de dire que ce sont de mau­vais conseils. Le monde a chan­gé puisque la fis­ca­li­té est dé­sor­mais au maxi­mum de 30 % avec le PFU. Si vous vou­lez dé­sor­mais conseiller ef­fi­ca­ce­ment votre client, la dis­cus­sion fis­cale n’est plus le bon point d’en­trée. Il ne faut pas faire de rac­cour­cis. Il y a un be­soin de for­ma­tion im­por­tant dans la pro­fes­sion d’in­ter­mé­diaire fi­nan­cier pour per­son­na­li­ser l’offre et pro­di­guer du vrai con­seil sur l’in­ves­tis­se­ment sous-ja­cent. L’en­jeu tient aus­si à la fa­çon de conseiller les pa­trons de PME: tout ne passe pas par une ligne de tré­so­re­rie et un prêt à trois ans. Pour­quoi au­tant d’agences ban­caires ferment-elles ? Parce que la va­leur ajou­tée lors du tête-à-tête avec le conseiller phy­sique n’est pas for­cé­ment per­çue par les clients, à cô­té des ou­tils di­gi­taux peu coû­teux qui per­mettent de faire beau­coup de choses. Si l’on veut conser­ver dans toutes les com­munes de France le lien avec les PME, il faut for­mer et que la va­leur ajou­tée jus­ti­fie que l’on paie pour ce que ce­la coûte. C’est dans l’in­té­rêt gé­né­ral.

Les PME ont trop sou­vent re­cours au fi­nan­ce­ment ban­caire. Comment les in­ci­ter à se di­ver­si­fier et à ou­vrir da­van­tage leur ca­pi­tal ?

Au­jourd’hui, quand un pa­tron de TPE ou PME pense à un fi­nan­ce­ment, il pense à son agence ban­caire. Si son pro­jet ré­pond au ca­hier des charges du conseiller, il ob­tient son fi­nan­ce­ment, si­non il res­sort de l’agence sans so­lu­tion. Plus au­cun bu­reau de conseiller ban­caire ne de­vrait être un cul-de-sac pour un pa­tron de PME. Si son pro­jet n’est pas éli­gible au fi­nan­ce­ment ban­caire, le conseiller a le de­voir de ré­flé­chir avec lui, s’il fau­drait plu­tôt des obli­ga­tions conver­tibles, de la dette de mar­ché, peut-être un fonds ou un bu­si­ness an­gel, une autre banque spé­cia­li­sée… Il faut que le conseiller connaisse ces so­lu­tions et puisse orien­ter le pa­tron de PME vers les ac­teurs qui ont les bons ou­tils. La Fé­dé­ra­tion ban­caire fran­çaise (FBF) a si­gné un ac­cord avec la Banque eu­ro­péenne d’in­ves­tis­se­ment (BEI) pour que toutes les banques fran­çaises aient ac­cès aux ga­ran­ties de la BEI pour fi­nan­cer la re­cherche-dé­ve­lop­pe­ment et l’im­ma­té­riel. Il fau­dra for­mer les conseiller­s ban­caires sur ces ga­ran­ties. Les ex­perts-comp­tables aus­si sont de­man­deurs pour être des ap­por­teurs de confiance et d’af­faires. Le pro­blème du pa­tron de PME, au­jourd’hui, est sou­vent qu’il est seul au quo­ti­dien de­vant ses choix, ses sa­la­riés: l’ex­pert-comp­table est sou­vent son seul par­te­naire proche et de confiance. Il n’a sou­vent per­sonne avec qui en­ga­ger des dis­cus­sions stra­té­giques pour gran­dir et se dé­ve­lop­per. Nous avons en France près de 140 000 PME de 30 sa­la­riés en moyenne, elles sont trop pe­tites. La BPI a l’énorme mé­rite d’al­ler cher­cher un par un les pa­trons pour les sou­te­nir. Dans ma cir­cons­crip­tion, un confi­seur, qui a re­pris une en­tre­prise au grand sa­voir­faire [Ku­bli, ndlr], et réus­si à dou­bler son chiffre d’af­faires et le nombre d’em­plois, me di­sait qu’il au­rait je­té l’éponge sans le sou­tien de la BPI.

En­vi­sa­gez-vous des dis­po­si­tions par­ti­cu­lières en fa­veur des PME ?

Il y a une ré­flexion à avoir sur la place des ad­mi­nis­tra­teurs in­dé­pen­dants, sur le rôle des ré­seaux et no­tam­ment des Chambres de com­merce et d’in­dus­trie, sur la place des par­te­naires so­ciaux. Tout ce­la se­ra dans la loi Pacte.

Vous avez sou­li­gné la né­ces­si­té de faire gran­dir nos PME, dont la pe­tite taille est un han­di­cap pour la crois­sance de la France. Un autre han­di­cap est le ni­veau des dé­penses pu­bliques qui re­pré­sentent 57 % du PIB, un des plus hauts taux en Eu­rope. Comment re­mé­dier à cette si­tua­tion ?

Le bud­get 2018 a dé­jà don­né lieu à des choix po­li­tiques in­édits. Nous avons, par exemple, ré­duit les aides au lo­ge­ment, car c’était un sys­tème dé­voyé où les ou­tils de dé­penses cou­rantes étaient uti­li­sés comme ou­tils d’in­ves­tis­se­ment, ou en­core les contrats ai­dés, un dis­po­si­tif qui coûte cher et s’avère in­ef­fi­cace en ma­tière d’in­ser­tion. Des mil­liards d’eu­ros ont ain­si été ré­al­loués en fa­veur de l’édu­ca­tion, de la re­cherche, de l’in­no­va­tion, de la jus­tice, de la po­lice.

Cette re­mise à plat est un préa­lable ?

Oui, il faut cla­ri­fier ce qui re­lève de la main­te­nance et ce qui re­lève de l’in­ves­tis­se­ment. En sui­vant cette lo­gique, nous pou­vons af­fir­mer nos prio­ri­tés. Ce­la ne me gêne pas d’aug­men­ter le bud­get de l’Édu­ca­tion, si le mi­nistre qui en est res­pon­sable veille à ce que l’ar­gent soit bien uti­li­sé, ou en­core d’éle­ver le prix des ci­ga­rettes pour ren­for­cer la pré­ven­tion en ma­tière de san­té ou al­louer plus de moyens fi­nan­ciers aux Eh­pad. Nous avons ré­duit les aides au lo­ge­ment, car c’était un sys­tème dé­voyé, ou les contrats ai­dés, in­ef­fi­caces en ma­tière d’in­ser­tion

Il s’agit de dé­pen­ser plus ef­fi­ca­ce­ment ?

Oui, et en fai­sant, je le ré­pète, des choix po­li­tiques. Dans le dé­bat sur la baisse des dé­penses pu­bliques, on ou­blie sou­vent que quelque 35 % du PIB sont des trans­ferts so­ciaux, les po­li­tiques pu­bliques et le fonc­tion­ne­ment de l’État comp­tant pour en­vi­ron 20 %. Re­dis­tri­buer une part de la ri­chesse à une par­tie de la po­pu­la­tion est un choix po­li­tique !

Ces choix per­met­tront de re­lan­cer la crois­sance ?

Ils la ren­dront moins dé­pen­dante de la dé­pense pu­blique. Il est né­ces­saire que notre éco­no­mie re­trouve des res­sources, par elle-même, pour in­ves­tir et gé­né­rer de l’em­ploi.

Avez-vous en tant que par­le­men­taire les moyens de faire un tel tra­vail de re­mise à plat ?

Nous y tra­vaillons. La ré­forme en cours du Par­le­ment de­vrait don­ner plus de temps et de moyens aux dé­pu­tés pour dis­cu­ter les choix po­li­tiques et contrô­ler dans le dé­tail les dé­penses budgétaire­s et les ré­sul­tats ob­te­nus. Cette ex­per­tise per­met­tra d’ajus­ter à la hausse ou à la baisse les fu­turs bud­gets. Grâce à cette ef­fi­ca­ci­té ac­crue, et à la hausse du PIB, qui fait bais­ser mé­ca­ni­que­ment le ra­tio, nous comp­tons ré­duire les dé­penses pu­bliques de 3 points, à 54 % du PIB, ce qui re­pré­sente tout de même 60 mil­liards d’eu­ros !

Comment voyez-vous votre feuille de route en tant que coor­di­na­trice pour la ma­jo­ri­té de la com­mis­sion des Fi­nances ?

Mon ob­jec­tif est qu’à la fin de mon man­dat, le tra­vail col­lec­tif me­né avec les par­le­men­taires, mais aus­si d’autres or­ga­nismes comme la Cour des comptes, France Stra­té­gie…, per­met­tra d’af­fi­cher une po­li­tique pu­blique clai­re­ment li­sible pour les Fran­çais en termes de choix et de dé­penses. C’est à cette condi­tion qu’ils re­trou­ve­ront confiance dans l’im­pôt.

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